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Présidentielles 2016 : Un Sambi peut en cacher un autre…

Présidentielles 2016 : Un Sambi peut en cacher un autre...
      Vers une défaite inéluctable de Mohamed Ali Soilih alias Mamadou

En dépit de l’éviction du président d’honneur du parti JUWA de la course présidentielle, la peur reste palpable du côté du gouvernement, et ce, malgré l’impressionnant arsenal mis en place pour assurer une victoire au sulfureux et éternel ministre des Finances Mamadou. Leur slogan? Celui de Gbagbo : « On gagne ou on gagne »!

Un plan pervers a été établi,  consistant à licencier partout où il y a un fonctionnaire qui ne fait pas allégeance à Mamadouu ou Msaidié, en les remplaçant par des énergumènes et des griots, pourvu qu’ils louent à longueur de journée « l’inaction » du pouvoir.

A quelques jours du lancement de la campagne, une pluie de décrets et d’arrêtés ne cesse de tomber, et il suffit de faire une petite visite au JO pour s’en rendre compte.

Et comme si cela ne suffisait pas, tous les organes chargés de l’élection sont dirigés par leurs partisans, histoire d’organiser un hold up électoral. Ils s’en vantent même!

Oui, ils sont convaincus qu’ils perdront ces élections si elles devaient se dérouler de manière transparente et équitable, parce qu’à la fin de leur mandat, ils se rendent compte de la souffrance et du mal qu’ils ont fait subir à la population, comme s’ils se trouvaient dans un état d’inertie totale  ou vivaient tout simplement dans une autre planète.
A cela s’ajoute l’utilisation abusive des biens de l’Etat à des visées électorales mais tout ça ne leur suffit pas pour avoir la conscience tranquille.

Il est vrai que les candidats d’Ikililou ne sont pas les plus crédibles, ils incarnent à eux seuls les plus mauvais garçons de la République en termes de détournements de fonds et corruptions multiples.

Les faits sont connus de tous et les affaires plus graves les unes que les autres, de l’affaire boullmining à celle de handuli, en passant par les révélations fracassantes par Alwatwan Magazine sur les finances publiques et les passassions de marchés, sans oublier la protection apportée sans vergogne à Abou Achiraffi, l’homme (parmi d’autres) du détournement de l’argent de la citoyenneté économique, tout ça dans le passif de Mamadou.

Pour rappel, dans cette tristement affaire dite Boullmining, Monsieur l’éternel Ministre des Finances n’a pas hésité à usurper la signature du Vice-président Fouad Mohadji, acte qui relève de la haute trahison, et l’Etat comorien s’est vu trainer en justice et l’image du pays accusant un sacré coup.

Son candidat à la vice-présidence pour le compte d’Anjouan n’a pas non plus brillé par son intégrité dans la gestion des biens publics.

Celui-ci s’est illustré dans la gestion opaque des fonds destinés à la réfection des routes en surévaluant abusivement et surfacturant le prix du kilométrage, pour finalement s’arranger avec les prestataires, la pratique est connue.

Il s’est enrichi illicitement à travers ces méthodes pas du tout catholiques et qui n’honorent pas ses fonctions, pendant que l’autre candidat à la vice-présidence de Mohéli, l’ancien propriétaire de Comores-télecoms, est aujourd’hui milliardaire, non pas parce qu’il a hérité une fortune de sa famille mais parce qu’il était Directeur Général de Comores télécom et y a sévi pendant 4 ans.

Le mauvais garçon comme aimait le nommer ARM, avait fait la prison pour avoir été pris la main dans le sac, détourné 16 containers de câbles et des milliards volatilisés mais finalement relâché après l’intervention du couple présidentiel, solidarité Mohelienne oblige, quoique les mauvaises langues parlent d’un partage du butin. Exemplarité quand tu nous tiens ! 

Outre ces scandales financiers à répétition et la mauvaise gestion des ressources qui ont conduit le pays en faillite, le candidat d’Ikililou trouvera sur son chemin un adversaire redoutable, qui aura les arguments pour doucher les petits espoirs de son poulain.

Il s’agit du député et charismatique leader du PEC, Maître Fahmi Said Ibrahim, soutenu par l’ancien président Sambi et le JUWA.

Les amis du pouvoir sont non seulement des kleptomanes parentés qu’ils ont aussi pris leur secret désir pour la réalité : ils se sont laissé convaincre que le président Sambi prendrait son ancien ministre des Relations extérieures et fidèle allié comme colistier en Grande –Comore.

Un scénario idéal pour eux, puisqu’ayant toutes les garanties du rejet par la Cour constitutionnelle de la candidature de l’ancien président pour ouvrir à Mamadou, dans la sérénité et la quiétude, la voie de Beit-salam.

Mais ça, c’était sans compter sur la clairvoyance et l’intelligence de l’ancien Rais, qui n’était  pas disposé à faire plaisir à ceux qui prenaient leur fantasme pour de la réalité.

C’est ce qui explique l’affolement du camp Mamadou depuis l’annonce officielle du plan B, composé de l’enfant et député d’Itsandra, Maître Fahmi Saïd Ibrahim et comme colistiers l’ancien ministre et député Mohamed Bacar Dossar (Anjouan), l’ancien ministre et ancien élu du Mitsamiouli Djaffar Mansoib (Grande-Comore) et Mohamed Elhad Hassane, coordinateur de JUWA à Moheli, trois cadres du parti JUWA et proches de Sambi.

Cette panique s’exprime dans les blogs qui soutiennent ceux qui ont ruiné le pays et qui veulent être la solution aujourd’hui, avec son lot de manipulations qui ne trompent personne.

Non, nos bourreaux ne pourront jamais être nos libérateurs !

En panne d’arguments et en l’absence d’un bilan à faire valoir, il ne leur reste que les injures et le montage des chantiers politiques pour espérer déstabiliser l’alliance JUWA-PEC, comme seul argument.

Mais ils trouveront en face un mur et une résistance acharnée de tous les patriotes, déterminés à sauver le pays en le sortant du gouffre dans lequel il est plongé, pour lui redonner l’espoir de se relever.

Mbadakome

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