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Problème d'accès à l'eau aux Comores, une situation qui empire.

Le problème d’accès à l’eau touche l’ensemble du territoire de l’Union des Comores, des îles dont le climat est de tropical Humide. L’absence d’une saison sèche marquée et les quantités de précipitations reçues dépassant 1000 mm témoigne que l’eau est omniprésente dans l’archipel. Le problème se pose au niveau des compétences techniques : aménagements hydrauliques et gestion de la ressource. En effet,  la BAD avait injecté des milliards de KMF pour apporter une solution à la crise de l’eau sous le gouvernement IKILILOU. Le projet a pris pris fin, l’argent a été dépensé. L’a situation d’accès à l’eau en Grande-Comore, à Mohéli et à Anjouan n’a fait qu’empirer, l’eau ne parvient pas dans les foyers. En milieu rural, n’en parlons plus.  Quel était la raison d’être de ce projet  ? Comment les fonds ont-ils été gérés ? 
 
Ndzuwani-2016 vous invite à lire l’article suivant publié par la Gazette. Cela illustre la gravité de la situation  pour le cas de la Grande-Comore. En réalité, le problème de l’eau mérite d’être traité dans sa globalité au niveau national.
 
Bonne lecture !

La direction de l’eau sommée de trouver une solution d’ici 3 mois… 

Le vice-président en charge de l’énergie exige de la direction de l’eau une fourniture régulière dans deux à trois mois.

Problème d'accès à l'eau aux Comores, une situation qui empire.

Défi et Pression. Quand on sait déjà que les problèmes d’électricité devront être résolus au niveau national d’ici fin janvier ou début février, l’on s’acheminerait aussi vers la fin de la pénurie d’eau notamment dans la capitale fédérale, Moroni et ses environs. Sur un ton catégorique, le vice-président en charge de l’énergie a donné un délai de 3 mois aux responsables de l’eau pour que le liquide précieux coule régulièrement au moins « de Vouvouni à Moroni ». La consigne a été on ne peut plus clair ce mardi, lors d’une cérémonie de présentation des vœux du nouvel an à la vice-présidence.
 
«Toute personne qui ne pourrait pas s’impliquer, là on ne peut pas travailler avec. Donc autant s’impliquer car l’eau, il faut qu’elle coule de Vouvouni à Moroni, dans deux à trois mois », a insisté le vice-président Djaffar Ahmed Said, sur un ton ferme, devant les responsables des directions placées sous sa tutelle. 
 
Interrogée sur les exigences du vice-président, la directrice nationale de l’eau et assainissement dit croire pouvoir honorer la date butoir: « Nous croyons qu’en effet dans deux à trois mois la fourniture de l’eau sera régulière. Nous pourrons respecter ce délai », répond Chadhouliati Abdouchakour, la directrice. Selon elle, il y a trois nouvelles pompes hydrauliques qui sont attendues de Nairobi pour remplacer les deux autres qui sont tombées en panne.
 
« Actuellement, il n’y a qu’une seule pompe opérationnelle. Ce qui explique ce désagrément dans la fourniture de l’eau », avance celle pour qui la régularité de l’eau dépendra en grande partie de la régularité de l’électricité. A ce point précis, on peut dire que la direction nationale de l’eau a une marge de temps car le compte à rebours pour la fourniture régulière de l’eau est engagé jusqu’à fin mars, pendant que pour l’électricité, les autorités ont prévu la fin de l’obscurité au plus tard début février.
 
En tout cas, le message du vice-président sonne comme un avertissement. Les responsables concernés doivent en assumer les conséquences, le cas échéant, s’ils n’ont pas réussi à relever le défi sur leurs missions respectives. Au boulot !
Toufé Maecha
La Gazette des Comores

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