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Pour sauver les îles Comores

Pour sauver les îles Comores 
«Pour servir le peuple pas pour s’enrichir»
Développement – Réforme – Changement
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Programme de Réforme Politique, Economique et Sociale 

Vendredi 18 septembre 2015 
Présenté par : MOHAMED EL KABIR Abdoulaziz
« Alliance Nationale pour le Développement la Réforme »
(MABADILIHO)

Prologue. Les Iles Comores : Un Etat en ruine :

La colonisation française a entièrement ruiné les iles Comores. Au lendemain de son indépendance quarante ans plus tard le pays peine à se relever et à se construire. L’effroyable vide institutionnel est palpable à touts les niveaux. Aucune institution n’est épargnée. La pauvreté, les maladies, l’ignorance et la misère constituent le quotidien du peuple comorien. L’injustice qui y règne reflète bien l’indifférence absolue des autorités successives envers le pays et son peuple.

Un vide institutionnel et manque de volonté de réformes :

Aucune réforme n’est jamais engagée au niveau de l’éducation ni la santé. Ainsi les étudiants comoriens sont dispersés à travers le monde et les malades en quête de soins leur emboitent le pas. L’hécatombe des kwassa kwassa à destination de l’île sœur de Maoré a fait que le bras de mer qui sépare Anjouan de Mayotte est tristement devenu le plus grand cimetière maritime du monde. Des milliers de Comoriens s’y aventurent au péril de leur vie, à la recherche d’une vie meilleure.

L’accès à l’eau potable est un souci majeur pour tous les comoriens. L’électricité est devenue un luxe que bon nombre de comoriens ne peuvent se permettre. Pourtant des accords sont souvent signés entre les autorités et des pays amis pour palier aux défaillances du réseau électrique aux Comores. Les fonds destinés à honorer ces accords sont détournés par certaines personnes corrompues. L’Accord signé entre l’Etat Comorien et Al Sharif Group Holding en est un parfait exemple.[1]Les efforts que j’ai déployés en tant qu’Ambassadeur de l’Union des Comores auprès du Royaume d’Arabie Saoudite pour la réalisation de cet accords ont été mis à mal par des personnes haut placés voire peut-être intouchables. Les autorités comoriennes ont été aveuglement trompées et sont visiblement tombées dans un piège couteux qui ne verra jamais le jour.

Le secteur agricole demeure archaïque malgré la générosité de la nature. L’urbanisme, les routes et les transports n’ont jamais attiré l’attention des autorités. Le déplacement des comoriens sont assurés par  des compagnies étrangères. Le transport régional (aérien et maritimes) et les transactions financières sont entre les mains de mafieux occidentaux et chiites sambistes (Bashar KIWAN, Issam EL-FAHIM…). L’ancien président Sambi a lancé les jalons d’un triste réseau de blanchiment d’argent et de protection des grands mafieux aux Comores. La vente de nationalité comorienne et les passeports est une affaire juteuse. Ainsi des centaines, voire des milliers des vrais faux passeports comoriens ordinaires et diplomatiques ont été saisis partout dans les aéroports du monde entier entre les mains de terroristes et mafieux de touts bord.

A titre d’exemple, en 2012, j’ai reçu en tant qu’Ambassadeur de l’Union des Comores, une « Note Verbal »[2]provenant de l’Ambassade du Liban demandant des informations sur un libanais, titulaire d’un passeport diplomatique comorien agissant en tant que conseiller diplomatique du Président de la République. Cette personne, selon la Note Verbal, est un criminel libanais recherché par les services judiciaires libanais. Je me suis aussitôt renseigné auprès de mon ministère de tutelle (MIREX) à Moroni. Le  service du MIREX chargé de la délivrance des passeports diplomatiques m’a confirmé que c’est un vrai faux passeport qui n’est pas reconnu par le service compétant.

En tant qu’Ambassadeur, J’ai attiré l’attention des autorités comoriennes du danger que représente ledit Issam EL FAHIM au cœur de la diplomatie comorienne en participant au nom de l’Union des Comores dans des sommets de Chefs d’Etat. Il était titulaire d’un passeport diplomatique comorien en tant qu’Ambassadeur Itinérant de l’Union des Comores. A cause de quoi j’ai été limogé de mes fonctions d’Ambassadeur.

L’intention affichée de Sambi de retourner au pouvoir n’est que pléonasme et euphémisme car, plus de 50% des biens de l’Etat comorien sont dirigés par l’équipe et des mafieux Sambistes ! Il est toujours au pouvoir par procuration.

La loi du plus fort est toujours en vigueur et la protection des droits des citoyens n’est pas une priorité institutionnelle. Les autorités se désintéressent du peuple et ne servent que leurs propres intérêts alors que les Comores dépendent entièrement de l’étranger. Or le pays dispose d’un certain nombre de ressources naturelles non exploitées, à la différence de nos voisins. Les fonds qui devraient financer ces ressources sont saisis pour fiancer les voyages et les loisirs des certains hauts placés. Ils ne sont jamais destinés à l’investissement ou le fonctionnement des institutions du pays. 

Il est aisé de deviner que les responsables de l’Etat n’ont point des projets de développement de leur pays. Il est également indéniable que chacun d’eux agit selon trois axes principaux.  D’abord s’offrir des voyages très couteux à la charge des citoyen, ensuite préparer l’après son mandat et enfin satisfaire les besoins de leurs proches et amis. 

Chapitre 2 : Comores, le royaume des opportunités manquées :

Plus grande est ma déception face au laxisme des autorités. Tant d’opportunités manquées par notre pays dans différents domaines. Mon expérience d’Ambassadeur m’a conforté dans l’idée que la nation comorienne est victime d’une malédiction d’être dirigée par des gens avides dont le but est de  se servir et servir tout à sauf leur peuple (à l’exception de leur peuple).

Vous pourriez découvrir, ci-après, tant d’opportunités perdues :    

1-   Projet de construire une université : L’an 2001 au mois de mars, j’ai eu la chance d’être en visite en Arabie Saoudite à côté d’un ministre des (…). Nous avons profité notre amitié pour en parler à certains amis saoudiens, des différents problèmes : économiques, sociaux, culturels…etc. de notre pays. A la fin d’une rencontre avec un bailleur de fond bienfaiteur saoudien, il nous a déclaré comme suit : « Je consacre une grande partie de ma richesse pour servir la « Science et le Savoir ». Je m’engage donc à faire un don financier pour construire  « l’Édifice d’une Université aux îles Comores ». J’ai été chargé du suivi de ce projet, mais le gouvernement de l’époque n’a jamais donné son approbation à ce projet.

2-   Projet de construire les route des îles Comores : En 2001 au mois de mars, au cours du même voyage, un banquier saoudien Directeur de la Banque Al-Jazirah était disposé à réaliser un projet de construction des routes aux îles Comores, mais le silence des autorités comoriennes de l’époque équivaut à une fin de nos recevoir.

3-   Projet Prise en charge de l’enseignement par l’Etat saoudien : A cela s’ajoutent d’autres intentions de financement de la part des saoudiens, dont j’ai trouvé les preuves à l’Ambassade des Comores à Ryadh, telle la prise en charge du gouvernement saoudien de l’enseignement comorien en 2004 ;

4-   Ainsi dans le même cadre, un Projet de construction d’un centre culturel à vocation professionnelle pour toute l’Afrique de l’Est. Un projet classé sans suite. Ces deux mêmes projets ont été relancés à nouveau en 2006 par les autorités saoudiennes sans aucune réponse de la part de nos gouvernements successifs.  

5-   Projet de réformer le system de la Santé : En 2008, avec un organisme égyptien (syndicat de médecins égyptiens), j’ai négocié un projet de réforme du système de la santé à l’île le de Ngazidja, en tant que conseiller bénévole du président de l’île Mr. Mohamed Abdoulwahab, un projet qui n’a jamais vu le jour.

6-   Projet de construire des logements des députés :D’autres opportunités ont été mises en sourdine comme celle de construction de logements pour députés, une chance offerte à l’ex-président de l’Assemblée Nationale comorienne par Président du Conseil Consultatif du Royaume d’Arabie Saoudite lors d’une visite officielle effectuée entre 04 – 14 juin 20011, et la construction d’une grande bibliothèque nationale par le Centre des Recherches Scientifiques du Roi Fayisal ben Abdoulanziz Al-saoud d’Arabie saoudite. Le suivi attendu de la part du président de l’Assemblée Son excellence M. Hamid Bourhane, n’a pas été (opéré) effectué.

Dans l’exercice de mes fonctions en tant qu’Ambassadeur, j’ai été témoins et initiateur de différents projets d’origine saoudienne à l’adresse des Comores qui, par négligence des autorités, n’ont jamais vu le jour.

1-   Projet de redressement du système de la santé par les Saoudiens : Le laxisme et la négligence se conjuguaient en permanence à haut niveau pour museler les efforts déployés en vue de la réalisation de ces projets. Parmi ces projets, notons la volonté de l’Organisme des Médecins Sans Frontières saoudien d’assister les îles Comores dans le redressement de son système de santé. Un projet qui n’a jamais été avalisé par les autorités. Un Comité Médical chargé du suivi de l’action de l’Organisation Mondiale des Médecins sans frontières saoudienne a été créé le 18 mai 2013 présidé par Dr Djaza Ahmed Président et Dr Nassuri Ahamada, Cordinateur.

