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Pourquoi Mamadou dénonce un coup d’état institutionnel ?


Pourquoi Mamadou dénonce un coup d’état institutionnel ?
Les résultats ont été publiés sous fond de crise électorale.

Que s’est-il passé réellement ? 

Nous sommes le vendredi, 15 avril 2016, il est 12heures 46mn.  Le Téléphone du président de la République, Ikililou Dhoinine, sonne. C’est le chef de l’état-major, Youssouf Idjihad, qui est au bout de la file.  » Allo ! Monsieur le présent!, dit-il.

« Oui ! Youssouf, répond  le Président »  « Je vous appelle pour vous dire que  nous sommes à quelques heures du délai réglementaire imparti à la Ceni de publier les résultats », poursuit le chef de l’état-major.  » Si les résultats ne sont pas publiés avant minuit, notre pays sera plongé dans une crise juridique et institutionnelle sans parler des répercussions socio-politiques, renchérit-il »

Youssouf Idjihad a mis ainsi le président de la république devant ses responsabilités qui à son tour a décidé de publier les résultats.  » Monsieur le président, il vous appartient de prendre  les mesures nécessaires à la hauteur de vous responsabilités. Vous êtes le garant de la constitution et protecteur de la nation. Vue la situation, nous risquons une guerre civile », a-t-il souligné le n• 1 de l’And. 

« Euh, ….!  » instant de réflexion de la part du President ,  » la décision est prise: nous allons les oublier pour sauver notre nation « , a précisé Ikililou Dhoinine. 

Vers 17h45 mn heures locales, une communication à été établie entre le Palais présidentiel et les camps militaire et la Ceni. Une communication digne d’un temps de crise. 
 » Docteur. Djaza !  » dit le Président de la république.  » Vous allez publier les résultats des élections du 10 avril. Peu importe comment. Car on veut sauver ce pays. » Poursuit le Président Ikililou. 

« Oui, monsieur le président « , répond Djaza , avant d’instruire au Président les difficultés réelles qui bloquaient la publication.  

 » Débrouillez-vous mais je souhaite que vous publiiez les résultats avant minuit. » a ordonné le Président Ikililou. 

Vers les 18heures passées, l’armée nationale chapeautée par le chef de l’état-major, a mis en place une unité spéciale pour sécuriser tout le parlement afin que les résultats soient en fin rendus publics. La suite, vous la connaissez. 

Du point de juridique 
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la commission électorale -Ceni n’ a pas respecté la procédure en publiant des résultats sans une Assemblee générale en son sein pour pré-validation des résultats. Cette Assemblée devait en principe établir un procès verbal qui confirme la légitimité des résultats et l’accord de tout les membres de celle-ci. Il est vrai qu’il y a eu quelques irrégularités dont la Ceni n’a pas pu être à la hauteur. Mais il faut reconnaître qu’il y a un vide juridique dans la mesure oû entre 15 et 23 bureaux de votes ont été saccagés d’une manière délibérée. La difficulté pour  la Ceni était de savoir : fallait -il une élection partielle ou pas ? Alors, face à un vide juridique, c’est le consensus mutuel entre les parties qui devait l’emporter. Mais ça n’a pas été du tout le cas. 
 
  
Que faire maintenant face à cette crise ?

Deux mois après le début de ces élections nous y voilà à la case de départ, c’est-à-dire tous les candidats ont gagné et perdu, mais le grand perdant dans cette situation est le peuple comorien. Alors s’il nous reste une once de patriotisme, si ces leaders pensent à tous les comoriens, il est temps de remettre les pendules à l’heure ; C’est à dire convenir, immédiatement, à la formation d’un gouvernement d’union nationale qui sera par le prince SAID ALI KEMAL.


Sa première mission sera de mettre en place au bout de 2ans des institutions républicaines capables de défendre les lois et de veiller la défense de la démocratie. Au terme de son mandat, il faut qu’il soit capable d’organiser des élections propres et transparentes avec l’aide de nos amis sénégalais, burkinabais et béninois, car ils sont les modèles de démocratie en Afrique, ce qui implique que nous allons s’en passer de l’assistance des instances continentales comme l’union Africaine et européenne. Surtout nous attendons de se gouvernement transitoire une dépolitisation de la société comorienne. Il n’est pas normal de voir un peuple qui danse et s’envoie dans le noir parce que son candidat élu de l’or que celui-ci n’est pas capable de lui donner du boulot ou apporter la lumière.

Sa deuxième mission est d’organiser un referendum pour appeler les comoriens à se prononcer sur ce système présidence tournante qui nous a complètement appauvri selon la vis de la société toute entière.


Mbadakome

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