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Quand Anjouan se réveillera de nouveau, les Comores…

Quand Anjouan se réveillera de nouveau, les Comores…

Le renouveau politique des Comores va se jouer à Anjouan

Par ARM

      La vidéo est accessible sur Internet. On y voit une classe politique anjouanaise très unie et bien décidée à ne pas laisser les desperados tuer les Comores sans réagir. Cette vidéo, qui est déjà entrée dans l’Histoire, montre une classe politique capable de dépasser ses divergences quand les intérêts légitimes de son île sont en jeu. La chose a déjà eu lieu par le passé, mais dans un contexte politique différent. Déjà à cette époque, au début de la crise séparatiste à Anjouan, le 16 février 1997, un fonctionnaire international malien en poste au Maroc disait à l’étudiant comorien assis devant lui ce que les Comoriens pourraient faire de bien pour leur pays s’ils pouvaient s’unir de la même manière, mais pour réclamer la fin de l’incompétence criminelle et de la corruption, et le début de l’application des règles de la bonne gouvernance.

Après avoir visionné jusqu’au bout la vidéo sur la réunion de Dar Nadjah, à Anjouan, on constate que la marche vers l’implosion géante de l’archipel des Comores est entamée. Le gouvernement de l’Union ne va pas pouvoir «embarquer» le système onusien dans sa galère aussi facilement qu’il croyait. L’envoyé spécial du Secrétaire général de l’ONU à Moroni, habitué aux soubresauts politiques et institutionnels des pays membres de l’Union africaine, n’est pas né de la dernière pluie. Il a adopté la méthode de la transparence et de l’ouverture, en recevant toutes les parties et en leur faisant part de ce que disent les uns et les autres. Apparemment, telle fut la condition de cette mission avant d’émettre toute réponse de soutien organisationnel et financier à la tenue des assises de la haine et du mépris.

Du coup, une question légitime lui est apparue: pourquoi l’urgence de tenir ces assises avant la fin de cette année, dans un pays pourtant qui a dépassé depuis un bon moment le stade dit «post-conflit»? Qu’on le dise aux Comoriens et à la communauté internationale, et les vaches seront mieux gardées! En fait, on peut se permettre d’esquisser la réponse ci-après: deux hommes se fixent deux dates symboliques dans leurs plans diaboliques, probablement sans se concerter, dans leur complicité mêlée de cache-cache égocentrique. Tout d’abord, il y a le haineux, aigri et fantasque polpotiste français Idriss Mohamed Chanfi, qui voudrait saisir la «Journée du 12-Novembre dédiée à Mayotte» pour se faire une énième publicité gratuite, tout en officialisant son divorce d’avec le prétendu «Comité Maoré», qui n’a de Mahorais que le nom, et avec lequel il pense pouvoir s’essuyer enfin les pieds, en vue de son remariage incestueux avec le Mouvement également incestueux du 11-Août, jugé plus rentable à tous points de vue. Le renégat!

S’applique ainsi le fameux principe du maki sur les manguiers de Massangani, Mbabani, Ndzadzema et Hawengo, dans les environs de Djoiezi: saisir d’abord une branche avant de lâcher l’autre. Sauf qu’il n’arrivera jamais à expliquer à qui que ce soit pourquoi et au nom de quelle représentativité (lui qui avait péniblement atteint 1% à l’élection gubernatoriale de la Grande-Comore en 2016) peut désigner 12 personnes de son Mouvement cocufié du 11-Août au Comité de Pilotage des Assises «nationales», CPAN, pour les intimes.

La question est d’autant plus légitime qu’au même moment, toutes les institutions étatiques réunies (Union des Comores, Îles autonomes et communes) n’y sont représentées que par une dizaine de personnes? Une misère. Dans cette même optique, il est tout aussi surprenant, antinomique et anachronique de voir que les communes du pays ne peuvent être représentées que par une seule personne. La même réflexion peut être faite sur la communauté des Comoriens de l’étranger (dont les résidents à Marseille ou à Majunga sont plus nombreux que ceux de Moroni, capitale du pays), qui se voit attribuer un seul et unique représentant.