2-   Projet de jumelage : Le projet de jumelage des gouvernorats des Iles Comores à des gouvernorats saoudiens a été également au cœur de mes préoccupations. En commençant par l’île de Ngazidja à l’occasion de rencontrer à la Mecque entre moi et son Gouverneur en juillet 2012, j’ai soumis au gouverneur de l’île de Ngazidja son excellence Mr. Mouigni Baraka l’idée d’un jumelage de l’île de Ngazidja avec le gouvernorat de Ryadh, capital saoudien qui n’attendait que son approbation. Le projet était de jumeler le gouvernorat de Riyadh avec celui de l’île de Ngazidja, le gouvernorat de Jeddah avec celui de l’île de Ndzouani, et le gouvernorat de Médine avec celui de l’île de Mwali. Un projet qui a été aprecié par le Chef de l’Etat le Président Dr Ikililou Dhoinine. Mon limogeage de mes fonctions d’Ambassadeur auprès du Royaume d’Arabie saoudite en mai 2013 ne m’avait pas laissé l’occasion de présenter l’idée de ce projet aux gouverneurs des îles de Ndzouani et de Moili.  

3-   Projet de la coopération comoro-saoudienne au niveau de l’enseignement : Les 300 bourses que j’ai obtenues en 2012 auprès du gouvernement saoudien dont le but est d’assister les Comores dans son développement n’ont pas été attribuées aux étudiantes méritants. Le clientélisme était de rigueur dans cette démarche. Parmi ces 300 bourses, l’Etat saoudien nous avait accordé que les 100 bourses seront réservées pour les études de la santé. (Voir les courrie adressé aux autorités comoriennes).  

4-        Projet de construire de nouvelles centrales électriques visant à résoudre pour toujours nos problèmes de l’électricité n’a pas eu la chance de voir le jour : En 2012, le laxisme des autorités comoriennes s’est encore illustré, étouffant le projet d’assistance au redressement du système électrique et la distribution d’eau potable dans l’ensemble des iles Comores. La République de la Bosnie-Herzégovinenous avait accordé son assistance technique alors que l’Arabie Saoudite nous en avait garanti le financement. Rien n’a été mis en place.

5-        Projet de résoudre nos problèmes du transport aérien : Au début de l’année 2013, J’ai présenté aux saoudiens un projet de demande d’aide et d’assistance au transport aérien destinée à raviver la compagnie Air Comores. Il s’agissait de 4 avions dont les deux étaient destinés à assurer les transports inter-iles et régionaux, pendant que les deux autres devraient assurer les vols long courriers. Un projet qui, jusqu’à présent, attend l’approbation du gouvernement comorien.  

6-        Forum Economique : Dans le cadre de mes fonctions d’Ambassadeur, le 2 avril 2013, j’ai rencontré le secrétaire générale de l’Union des Chambres de Commerce des pays Arabes du golf afin d’étudier les modalités de l’organisation d’un forum économique. Son but est d’accompagner les iles Comores dans son développement. Sa tenue était prévue à Moroni entre le 18 et 20 aout 2013 sous proposition dudit secrétaire général et sous le haut patronage du Chef de l’Etat comorien le Dr Ikililou Doinine.

Les priorités visées dan ce Forum sont diverses telles que : (les projets ci-après se trouvent dans le document officiel que j’ai soumis aux autorités comoriennes compétentes) :

  La création d’une Banque Islamique aux Comores ;

  La création des Compagnie d’Assurance Islamique aux Comores ;

  Faire des Comores une base de la Sécurité alimentaire pour les pays du Conseil de Coopération du Golfe (CCG) ainsi que pour les Comores à travers la mise en place de plusieurs projets agricoles permettant aux Comores : L’autosuffisance alimentaire,L’export de ces produits vers les Etats du Conseil de Coopération du Golf ;

  La création des projets économiques et sociaux pour contribuer à aider les comoriens à faible revenu (Banque de famille, Banque des Nécessiteux…etc.) ;

  La création des projets pour le développement des eaux de sources, des fleuves, et des pluies ;

  La contribution à la création des projets des centrales électrique, 

  L’extraction des ressources naturelles (exploration pétrolière et d’autres minéraux) ;

  La contribution à la création de petites sociétés et entreprises ;

  La contribution à la mise en place de sociétés de transport maritime et aériennes ;

  La contribution à la création d’une compagnie aérienne comorienne ;

  L’établissement de projets éducatifs ;

  L’établissement des projets sanitaires ;

  La contribution au développement des ressources humaines par la mise en place des formations professionnelles pour les cadres ;

  Demander aux autorités comoriennes concernées de soumettre des projets de développement à L’Union des Chambres du Commerce du Conseil de Coopération du Golf…

7-        Projet de redressement économique par Ligue des pays arabes : Pour couronner le tout, le 20 et le 21 janvier 2013, un « Sommet Economique et Social des Etats Arabes » s’est tenu à Riyadh afin d’examiner la situation économique et social des Etats membres de la Ligue Arabe les moins développés, et envisager les moyes financiers pour les accompagner dans leur voie de développement. A la suite de ce sommet le Sa majesté le Roi Salman ibn Abdoulanziz Al-Saoud a assuré au président Dr Ikililou Doinine que les Comores ont été retenues pour bénéficier de la plus importante enveloppe d’aide parmi les pays concernés. Pour ce faire, le gouvernement comorien doit soumettre des projets viables de développement dans un délai de trois. Ma limogeage est intervenu trois mois plus tard, sans que je sache l’issu réservé à ce sommet. A croire que la volonté du gouvernement est de toujours refuser les opportunités et projets d’envergure nationale.

Comores, pays de l’électoralisme :

A la fin du régime totalitaire du président Abdallah dans un bain de sang, comme il a débuté, des élections présidentielles, législatives et insulaires se sont succédées les unes des autres. Cinq présidents se sont succédé sur le trône, 9 gouverneurs ont occupé les reines des trois iles durant plus de trente trois ans, des députés et conseillers des iles ont prétendu représenter successivement le peuple comorien. Tout change pour que rien ne change. Dans l’absolu, aucun changement n’a été observé et aucune amélioration n’est visible dans le quotidien des comoriens. Abus de biens publics, détournement de deniers publics et enrichissement personnel sont parmi les maux qui rongent le pays et qui enfoncent le peuple dans une pauvreté sans égal et pérennise leur souffrance.  C’est dans ce contexte démocratique et électoral qu’est élu l’ancien Président Sambi.

Sambi l’Enfant porte malheur à son pays les îles Comores :

Rien de pire dans une famille que d’avoir en son sein, un fils maudit qui lui porte Il porte à sa famille tous les malheurs, quoi qu’il il reste toujours l’enfant de la famille (l’enfant du pays). C’est le cas de l’Âyatollâh Ahmed Abdallah Sambi vis-à-vis les îles Comores. Il avait porté aux îles Comores tous les malheurs, il continue encore et encore de leur porter malheur depuis 1986 date de son retour de l’Iran aux îles Comores.

Depuis son indépendance jusqu’en 1997, les iles Comores ont été éprouvées dans touts les domaines : politique, économique, sociales, culturel,…mais son unité n’a jamais été mise en cause. Jusqu’à ce jour qui a vu débarquer d’Iran le dénommé Ayatollah Ahmed Mohamed Sambi.  C’est ainsi que des troubles religieux ont germé dans les esprits des Comoriens déformant la croyance musulmane des comoriens. Comme un malheur ne vient jamais seul, des idées séparatistes ont également vu le jour et ont ainsi amené Anjouan à la sécession en 1997.

Le débarquement du 3 septembre 1997, sous le régime président Mohamed TAKI Abdoulkarim, a dévoilé les intentions et ambitions politiques de Sambi. A son arrivée à la magistrature suprême du pays, le chiisme s’est installé officiellement aux îles Comores après l’avoir été en clandestinité ; les projets économiques et sociaux à vocation mafieuse ont vu le jour, tel que la vente de la nationalité comorienne aux mafieux chiites, l’abus de biens sociaux, les détournements des fonds publics. Une myriade de projets fantômes (Projet habitat, Fondation Fatima, Projet de pêche inauguré par des bateaux iraniens en 2007) ont inondé les esprits des comoriens. La culture mensongère qui a servi à désabuser le peuple comorien à des fins électoralistes est digne d’un plan satanique et machiavélique que seul Sambi en est capable. Jamais dans son histoire, les îles Comores n’ont connu d’ennemi démoniaque et charlatanesque et interne de haut niveau comme Sambi. Ce qui est abject est saugrenu c’est le soutien infaillible apporté à ce dernier par des pseudos intellectuels et leaders politiques dans son plan de destruction des iles Comores.

