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Pouvoir et médias traditionnels: quand la censure n’a plus de sens face à la modernité

Liberté de presse où de paroles libérées se heurtant parfois à des logiques déontologiques ? Liberté de pensée où souvent,  est-il question de faire face aux contraintes qu’imposent les normes qu’hommes et femmes se définissent en toute liberté au sein de leur groupe ? Ou plutôt liberté « sauvage », dirais-je où chacun raconte, dit, accuse, plaide, interprète comme bon lui semble, sans se soucier de rien, parce que le temps (moderne qu’il soit) le lui permet ? De toute ces liberté, j’en choisis une moins pire, la deuxième, c’est-à-dire la plus contraignante qui, à mon avis me protège plus qu’elle me libère, et par delà me libère totalement en fin de compte.

Rôle insignifiant de la censure dans la presse traditionnelle

De nos jours, et c’est un exemple que je prends, on est prêt à se lancer défis et fanfaronnades  face à deux univers médiatiques presque protagonistes aujourd’hui : la presse écrite (traditionnelle) et celle électronique (moderne). La première vit mal l’influence agaçante de la seconde dans un monde où le temps associé à l’argent (the money) dans une logique de productivité retrouve en réalité sa connotation pure et simple liée à l’or (the gold) ou au diamant (the diamond). C’est ce que j’appelle « heurts entre presse traditionnelle et temps moderne ».Ces références anglaises me semblent significatives dans l’adage anglais« Time is money » où connaître la valeur du temps, c’est savoir bien utiliser et gérer justement son temps. On est bien dans une logique où le temps est matérialisé par et pour le profit, donc dans une réalité moderne où le capitalisme s’affirme déjà comme model de progrès stimulant même la vitesse de tous les progrès qui s’en suivent. Et justement, grâce aux exigences de cette puissante doctrine du temps, les choses se sont bien accélérées, transformant extraordinairement nos quotidiens. Mais revenons sur l’essentiel de notre réflexion.  Il nous est facile aujourd’hui de s’informer par le smartphone (cet ordinateur de poche) ou de rester chez soi devant l’ordinateur, voyager assis au lieu de marcher sous la pluie ou le soleil pour se rendre dans un kiosque. C’est une logique en rapport avec un contexte général où La Gazette des Comores comme Al-Watwan par exemple seraient facilement accessibles en ligne à l’heure matinale où je prends la décision de faire comme si je me rends à la librairie me procurer leurs nouvelles parutions d’information. Arrivé là, on peut se demander si l’acte de censurer serait-il pourvu de sens aujourd’hui. Tel est le point que je vais aborder prochainement.

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