Pis, il ne s’agit même pas de la personne dont le Mouvement du 11-Août aurait signalé le nom à Bête-Salam en vue du décret nominatif. C’est pathétique. Il s’agit de l’autre larron en foire, qui a une date à vite faire enterrer, celui qui se vantait d’être le père attitré de l’Accord de Fomboni d’un certain 17 février 2001! Le 17-Février est une date qui doit désormais et rapidement disparaître du calendrier et même de l’Histoire, après avoir été promis pendant la campagne présidentielle de 2016 aux plus hautes et prestigieuses distinctions. Cette date devait même remplacer la célébration du débarquement patriotique à Anjouan, le 25 mars 2008, lors de la valeureuse Opération Démocratie aux Comores, conduite avec brio et sans effusion de sang par l’Armée nationale de Développement (AND) du héros national comorien, le Général Salimou Mohamed Amiri, avec l’appui de l’Union africaine.

Une autre date est à effacer du calendrier grégorien, musulman, bouddhique et maya, le 28 septembre 1995, d’autant qu’elle met trop en évidence, la fuite d’un certain «Colonel» et chef d’État major face à une bande de mercenaires d’une part et, d’autre part, des années de complicités sous couvert de négociations infinies avec le séparatisme d’autres «Colonels» dévoyés et en carton-pâte. Ce deuxième individu des calculs apocalyptiques et messianiques n’est autre que le «pouvoiriste» polygame Azali Assoumani Boinaheri. Oui, Boinaheri.

Les assises de la haine et du mépris doivent donc se situer après le 12 novembre 2017 pour l’un, et avant le 17 février 2018, pour l’autre. Pour cela, la revendication de Mayotte, au nom de laquelle le Mouvement du 11-Août a été initié, dans le sillage des Jeux des îles à La Réunion, peut se contenter de 4 personnes pour cette messe basse dite du bilan de 42 ans d’incapacité à élaborer une solution à l’épineuse et vitale question à la fois de souveraineté et de conception d’un modèle cohérent et satisfaisant du vivre-ensemble dans l’archipel. En somme, comme il le clame, le Nouvel Ensemble comorien dont il réclamait la paternité à hue et à dia ne relève plus que du statut de «garrot» appliqué à un handicapé, autrefois qualifié de «bœuf à 3 pattes»!

Il ne reste donc plus qu’à attendre pour savoir à quelle date, un 3ème homme va sortir du bois et imposer la sienne dans la perspective de l’exploitation pétrolière et gazière, semble-t-il dès 2018? S’agit-il de la raison essentielle de toute cette tempête dans un verre d’eau? Pour l’heure, les habitants de l’archipel qui boivent déjà la tasse au quotidien et voient leurs enfants sombrer régulièrement dans le grand cimetière marin situé entre Anjouan et Mayotte refusent d’être en plus les dindons de la farce sinistre, et du tripatouillage institutionnel permanent. Pour ceux qui ont la mémoire courte, Ali Soilihi avait cru avoir gagné la bataille de Mohéli, lors du fameux référendum d’octobre 1977 entre le Président et son «Remplaçant», ne récoltant que 3% des suffrages des Mohéliens, même après la fraude. À son tour, Ahmed Abdallah Abderemane avait cru avoir imposé un énième référendum constitutionnel en novembre 1989. Paix à leur âme! Que Dieu les agrée dans Sa Demeure éternelle de la Paix.

En attendant de se retrouver devant le Jugement du Miséricordieux, Incha Allah, le Père de l’Indépendance et le Père de la Révolution doivent se demander comment le Père de la Démocratie et le Père de Réhémani ont-ils pu laisser prospérer le Père du képi de «l’émergence verbale et dansante», qui obtient chaque année une dégringolade de 5 points sur le classement «Doing Business» de la Banque mondiale. Le Saïd Larifou, danseur et avocat du «griotisme» et du «lèche-bottisme» dégoulinant d’obséquiosité servile, a encore du pain sur la planche et bien de leçons de «Bumping» de rue à suivre. Le pauvre chéri…

En attendant, fixons les yeux sur Anjouan, où se passeront beaucoup de choses, même si Mohamed Abdou Madi dit Mjamaoué se fait discret, pendant que les tristes sires Mohamed Saïd Fazul dit Babadi et Bianrifi Tarmindhi complotent pour prendre part aux assises honnies.

Par ARM

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© www.lemohelien.com – Dimanche 5 novembre 2017.

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