  Sambi orchestrateur de mafias internationales avec les passeports comoriens :

[[La diplomatie comorienne est mise à la loupe partout et pour cause, les faux passeports comoriens, qui circulent entre les mains des gens malsains et qui circulent, aussi, avec des armes à feu, des valises de billets de banque et de la drogue forte. Il y a quelques jours, des iraniens ont été arrêtés aux Émirats-arabes-unis, en possession de passeports comoriens. Ils se déclarent être des comoriens, à part entière et travaillent sous la responsabilité des organismes comoriens et des sociétés comoriennes …

  Le ministre comorien de l’intérieur, qui n’avait pas donné suite sur les plus de 4 000 passeports saisis à l’aéroport de Dar-es-Salaam, joue, aujourd’hui, le vrai gendarme, pour prétendre lutter contre le désordre, l’anarchie et le chaos total … Nous le savions tous, que la période du pouvoir chiite du Mollah Sambi, le pays avait connu beau nombre de ces mercenaires, qui avaient tenu la sécurité du président de la République et de sa propre famille. Ces mercenaires étrangers ont du quitté le pays dans des conditions obsolètes et personne ne peut nous dire, dans quelque direction, ils avaient prise. La plupart de ces brigands criminels se sont réfugiés dans les pays du Golf arabique et circulent tout librement. D’autres, qui ont été supposés, être des libyens et des tchétchènes sont disparus, également, de la circulation sans adresse…

  Il n’y a pas, très longtemps, d’autres iraniens ont tenté d’acheter des documents officiels, de la nationalité comorienne avec la complicité des comoriens et une fois, l’affaire sue par la justice, ils ont, également, fui vers Anjouan où ils sont portés disparus de la circulation.

  L’arraisonnement du bateau, de pavillon comorien dans les eaux de l’Italie, bourré d’armes de guerre et d’autres matériels non identifiés, semble-t-il, qu’il a été pour destination des Comores. (Blog avecmaecha, le samedi 11 mai 2013)]].

  [[Un bateau battant pavillon iranien serait intercepté avec de la drogue, mercredi, au large des eaux comoriennes par un navire français, a-t-on appris des sources dignes de foi. Pour le moment, le bateau n’est pas encore arraisonné. Les autorités françaises auraient informé le gouvernement comorien mercredi de l’interception d’un bateau battant pavillon iranien transportant de la drogue, selon une source hautement informée.

  Des troupes françaises de surveillance auraient repéré le bateau au large des eaux comoriennes sans pavillon. Aussitôt intercepté, le bateau, qui a commencé à jeter la drogue en mer, aurait hissé le drapeau de la République Islamique d’Iran. Ainsi, la France, les Comores et l’Iran seraient entrées en discussions pour la gestion de cette affaire. (MLIMADJI, Le samedi 15 mars 2014)]].

… Le rapprochement spectaculaire entre les deux «adversaires» politiques d’hier, Mohamed Saïd Fazul et Ahmed Sambi, n’a pas fini de livrer ses petits et grands secrets, et de surprendre le microcosme politique comorien. Le peuple, lui, ne veut plus rien comprendre, car tout cela est touffu et flou. Très flou. Pis, très illisible. L’opération de rapprochement en elle-même constitue l’une de ces transhumances politiques dont les acteurs politiques comoriens ont le redoutable secret. Mais, en plus, il est désormais officiel que l’ancien satrape Ahmed Sambi a présenté ses excuses les plus plates et les plus larmoyantes à Mohamed Saïd Fazul lors de leur grande et très «secrète» rencontre de Moroni, rencontre qui permit de sceller l’alliance politique entre les deux hommes. Des excuses? Oui. Quelles excuses? … 

… Ahmed Sambi reconnaît aujourd’hui d’avoir orchestré une élection bidon dans quelques confessions tardives. Aujourd’hui, en cachette, emporté par une colère phénoménale contre Ikililou Dhoinine, Ahmed Sambi, amadouant Mohamed Saïd Fazul, avoue tout ça, sans omettre un détail de ses anciennes pratiques frauduleuses…

… À l’heure qu’il est, personne ne sait combien de temps l’alliance politique en question pourra tenir. Personne ne connaît à l’avance son poids électoral. Pourtant, cette alliance a déjà commencé à donner des sueurs froides aux insulteurs. Le peuple observe tout ça avec intérêt certes, mais aussi avec du recul car les politiciens comoriens sont très décevants, et aujourd’hui, nombreux sont ceux qui souhaiteraient un grand et vrai changement d’hommes et de femmes à la tête de l’État. (lemohelien.com Par ARM – Jeudi 7 novembre 2013) ]].

Cette déclaration de la part de l’ancien président Ahmed Abdallah Sambi d’avoir organisé des manœuvres de Fraude électorale est un affront à la nation et à la population comorienne. L’ancien président l’Ayatollah Ahmed Abdallah Sambi voulait nous dire qu’il fait ce qu’il veut, quand il veut et comme il veut. Il veut nous dire qu’il est intouchable ; Il veut nous dire que la constitution et la loi ne valent rien pour lui, par ce qu’il est au-dessus de la constitution, et au-dessus de la loi.

C’est aussi une trahison vis-à-vis de la responsabilité qui lui a été confié par les comoriens. Car le chef d’Etat est le garant de la constitution, il assure le respect de la constitution et fait respecter la loi. En cas de manquement à ses obligations, de non respect et ou de viol des lois, il doit en répondre de ses actes devant un tribunal. il doit assumer les conséquences, il doit être traduire en justice ; il devient donc inéligible à vie. Ce qui veut dire qu’il doit être privé, à vie, par la justice, de tout mandat électoral.

Je lance donc un appel solennel aux services judiciaires, aux élus du peuple et à la société civile pour qu’ils prennent les mesures nécessaires et traduisent l’ancien président Ahmed Abdallah Sambi en justice pour haute trahison avant la fin de l’année 2015 afin qu’il ait la peine juridique qu’il mérite.      

Fin de la 1ère partie  

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2ème partie

Programme de Réforme et de Développement

Arrêtez de tromper les comoriens

  Etre véridique et honnête dans ses paroles, dans ses actes ainsi que dans ses responsabilités;

  Tenir ses engagements envers son peuple ;

  Etre disposé à sacrifier tout ce qui est à son pouvoir : l’âme et les biens ^pour le bien de son peuple.

Ce sont les qualités et l’éthique d’un patriote ainsi que d’un homme politique et une autorité publique.

Le contraire de ces trois qualités est 

          Être menteur, trompeur, hypocrite… ;

          Avoir des fausses promesses ;

          Etre opportuniste. 

Les hommes politiques comoriens, sans exception, ont fait croire aux comoriens qu’un homme politique réussi, est celui qui a réussi, dans sa vie politique, à arriver à ses fins et atteindre à ses objectifs par le mensonge, les manipulations, la tromperie usant tout plan machiavélique.  

Programme de Réforme et de Développement

NOUVELLE GÉNÉRATION

Nouvelles idées, Nouvelle conduite, Nouvelle politique, Nouveau développement,   

J’implore, Allâh -Le Tout Miséricordieux- dans Sa générosité, pour qu’il couronne notre entreprise de succès et pour que : la vérité soit notre emblème, la loyauté soit notre croyance et la sincérité soit éthique dans notre mouvement et durant notre action.

J’implore Allâh -Le Tout-Miséricordieux- dans Sa générosité, pour qu’il couronne notre action de succès et pour que : l’équité soit notre voie, le développement soit notre bataille, la réforme soit notre conduite, l’égalité soit notre comportement, la démocratie soit notre devise dans la théorie et la pratique, la liberté soit notre but, le dialogue soit notre principe, la fraternité soit notre bannière, l’Unité Nationale soit notre force, la justice soit notre lutte, la connaissance et la science soient notre bataille ; ainsi, notre victoire sera-t-elle éclatante.

Désormais, Personne ne doit s’enrichir aux dos des comoriens ! Personne ne doit s’enrichir en exploitant l’ignorance des comoriens ! Personne ne doit s’enrichir à la sueur du peuple comorien !

Avant de vous annoncer ma candidature aux élections présidentielles de 2016, je vous présente ci-après, mon programme politique de Développement la de Réforme.

 Résumé des projets vitaux à réaliser

Programme politique de court terme :

Pour sauver le peuple comorien dans une durée de cinq ans :

Dans l’état actuel, tout candidat aux élections présidentielles et des gouvernorats doit s’engager et prête serment devant le peuple comorien, dans un « Pacte d’Engagement Signé Publiquement », pour réaliser, dans un délai de cinq ans, les grands besoins fondamentaux quotidiens des comoriens :

1-   Redressement de l’électricité pour que chaque citoyen ait l’éclairage dans son foyer ;

2-   Distribuer l’eau potable dans toutes les maisons où il y a des êtres humains sur le sol comorien ;

3-   Reformer le système de la santé, en créant des bonne conditions et prendre les mesures nécessaires afin de bien soigner tous les malades sur notre sol ;

4-   Construire toutes les routes des îles Comores ;

5-   Réaliser des projets agricoles afin d’avoir l’autosuffisant alimentaire et de pouvoir exporter nos produits agricoles.  

6-   Raviver la compagnie aérienne d’Air Comores afin qu’elle assure les voyages du peuple comorien, d’ouvrir les îles Comores au monde extérieur et de donner les îles Comores la place touristique qu’elles méritent sur le globe de terre. 

7-   La rénovation et l’extension des aéroports nationaux existants et l’installation des équipements et structures de sécurité et des services adéquats.

8-   La construction d’un grand aéroport international dans l’île de Ngazidja doté de tous les types d’équipements, les structures de sécurité et les services nécessaires et adéquats.

9-   Attribuer une bourse comme aide financière à chaque étudiant ou étudiante comorien qui fait ses études à l’extérieur de la République des îles Comores. 

10-    Tout candidat doit s’engager de ne jamais autoriser l’ingérence de sa femme dans les affaires de l’Etat.

Qu’Allâh nous accorde le succès et c’est à Lui que nous demandons assistance et justesse de vue et d’esprit.

Des propositions, pour sauver les iles Comores.

A l’exception de Moudiriyah (Bâtiments administratifs) construits par l’ancien leader président Ali Soilihi, transformés ensuite en collèges ruraux et l’institut de Nvouni actuellement Université des Comores, ainsi que des logements de fonctions bâtis par l’ancien président Ahmed Abdallah Abdourrahmane, aucun chef de l’Etat comorien n’a laissé de trace. Au contraire, ils l’ont pillé, chacun à son tour et à sa manière. Les biens publics, tels que les bien-immobiliers, les logements des fonctions, les sociétés nationales sont devenus des propriétés privées et personnelles.

Des gouvernements sans aucun projet de développement se sont succédé au pouvoir. Leur réel but est de s’enrichir avec leurs entourages, ils sont prêts à vendre le pays aux mafieux internationaux, à vendre la dignité comorienne (la nationalité comorienne) aux grands mafieux Chiites. Les iles Comores est un pays qui ne ressemble pas aux autres, un pays sans, ni système de santé, ni projet éducatif et ou scientifique, ni électricité  ni moyens de transports (terrestres, maritimes et aériens). Un pays qui ressemble à un bateau ivre qui n’a ni présent ni avenir.

C’est dans l’intention de participer au redressement des iles Comores que je soumets ici une liste de réflexion en guise de propositions destinées à sauver le pays. Un pays qui est au seuil d’un tournant majeur de son histoire et personne n’a le droit à l’erreur. Le soutien aveugle aux candidats pour des raisons familiales, régionales et toutes autres raison destinées à nourrir des clivages stériles, ne doit plus exister. Pour ce faire, je vous soumets mes propositions qui, je l’espère aura l’adhésion de beaucoup d’entre nous, pour sauver notre pays.

1ère résolution : Supprimer les postes des 3 vices Présidents.

Ce sont des postes qui alourdissent inutilement les dépenses de l’Etat. Quel intérêt pour les comoriens d’avoir 3 vice-présidents dans un pays de moins d’un million d’habitants ? Au moment où les Etats Unis d’Amérique, un pays de plus de 300 millions d’habitants, ont un seul vice-président, les autres pays à système fédéral n’ont pas du tout un vice-président. Il est donc impératif de supprimer les postes des 3 vice-présidents qui coûtent trop cher. Les 3 gouverneurs auront le rôle des vice-présidents, avec un rôle consultatif.

2ème Résolution : Supprimer les Salaires des anciens chefs de l’Etat.

Les anciens chefs d’Etat avaient droit à des rémunérations extravagantes lors de leurs mandatures. Pour quelles raisons donc ils perçoivent des salaires après la fin de leur mandat ? C’est pour cela que chacun veut devenir président de la république pour profiter de cette vie facile sans parfois rien faire pour le pays. Les îles Comores est un pays pauvre qui ne produit rien du tout, et les anciens chefs de l’Etat comorien n’ont rien réalisé ni pour leur pays ni pour leur peuple. Au nom de quoi et pour quel droit ils reçoivent des salaires de retraite à vie. C’est une injustice qui doit cesser. 

3ème proposition : Restituer les Logements de fonction de l’Etat comorien.

Restituer les résidences et logements de fonction occupés par les anciens chefs d’Etat, anciens vice présidents, et des  fonctionnaires à la fin de leurs mandats et ou fonctions. Même dans les pays développés comme la France, aucun chef d’Etat, Premier Ministre, ministres et fonctionnaire ne garde le logement de fonction après son mandat. C’est une injustice, un affront à l’égard des comoriens dont le pays est parmi les plus pauvres du monde.

4ème proposition: Contrôler et limiter les dépenses des voyages des autorités.

Limiter les dépenses des voyages du chef de l’Etat ainsi que les ministres et les fonctionnaires. Il est important de limier également le nombre de personnes accompagnant les chefs de l’Etat. En outre, Interdire l’utilisation des biens de l’Etat pour financer les voyages de complaisance des proches des autorités. Manuel Valls, Premier Ministre français, a été récemment hués par ses compatriotes à cause d’un voyage privé accompagné de ses enfants à la charge de l’Etat. Il a était contraint de rembourser les dépenses de ce voyage.

6ème proposition : Réformer nos Chancelleries à l’étranger.

Les représentations diplomatiques comoriennes à l’étranger sont le reflet de notre pays et de du peuple comorien à travers le monde envers lequel elles nous représentent. Par expérience il est indispensable de mettre en place, au MIREX (Ministère de la Coopération et des Relations Extérieures), des règles aux nominations des délégations diplomatiques comoriennes à nos chancelleries. Il n’existe aucun critère de compétences, ni professionnelle ni technique ni intellectuelle ni linguistique pour les nominations des personnels déléguées aux Ambassades des Comores. La seule règle en vigueur c’est le népotisme.  Je l’ai payé cher lorsque j’ai voulu changer cette règle intolérable à l’Ambassade de l’Union des Comores au Royaume d’Arabie Saoudite. Le personnel de l’Ambassade s’est ligué contre moi lorsque j’ai voulu mette en pratique cette proposition. A savoir, privilégier les qualités professionnelles, intellectuelles, techniques et linguistiques au détriment du favoritisme légendaire des Comoriens.

Réforme indispensables pour les délégations diplomatiques aux Ambassades des Comores

I-         Réforme professionnelle : 

La courte durée (23 mars 2012 – 20 mai 2013) dont j’ai passé à Riyadh en tant qu’Ambassadeur de l’Union des Comores auprès du Royaume d’Arabie Saoudite m’a permis de comprendre qu’il est indispensable de mettre en place, au MIREX (Ministère de la Coopération et des Relations Extérieures), des règles aux nominations des délégations diplomatique comoriennes à nos chancelleries. 

Et je l’avais payé cher lorsque j’ai voulu changer cette situation et cette maladresse intolérable à l’Ambassade de l’Union des Comores au Royaume d’Arabie Saoudite. Les anciens fonctionnaires de l’Ambassade, le Premier Conseiller qui a déjà passé dix huit (18) ans à l’Ambassade des Comores à Riyadh et la Ministre Conseillère qu’y a déjà passé six ans ont fait tous pour se débarrasser de moi, car tous les personnels de l’Ambassade se sont tous sentis menacer par ma présence, par ce qu’ils ne pourront jamais vivre sous des règlements ou des disciplines.   

Le 17 février 2013, j’ai adressé à SE Monsieur Mohamed Bakri Ben Abdoulfatah Charif, Ministre des Relations Extérieures et de la Coopération de l’Union des Comores, les propositions suivantes dont j’ai jugé indispensables pour toute nomination des personnels  diplomatiques qu’on envisage de nommer aux postes des Ambassades des Comores.

Excellence Monsieur le Ministre,

J’ai l’honneur de vous adresser ce « RAPPORT » afin de vous exposer la Situation Générale de l’Ambassade de l’Union des Comores au Royaume d’Arabie Saoudite.

Il est important de noter, Excellence, que la situation des affaires courantes à l’Ambassade se complique jour pour jour (…) :

« Nomination et Compétences :

Vu les moyens limités du Gouvernement de l’Union de Comores, il est indispensable, à mon avis, lors de nomination des agents aux Ambassades de l’Union des Comores, de tenir compte des éléments suivants :

Les compétences professionnelles : linguistiques, techniques et intellectuelles :

1-      Compétences linguistiques :

Il serait préférable de choisir des agents qui maitrisent, au moins, les deux langues officielles de l’Administration comoriennes : le français et l’arabe, au lieu d’être obliger de nommer des agents diplomatiques qui ne maitrisent que la l’arabe et d’autres qui ne connaissent que le français. Notre Ambassade soufre beaucoup de ce problème.

Il est vraiment incompréhensible de nommer, à l’Ambassade des Comores en Arabie Saoudite, à Qatar, au Koweït, aux Emirats Arabes Unis, au Sultanat d’Oman, au Bahreïn, en Iraq, en Syrie, en Jordanie, en Egypte, en Libye, au Soudan, disons : les pays arabo-anglophones des agents diplomatiques qui ne connaissent et ne maitrisent pas l’arabe. Je ne crois pas que notre gouvernement osera un jour nommé à Paris, à Dakar, en Afrique du Sud…etc. un agent diplomatique seulement arabophone qui ne connait point un seul mot du français. Ça sera une méprise pour l’Etat comorien ! Ils nomment, également, dans les arabes anglophones des agents arabophones qui ne connaissent un seul mont du français ou ils ne le maitrise pas ; sachant que la majorité des documents provenant de l’administration comorienne sont écrit en français. 

Pourquoi nos gouvernements nomment des agents diplomatiques seulement francophones dans les pays arabes anglophones ?!  

2-      Compétences techniques :

Il est indispensable, à mon avis, de choisir de techniciens ou d’organiser des stages pour préparer et former les personnes dont le Ministère des Relations Extérieures et de la Coopération envisage de les nommer aux postes des services diplomatiques dans ses chancelleries. Notre Ambassade soufre beaucoup de ce problème. Avec sept agents y compris l’Ambassadeur, il y avait trois personnes : moi l’Ambassadeur et deux secrétaires qui puissent utiliser l’ordinateur ou m’aider à traduire des documents du français à l’arabe ou à l’inverse. 

3-      Compétences intellectuelles :

A part le choix de la nomination de l’Ambassadeur, considéré comme un poste politique, il est indispensable, à mon avis, de choisir des agents expérimentés pour les postes des services diplomatiques aux ambassades des Comores, pas des choix politiques. » (…)…

L’Ambassadeur

MOHAMED EL KABIR Abdoulaziz

Epilogue.

De retour de cette excursion au cœur des interrogations épineuse qui hantent les esprits, Je suis persuadé que le peuple comorien a le devoir de saisir les nouveaux élus de l’assemblée nationale de l’Union des Comores ainsi que les formations politiques, et la société civile afin qu’ils révisent la constitution et qu’ils examinent ces six questions majeures qui préoccupent le peuple comorien depuis toujours. Et ceci  avant l’organisation des élections présidentielles de 2016 pour remédier à cette situation de corruption et d’injustice institutionnalisées.

Il ne faudrait jamais légitimer une corruption quelconque et une injustice dans notre pays et ce, quel qu’en soit la nature et l’origine. On ne pourra jamais espérer un développement et une vie prospère  aux îles Comores tant que cette corruption organisée et cette injustice légitimée existent. Inutile donc d’organiser des élections présidentielles afin de légitimer la corruption et l’injustice. La finalité des élections est de choisir des représentants dignes  des missions qui leurs sont confiées au service de leur peuple.

Est-ce que notre objectif d’élire des présidents, des députés et des gouverneurs c’est pour nous faire  souffrir ? Je ne crois pas et personne ne le croit, ni ne l’espère non plus. 

Mohamed El Kabir Abdoulanziz

Ancien Ambassadeur des Comores auprès du Royaume d’Arabie Saoudite.

« Alliance Naturelle pour le Développement et la Réforme » (MABADILIHO)

Programme de Réforme et de Développement

I-         Objectifs Nationaux dont les îles Comores ont besoin de Réalisation :

1-      Unité nationale : Œuvrer en faveur de l’Unité Nationale des quatre îles Comores : Moili, Maoré, Ndzouani et Ngazidja.

2-      Etat de Droits : Instaurer des gouvernements des droits et des devoirs qui œuvrent pour la mise en place des services sociaux indispensables au peuple comorien dans sa globalité ;

3-      Liberté : Garantir les huit types de liberté fondamentales dont doivent jouir l’être humain :

Liberté de pensée, Liberté d’expression, Liberté politique, Liberté de choix des dirigeants, Liberté d’organisation, Liberté de conscience, Liberté de travail et Liberté de déplacement.

4-      Développement : Développer les ressources des richesses nationales (agriculture, pêche, ressources hydrauliques et forestières, approvisionnement en produits de boucherie et artisanat local), et créer usines et entreprises nationales garantissant l’autosuffisance du peuple comorien ;

5-      Préservation des ressources nationales : (l’eau, la faune et la flore), réformer et développer les services sociaux et préserver les richesses nationales consacrées aux dépenses de soins et aux frais d’études à l’étranger ;

6-      Justice : Il s’agit de la justice sociale : justice en matière de rémunération du président et de traitement des ministres, des députés et des hauts fonctionnaires, et justice sur les plans économique, politique, judiciaire et commercial ;

7-      Réforme : Réaliser de Réforme sociale, judiciaire, politique, et celle de l’éducation et de l’enseignement ;

8-      Jeunesse : Mesures en faveur de la jeunesse : Création de clubs et d’associations culturels et sportifs destinés aux jeunes, des instituts de formation professionnelle afin de développer leurs talents, leur savoir-faire, leurs compétences et leur expérience pour  les doter des aptitudes leur permettant de servir leur patrie, préserver leur dignité et prétendre à une vie heureuse pour eux-mêmes et leurs familles ;

9-      Femme et Enfance : Prendre desmesures en faveur de la femme : Femme mariée et jeunes-filles, et prévenance à l’égard de l’enfance ;

10-    Lutter contre la Misère : la pauvreté, la maladie, l’ignorance, l’injustice et les bidonvilles par l’élaboration de plans de développement de l’urbanisme ;

11-    La Démocratie : la préservation et la défense de la démocratie dans la théorie et la pratique ;

12-    Langue arabe : Renforcer la place de la langue arabe et préserver la culture islamique du peuple comorien qui représente le fondement et la garantie de l’Unité nationale de ce peuple ;

13-    Les Comoriens Emigrés : Prendre des Mesures en faveur de l’amélioration de la situation des émigrés comoriens : 

          Développer et protéger leurs économies ;

          Assurer leur sécurité et garantir leur dignité par la création de compagnies aériennes et maritimes garantissant la sécurité de leurs déplacements à partir et vers les Îles Comores ;

          Faciliter les formalités douanières pour l’accès de leurs biens sur le territoire comorien ;

          Préparer les conditions favorables à leur retour définitif et à leur installation dans leur mère patrie.

14-        Sauver les milliers de nos concitoyens qui périssent chaque année au milieu de l’Océan indien lors des traversées vers Mayotte à la recherche de conditions de vie meilleures.

15-   Retour de Maoré : Œuvrer pour le retour de l’Île de Maoré dans le giron unitaire de l’Etat comorien.

Notre Nouvelle Génération (MABADILIHO) s’engage devant le peuple comorien d’entamer des négociations avec le colonisateur français pour le retour de Maoré. Sachant que Maoré n’accpterait jamais de retourner à l’unité des îles Comores tant que la situation de la vie déplorable aux îles Comores n’avait pas changé. La reforme et le développement sont les premiers pas vers le retour de Maoré.   

II – Un Etat démocratique et des gouvernements démocratiques :

Le peuple comorien aspire à un Etat démocratique et à des gouvernements qui croient à la démocratie.

La démocratie ne veut pas dire l’organisation des élections, la rivalité des partis politiques pour l’accession au pouvoir, l’alternance des gouvernements pour exploiter tour à tour le peuple, le pillage et la mise à sac des finances de l’Etat, le détournement des ressources de celui-ci et le partage du butin entre les responsables. La démocratieconsiste à appliquer sept principe:

1-      La bonne gestion des affaires de l‘Etat : Une administration dont la raison d’être et la vocation sont de se mettre au service des citoyens et de soulager leurs souffrances, de répondre à leurs demandes et de satisfaire à leurs besoins, et non pas de les exploiter par la corruption et la subordination et en les torturant par des promesses fallacieuses et vaines.

2-      La justice sociale dans la désignation des fonctionnaires et la répartition des ressources nationales.

3-      L’égalité de chances entre toutes les catégories populaires, l’égalité en droit pour une vie digne et l’égalité de tous face à la justice.

4-      L’alternance pacifique du pouvoir et l’interdiction totale des coups d’Etat militaires qui doivent relever désormais de la juridiction criminelle.

5-      Le développement des ressources nationales et la création de nouveaux emplois par la création d’entreprises industrielles nationales.

6-      Un pouvoir législatif représentatif qui aura pour charge de légiférer, de contrôler le pouvoir exécutif, d’orienter ce dernier, d’en limiter les erreurs, de lui demander des comptes en cas d’écart et de le déposer s’il persiste à agir contre les intérêts du peuple.

7-      La séparation des trois pouvoirs : exécutif, législatif et judiciaire.

C’est bien l’inapplication des principes ci-dessus qui a fait défaut aux Îles Comores depuis l’accession à l’indépendance jusqu’à ce jour, et nous nous employons à les réaliser pour le bien du peuple comorien si Dieu Très-Haut le veut.

III – Un Etat et un gouvernement au service des citoyens :

            Nous voulons un Etat et des gouvernements dévoués au service des citoyens qui se préoccupe des souffrances et des peines de tout citoyen comorien : ouvriers, paysans, étudiant, médecin, infirmier, ingénieur, militaire, agent de police, agriculteur, pêcheur, menuisier, boutiquier, marchand forain ou conducteur de véhicule ; se souci du sort des orphelins, des pauvres, des veuves, des personnes âgées, des malades, des invalides ; des gouvernements qui s’intéressent au citoyen, à ses problèmes et à ses peines.

IV – Droits fondamentaux que je vise à réaliser et à garantir pour tous les citoyens :

1-      Le droit à l’éducation et à l’instruction pour tout citoyen et résident.

2-      Le droit à la santé et aux soins pour tout citoyen et résident.

3-      Le droit à la subsistance (la viande, l’eau…etc)  pour tout citoyen et résident.

4-      Le droit à un logement mis à disposition par l’Etat pour toute famille comorienne et tout résident.

5-      Le droit à l’électricité pour tout foyer.

6-      Le droit à disposer d’une voirie sûre dans toutes les villes, tous les villages et toutes les zones rurales.

7-      Le droit de tous les citoyens à disposer de  moyens sûrs de transport publics routiers, aériens et maritimes.

8-      Le droit aux libertés fondamentales de l’être humain.

9-      Le droit à la justice et à l’égalité.

10-  Le droit à la sécurité des personnes et de biens.

11-  Le droit à la préservation des droits de la femme et de l’enfance.

12-  Le droit  à la sécurité sociale pour tout citoyen et résident.

13-  Le droit du peuple à choisir librement ses gouvernants, à leur demander des comptes, à les faire juger et à les déposer (qu’il s’agisse du président, d’un gouverneur ou d’un maire).

14-  Le droit à la préservation de la propreté et de l’hygiène publique.

15-  Le droit au service des Pompes funèbres par l’Etat à l’égard des personnes décédées.

V – Domaines concernés par la réforme : Les domaines que je vise à réformer sont les suivants :

1°) Réforme de l’enseignement et de l’éducation :

1-      Réformer les écoles de l’enseignement primaire, moyen et secondaire afin de les rendre plus humaines en les dotant des équipements vitaux nécessaires, tels que salles d’eau et toilettes, centres de soins, et renforcement du rôle de l’enseignement public.

2-      Scolarité obligatoire pour tous les enfants entre cinq et dix-huit ans.

3-      Allocation financière accordée par l’Etat au début de chaque année scolaire à chaque enfant atteignant l’âge de cinq ans afin d’aider ses parents à couvrir les dépenses en fournitures scolaires. Ladite allocation sera maintenue jusqu’à ce que le bénéficiaire atteigne l’âge de dix-huit ans.

4-      Recensement des enfants en âge de scolarité et leur scolarisation obligatoire dans les écoles publiques.

5-      Réformer les méthodes pédagogiques de manière à ce qu’elles englobent l’éducation islamique, les sciences appliquées utiles assurant la formation professionnelle.

6-      Renforcer la place de la langue arabe et de la culture islamique qui représentent le fondement de l’unité et l’identité du peuple comorien.

7-      Organisation de cours du soir destinés à lutter contre l’analphabétisme s’adressant obligatoirement aux hommes et femmes de moins de cinquante ans.

8-      Création d’instituts scientifiques et professionnels dans chaque île.

9-       Etablissement de solides relations culturelles avec les pays frères arabes, musulmans et africains, ainsi qu’avec les pays amis occidentaux, asiatiques et américains.

10-            Prise en compte des principes de justice et du mérite fondé sur les aptitudes personnelles dans la distribution des bourses d’étude à l’étranger en évitant tout favoritisme envers les proches et amis et tout clientélisme partisan et régional.

11-            Prendre de mesures en faveur des étudiants comoriens poursuivant leurs études à l’étranger en leur accordant des bourses d’études, leur garantissant leur accession aux soins dans les pays accueillants.

12-            Elaborer à leur intention des programmes d’orientation vers les spécialités scientifiques utiles à la marche des Îles Comores vers la croissance et sur la voie du développement.

13-            Création d’une bibliothèque publique dans chaque ville et village et d’une bibliothèque centrale dans chaque capitale municipale.

14-            Prise en considération de la spécialisation, des aptitudes et des valeurs morales lors de la désignation des cadres de l’enseignement et des fonctionnaires et ce sans aucun favoritisme.

15-            Création d’« Instituts Supérieurs de Formation Professionnelle » assurant l’enseignement professionnel et des métiers ainsi que la formation à cet effet dans des domaines tels que l’électricité, la mécanique automobile, le commerce, la distribution des eaux et l’entretien et la réparation des réseaux d’égouts.

2°) Mesures en faveur de la femme et de l’enfance :

1-      Prendre des mesures en faveur des veuves et en leur accordant des allocations mensuelles ;

2-    Assurer la défense de leurs droits vis-à-vis de leurs époux en cas de divorce ;

3-     Assumer la responsabilité de l’éducation et l’instruction des enfants.

4-     S’occuper des personnes âgés hommes et femmes qui n’ont aucunement de famille.

5-     Garantir l’éducation des orphelins et leur accession aux soins, en construisant des foyers pour les accueillir et en leur accordant des aides financières mensuelles.

6-     Prendre des mesures en faveur de l’éducation et de l’accession aux soins des handicapés ainsi que des seniors, en construisant des foyers à leur intention et en leur accordant des aides financières mensuelles.

7-     Construire des foyers destinés à accueillir et prendre en charge les handicapés mentaux et en garantissant leur accession aux soins et à l’éducation.

8-      Création d’une caisse d’assurance maladie et de sécurité sociale qui aura la responsabilité de :

a-      Prendre en charge les femmes légalement enceintes dès le début de leur grossesse détectée et jusqu’à la naissance de l’enfant ainsi que les examens et les soins qui leur sont nécessaires ;

b-      Accorder une allocation financière déterminée à chacune d’elles et couvrant toute la période de grossesse.

c-      Accorder une allocation financière déterminée pour le nouveau-né et ce dès la naissance et jusqu’à l’âge de cinq ans ;

d-     Accorder une allocation financière déterminée pour tous les enfants de six ans à dix-huit ans.

9-      Toute femme employée attachée à la fonction publique aura le droit de travailler quatre heures de temps par jour, au lieu de huit heures, et être rémunérée huit heures afin de la permettre d’assumer pleinement ses responsabilités familiales.

10-   Toute femme mère de cinq enfants moins de dix huit ans, attachée à la fonction publique bénéficiera de son salaire complet tout en restant dans son foyer.

3°)  Mesures en faveur des marchés :

1-      La réhabilitation et rénovation des marchés existants.

2-      L’amélioration et extension des locaux de vente des produits alimentaires et la mise en place de sièges fixés permettant aux commerçants de travailler aisément.

3-      La création de nouveaux marchés modernes dans chaque ville et dans chaque village, avec la participation de l’Etat et des habitants.

4-      La création d’un complexe (centre) commercial dans chaque région et dans les grandes villes.

5-      La création d’espaces aménagés pour la vente des groupes de produits séparés à l’intérieur du marché et des centres commerciaux (pavillons spéciaux réservés à la vente des produits de boucherie, de pêche, des légumes, fruits, céréales, etc.

4°) Mesures en faveur des moyens de transport, des voies publiques et des conducteurs :

1-      L’allègement des impôts et taxes sur taxis et le renforcement du rôle du syndicat des conducteurs et chauffeurs.

2-      La remise en état et l’élargissement des voies publiques existantes de manière à permettre la circulation, à double sens, de deux véhicules de part et d’autre, et installation de panneaux indicateurs de sécurité signalant les différentes directions.

3-      La construction de nouvelles voies de largeur suffisante autour des villes et des villages et permettant la circulation à double sens, de deux véhicules de part et d’autre.

4-      L’aménagement de voies de circulation parallèles et opposées.

5-      L’installation de panneaux circulaires portant les noms des villes et villages.

6-      La mise en place d’un système de signalisation de sécurité routière indiquant les manœuvres autorisées et interdites, etc.

7-      L’aménagement d’ateliers de réparation automobile aux bordures des voies publiques.

8-      La construction d’autoroutes reliant entre elles les régions et les villes.

5°) Mesures en faveur des ateliers de mécanique automobile :

2-      Création d’un atelier moderne de réparation des véhicules automobiles dans chaque quartier de la capitale et la fermeture des ateliers actuels implantés partout et de manière anarchique qui altèrent l’image des villes.

3-      Création d’un atelier moderne de réparation des véhicules automobiles dans chaque capitale régionale et les grandes villes.

4-      Formation des personnels affectés aux ateliers de réparation.

6°) Réforme de la vie administrative :

1-    La désignation des fonctionnaires de l’Etat s’effectue selon la compétence, l’expérience et les aptitudes adéquates leur permettant d’être au service de la population.

2-    Sensibiliser les fonctionnaires à la notion de service public et au respect du citoyen et du résident, de manière à faciliter et accélérer leurs démarches et dans la mesure où ils ont été nommés à cet effet.

3-    Créer une « Ecole Supérieure d’Administration » chargée de la formation des fonctionnaires.

4-    Le chef du gouvernement consacrera chaque mois une période de  temps suffisante pour réunir les présidents des syndicats professionnels et étudiants afin de prendre connaissance de leurs doléances et de veiller à leur apporter les solutions adéquates.

5-    Le président de la République effectue des visites inopinées aux différentes administrations publiques de l’île, aux marchés, aux centres commerciaux et aux usines afin de connaître de près les souffrances du peuple et d’élaborer les solutions qui s’imposent à cet effet.

6-     Agir dans le sens de la réduction de la rémunération des hauts responsables de l’Etat, à commencer par celle du chef de l’Etat, du chef du gouvernement et des ministres, considérant les avantages pécuniaires dont ils bénéficient : logement de fonction, soins médicaux, moyens de transport, frais de bouche et autres avantages exclusifs, et ce au nom des principes de justice pour tous et d’égalité entre tous.

7-     Les employés du service d’hygiène et de propreté et des services funéraires dans les villes et les villages sont considérés comme des fonctionnaires à part entière de l’Etat.

7°) Réforme des administrations des régions :

1-      L’organisation des élections des maires des communes et des conseils municipaux ainsi que des représentants de chaque ville et village.

2-      Chaque village composant de cinq cent habitats doit constituer sa propre Mairie et commune pour qu’elle puisse gérer ses propres affaires et assurer ses moyens de développement. Aucun ville ou village ne peut connaitre les vrais problèmes de l’autre.  

3-      La constitution de commissions des services sociaux régionaux et provinciaux.

4-      Constituer de 13 commissions des services publics à l’échelle des îles Comores et dans chaque ville et village ; les membres dans lesdites commissions étant considérés comme des fonctionnaires à part entière de l’Etat.

5-      Ces commissions sont les suivantes :

Commission des services de santé ; services d’éducation et de l’enseignement ; services de l’hygiène et de la propreté ; services funéraires ; services agricoles ; services des denrées alimentaires ; services des produits de boucherie et de la pêche ; services de protection de la maternité et de l’enfance ; services matrimoniaux ; services de conciliation et des litiges conjugaux ; service d’entretien des mosquées ; services de planification de l’aménagement des villes et des villages, chargée du respect de la loi et de l’intérêt général dans le bâtiment et de l’élargissement des voies publiques ;

6-   Création d’un centre de tri postal dans chaque ville et dans chaque village, quelle que soit leur taille.

8°) Mesures en faveur du commerce et des commerçants :

1-      Accorder une attention particulière aux échanges commerciaux dans la mesure où le commerce constitue le pilier autour duquel s’articule la vie quotidienne de l’être humain.

2-      Allègement des impôts et taxes auxquels sont soumis les commerçants et des formalités douanières en vigueur qui constituent des obstacles et des entraves à la vie commerciale et à l’exercice du commerce.

3-      Encourager les citoyens à la création d’entreprises grâce à l’allègement des impôts qui grèvent leur situation financière et brident leur volonté d’investir.

4-      Améliorer la situation de l’ensemble des commerçants sans exception aucune, défendre leurs droits et leur faciliter les procédures d’importation de biens de manière à leur permettre de faire des bénéfices conséquents, à réaliser la prospérité des citoyens et réduire leurs difficultés.

9°) Réhabilitation de la capitale, des villes et des villages :

1-      Entreprendre le réaménagement de la capitale actuelle et de ses équipements.

2-      Réaménager la zone s’étendant du port et de l’ancienne mosquée jusqu’aux bâtiments de la Faculté de L’Imam Al-Chafii et entreprendre son extension de manière à lui donner un aspect rectiligne et à pouvoir y aménager une grande artère et une grande place suffisamment larges.

3-      Construire de nouvelles villes aménagées selon la nouvelle conception des villes et villages, avec des rues et des avenues suffisamment larges et sécurisées, prévoir les réseaux d’égouts et de distribution de l’électricité et y créer des marchés intérieurs modernes et des palais des congrès.

4-      Création d’une nouvelle capitale à la zone située entre Bahani et Koimbani wachili.  

5-      Créer de nouveaux quartiers destinés à l’aménagement d’hôtels d’une capacité d’accueil suffisante des touristes et dont la construction sera réalisée grâce aux investissements des citoyens aisés.

6-      Aménager de nouveaux restaurants modernes au centre du quartier des hôtels et inciter les citoyens aisés à investir dans leur construction.

7-      Entreprendre le réaménagement des capitales régionales, élargir et sécuriser leurs voiries et restaurer leurs équipements administratifs, économiques et sociaux.

8-      Rénovation de la zone littorale située entre les villes de «Bandamadji » et de «Itsandra Mdjini» afin de permettre l’élargissement de la voie publique et sa sécurisation, et l’aménagement d’une grande place devant la mosquée ;

Il convient d’effectuer les mêmes travaux à « Iconi » et dans les villes côtières présentant un site comparable en Anjouan, à Mohéli et à Mayotte.

9-      Remise en état des villes et villages et de leurs rues et y prévoir les infrastructures et les aménagements nécessaires à la vie humaine : réseaux d’eau et d’électricité, centre de soins, administratifs, éducatifs et commerciaux.

10°) Rénovation des aéroports :

1-      Rénovation et extension des aéroports nationaux existants et installation des équipements et structures de sécurité et de service adéquates.

2-      Construction de nouveaux aéroports internationaux et domestiques disposant de tous les   types d’équipements et de services nécessaires.

11°) Construction des réseaux de distribution de l’électricité et de l’eau :

1-      Construction de réseaux de distribution de l’électricité et de l’eau dans chaque ville et village.

2-      Raccorder chaque foyer, quelle que soit sa taille, aux réseaux de distribution de l’électricité et de l’eau.

12°) Réforme des services de santé :

1-      Construire, dans la capitale, un hôpital public disposant de tous les équipements de soins nécessaires ainsi que dans chaque capitale régionale,

2-      Construire un hôpital public dans toute région et d’un dispensaire public dans tous les villages.

3-      Entreprendre la rénovation et la réhabilitation des hôpitaux publics existants et doter ces derniers de tous les équipements de soins nécessaires.

4-      Organiser, améliorer et développer les services d’assistance aux malades dans les hôpitaux, et plus particulièrement les services de repas, les administrations hospitalières devant prendre en charge la préparation des repas destinés aux personnes hospitalisées et adopter les meilleures méthodes de formation des infirmiers et infirmières afin de leur permettre de fournir des services de qualité aux patients et malades.

5-      Etablir une pharmacie centrale publique dans le cadre de chaque municipalité, de chaque vile et de chaque village.

6-      Créer un institut supérieur de formation des infirmières et infirmiers dans chaque île et des facultés de médecine, de biologie et de pharmacie.

7-      Créer des comités de secours populaires non gouvernementaux.

8-      Garantir la gratuité des soins pour tous les Comoriens en général, et pour tous les enfants en particulier ; par ailleurs, l’Etat doit prendre en charge les dépenses de santé à l’étranger à défaut de soins dans les établissements hospitaliers locaux.

13°) Réforme et Développement des services d’approvisionnement en produits de boucherie et de la pêche :

1-      L’importation des produits de boucherie et des animaux sur pied afin de les mettre à la disposition des consommateurs à des prix raisonnables.

2-      Installer des enclos d’élevage des bestiaux, des espèces bovine et ovine et importer de nouvelles espèces de bétail destinées à l’élevage et au développement.

3-      Contrôle et la mise en œuvre des mesures de préservation et de protection des ressources animales.

4-      Création d’une société nationale des ressources animales.

5-      La mission de cette société consiste à élaborer les plans et les propositions et à fournir les conseils en matière de développement des ressources animales et de sécurité des animaux dans les secteurs public et privé.

6-      Les personnels employés dans cette société auront le statut de fonctionnaires de l’Etat.

7-      Aménager des enclos d’élevage des bestiaux des espèces bovine et ovine dans chaque province et importer les meilleures espèces de bétail pour augmenter les chances de développement des ressources animales.

8-      Etablir des plans de développement des ressources animales en réservant des fermes spécifiques pour la culture des fourrages ; elle doit adopter les meilleures méthodes d’utilisation des engrais.

9-      L’Etat se doit d’inciter la médecine vétérinaire en organisant des missions scientifiques et en créant une section d’études vétérinaires au sein de la faculté d’agronomie qui sera mise en place.

10-  Procéder à la construction d’un réseau de transport public afin d’aider les bergers et les professionnels de la boucherie à assurer la commercialisation et le transport de leurs produits vers les marchés publics de leur choix, et ce contre paiement d’une somme modique.

11-   Aménager des compartiments frigorifiques dans les villes et villages et dans les provinces pour la conservation des produits de boucherie après abattage.

12-  Protéger le bétail (bovins et ovins) contre les agressions volontaires répandues et afin d’éviter qu’il ne soit victime des chiens sauvages féroces en l’absence de berger ou de toute personne chargée de le surveiller.

14°) Développement et protection des ressources de la pêche :

1-      Création d’une société nationale de la pêche assumant la mission d’élaborer les plans et les propositions et à fournir les conseils aux pêcheurs afin de développer les ressources de la pêche dans les secteurs public et privé.

2-      L’Etat accordera aux pêcheurs des crédits avec des conditions restrictives.

3-      Procéder à la construction d’un réseau public de transport afin d’aider les pêcheurs à assurer la commercialisation de leurs produits dans les marchés publics de leur choix, et ce contre paiement d’une somme symbolique.

4-      Aménager des compartiments frigorifiques dans les villes côtières et dans les marchés publics devant accueillir les produits de la pêche.

15°) Réforme du secteur agricole et développement des ressources agricoles :

1-      Elaborer des plans de développement des ressources agricoles nationales et l’augmentation de la production agricole nationale afin de réaliser l’autosuffisance alimentaire.

2-      Encourager les agriculteurs en leur accordant des crédits dans la mesure du possible et   en leur fournissant les engrais nécessaires.

3-      Consacrer certaines régions à certains types de récoltes agricoles susceptibles de s’y multiplier et encourager les agriculteurs à cet effet.

4-      Soumettre l’octroi de crédits aux agriculteurs à des conditions exigeant de ces derniers le respect des plans agricoles élaborés par le ministère de l’agriculture en vue de l’augmentation de la production.

5-      Le gouvernement de l’île aura la responsabilité de distribuer les récoltes agricoles dans les différentes provinces par le biais des services publics régionaux compétents et en utilisant des moyens de transport étatiques.

6-      Le gouvernement s’engage à créer des fermes étatiques faisant appel aux méthodes agricoles modernes permettant l’augmentation de la production et la réalisation de l’autosuffisance alimentaire.

7-      Construire un grand marché dans chaque ville et village, et un marché public dans chaque capitale municipale (province).

8-      Chaque agriculteur aura le droit d’écouler ses produits agricoles par ses propres moyens dans les marchés publics ou par l’intermédiaire des sociétés coopératives municipales.

9-      Créer une société des associations coopératives (complexes commerciaux) pour les différents produits dans le cadre de chaque municipalité (province).

10-  Créer dans chaque île un institut supérieur d’études techniques et professionnelles agricole.

16°) Réforme du régime matrimonial :

1-      Aider les familles à résoudre les contentieux conjugaux.

2-      Préservation des droits des divorcées et ceux de leurs enfants.

3-      Orienter les jeunes vers la moralité convenable envers les parents des jeunes femmes fiancées. 

4-      Le gouvernement aidera les jeunes afin de leur permettre de se marier relativement tôt et leur accorder des prêts et des dons incitatifs.

17°) Réforme du système judiciaire :

1-      Désignation de magistrats qualifiés en matière juridique.  

2-      Organisation de formations permanentes en faveur des juges et des personnels de l’administration juridique. 

3-      Confier à une commission composée de membres titulaires des diplômes supérieurs en sciences juridiques, en droit civil et en droit international la mission d’élaborer un projet de loi portant sur le statut du code civil et de le soumettre à l’examen de la chambre des députés pour approbation et adoption.

4-      Création d’une « Direction de Médiation des Droits des Citoyens » :

      Cette Direction de Médiation est attachée directement au Cabinet du Président de la république.

      Elle sera dirigée par un « Médiateur des Droits des Citoyens » qui aura un titre ministériel.

      Cette Direction de Médiation à pour but de suivre les injustices commises contre un Citoyen ou un étranger résidant par une décision (verdict)  juridique ou administrative ou de la Police.

      Suivre les dossiers de tout genre à l’ordre d’injustice afin de les résoudre et de restituer aux ayants droits.

    

18°) Mesures en faveur des Comoriens émigrés (émigrés) :       

1)     Développement des ressources des Comoriens émigrés :

1-      La mise à profit les investissements des Comoriens émigrés pour la réalisation de projets de développement commercial élaborés et mise en place par l’Etat ou les organisations comoriennes qui militent en faveur du développement et de la sauvegarde des investissements des Comoriens émigrés.

2-      La prise en charge de la construction des logements des Comoriens émigrés désireux de bâtir leurs demeures à l’intérieur des Îles Comores.

3-      Création d’une caisse d’assurance personnelle garantissant le rapatriement des dépouilles des Comoriens émigrés ayant souscrit à un tel projet, du pays de décès vers les villes ou villages respectifs aux Îles Comores.

Pour la réalisation de ces projets, une « Banque des Comoriens Emigrés pour le Développement » (BA.C.E.D) sera mise en place.

4-      Allègement de procédures douanières sur les colis des nos concitoyens…. 

 (Pour davantage d’informations sur ce projet, prière de consulter l’ouvrage que j’ai rédigé « Message pour la réforme au Comores »  en 1998.

2)   Constitution des « Conseils Nationaux Consultatifs des Comoriens à l’Etranger » :

1-      Il est de droit et de devoir à tout citoyen comorien de participer d’une manière positive à la vie politique, sociale et économique de son pays.

2-      La participation économique de nos concitoyens comoriens à l’étranger dispose une place considérable et essentielle qui mérite des compliments et des encouragements.

3-      Les Conseils consultatifs offrent aux Comoriens émigrés le droit de participer efficacement à la vie politique de leur pays, leur contribution à la vie économique de celui-ci étant plus importante que celle des gouvernements comoriens.

4-      Les Comoriens à l’étranger résidant hors des frontières des îles Comores disposeront des « Conseils Nationaux Consultatifs »,  devant leur permettre d’organiser leur vie politique, sociale et culturelle, et de nature à les aider à s’intéresser  activement et de façon constructive aux affaires de leur propre patrie et de participer, massivement et à grande échelle, à la vie publique de la République des îles Comores et en particulier dans la vie publique.

5-      La Communauté comorienne (dans) de chaque pays accueillant a le droit de la formation d’un seul Conseil National Consultatif et des « Fédérations Régionales ».

6-      Le Siège Social des « Conseils Nationaux Consultatifs » est fixé dans les capitales des pays accueillants (Paris : France, Tananarive : Madagascar, Saint-Denis : La Réunion …etc. et est composé de 13 membres.

7-      Le « Conseil National Consultatif » sera représenté hors des Sièges Sociaux par des Bureaux de fédérations Régionaux composés par  les représentants des fédérations régionales.

8-      La formation des commissions de travail au sein de la communauté comorienne à l’étranger est attachés aux conseils et aux fédérations :

a-       Commission des affaires politiques ;

b-      Commission d’Académie (enseignement, étudiants…etc.) ;

c-       Commission des transports ;

d-      Commission des affaires sociales et culturelles ;

e-       Commission du développement de l’Urbanisme ;

f-        Commission de la santé.

g-       Commission des affaires économiques ;

h-       Commission de l’information et des droits de l’homme.

3-     Les Associations estudiantines comoriennes à l’étrange sont considérées comme une partie des fédérations régionales du Conseil National Consultatif et assurent les mêmes missions au même titre que les fédérations. Elles jouiront des mêmes droits aux yeux du gouvernement. 

II- Mission des Conseils consultatifs à l’étranger :

1-     Etudier les problèmes politiques, sociaux, économiques et culturels des comoriens à l’intérieur et à l’extérieur des îles Comores,

2-     Elaboration de propositions destinées à y apporter des solutions et communiquer au gouvernement et aux Assemblées nationale fédérale et régionales.

3-     Soumettre des propositions, conseils et projets constructifs au gouvernement des îles Comores, aux Assemblées nationale fédérale et régionales de nature à permettre de trouver les mécanismes favorisant le développement de la vie politique, sociale, économique et culturelle des îles Comores.

4-      Les associations et mouvements comoriens politiques, sociaux, économiques et culturels et autres auront le droit de soumettre leurs propositions au Bureau Administratif du Conseil National Consultatif de leur lieu de résidence. Ce dernier devra inclure les propositions faites par chaque association, organisation ou mouvement dans la liste de ses propres propositions, à charge pour lui de les maintenir en l’état et sans en modifier ou en amender le contenu, et de les soumettre à l’Assemblée nationale fédérale comorienne au nom de la partie qui l’aura élaborée.

5-     Lesdits Conseils constitueront une tribune libre permettant d’exprimer les différents courants de pensées, opinions, et positions touchant à la vie politique, économique et sociale comorienne et avec l’objectif d’en redresser l’orientation, de sensibiliser le peuple comorien à ses devoirs et droits,  d’enrichir et consolider ainsi l’expérience des principes de concertation et de démocratie au Comores.

17°)  Création d’organismes nationaux de services publics :

Pour réaliser les objectifs fixés dans mon programme de développement et de réforme, les commissions nationales suivantes seront crées :

1-      Société nationale des produits alimentaires.

2-      Société nationale de développement des ressources animales.

3-      Société nationale de commercialisation des produits alimentaires.

4-      Caisse nationale de la retraite.

5-      Organisation nationale de prise en charge des orphelins.

6-      Syndicat du corps enseignant scolaire.

7-      Syndicat du corps enseignant universitaire.

8-      Syndicat des médecins.

9-      Syndicat des pharmaciens.

10-   Syndicat des personnels de soins (infirmières et infirmiers).

11-   Syndicat des ingénieurs.

12-   Syndicat des employés des transports du secteur public.

13-   Syndicat des employés des transports du secteur privé.

14-   Association de défense des droits des mères et des enfants.

15-   Syndicat de la police.

16-   Union nationale des écoliers et élèves du secondaire.

17-   Union nationale des étudiants et élèves des écoles supérieures.

18-   Conseil national de développement des médias.

19-   Conseil des services nationaux relatifs aux produits alimentaires.

En foi de quoi : J’en appelle à tous les Comoriens sincères et fiers quelles que soient leurs tendances et leurs aspirations, à nous rejoindre dans le cadre de cette alliance afin de constituer ensemble un mouvement national pour la réforme, et nous implorons Allah (Tout-Haut et qu’Il soit loué) pour qu’il insuffle dans cette alliance une âme nouvelle qui anime le peuple comorien et des sentiments de dévouement, d’amour, d’unité, de fraternité, de générosité et d’altruisme, et pour qu’il nous permette de nous engager dans ce mouvement en tant que combattants fidèles dévoués dans leur travail à leur foi, à leur patrie et à leur peuple et qui se mettent à l’ouvrage avec sérieux, ardeur et vigueur en vue de préserver leur foi, leur peuple et leur patrie.

Cette alliance nationale pour le développement et la réforme s’inscrit dans le cadre de l’action nationale, populaire et sincère ; il a pour objectif la constitution d’une Nouvelle Génération, alliance regroupant l’ensemble des forces nationales comoriennes dévouées qui s’emploient à débarrasser les Îles Comores des crises chroniques sociales, économiques, culturelles et politiques qu’elles connaissent depuis l’ère de la colonisation et jusqu’à nos jours, et de sauver les Îles Comores et leurs populations de la destruction et de l’extinction. La tâche est rude et la responsabilité que nous devons assumer est de taille. Cependant, en tant que Comoriens  loyaux, sincères et dévoués,  nous sommes à la hauteur de l’enjeu. (« Celui qui fait une bonne action, c’est pour soi-même, et celui qui fait une mauvaise action, c’est contre soi-même, … »).

Qu’Allâh nous accorde le succès et c’est à Lui que nous demandons assistance et justesse de vue et d’esprit.

MOHAMED EL KABIR ABDULAZIZ

Alliance Nationale pour le Développement la Réforme

(MABADILIHO)

Le 18 septembre 2015
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