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Quand Houmed Msaïdié daubait sur Assoumani Azali

Quand Houmed Msaïdié daubait sur Assoumani Azali

Il aimait médire et ricaner sur le dictateur fou de Mitsoudjé

Par ARM

     À cause du dégoût dû au manque de dignité et de personnalité de Houmed Msaïdié Mdahoma face au dictateur fou de Mitsoudjé, nous devons publier de nouveau un article écrit le 26 février 2016 suite à un appel du mendiant du Mboudé à votre site préféré. À l’époque, Houmed Msaïdié Mdahoma crachait et vomissait sur son ennemi qu’était le mort-vivant et «pouvoiriste» polygame fou Assoumani Azali Boinaheri dit Bakapihi, «Le Père qui ne prépare jamais à manger». C’est lui qui a dit à votre serviteur que du fait de sa mendicité envers Ikililou Dhoinine et son épouse, le «concubinocrate» Assoumani Azali Boinaheri était devenu un «lèche-bottiste», selon Kiki. Les «lèche-bottistes» sont avec le «lèche-bottiste».

Azali Assoumani a failli se faire tuer par le bœuf de la danse à Mohéli

Les gens avaient déjà lancé: «À Dieu nous sommes, à Dieu nous retournons»

Par ARM

      Le monde entier est au courant du rôle de marieur qu’a joué avec professionnalisme, brio abnégation et patriotisme l’ancien Président Azali Assoumani lors du «mariage d’État», celui de la petite sœur de la Première Dame des Comores, à Mohéli, un mariage qui avait réuni le ban et l’arrière-ban de la classe politique comorienne à Fomboni, la semaine passée. Les initiés savent que de tous les invités officiels venus des quatre coins des Comores, seul Azali Assoumani, honneur suprême, avait eu l’autorisation de la Première Dame pour aller voir la mariée. Ne fait-il pas partie de la Famille présidentielle, grâce au «génie diplomatique» de son plus qu’ami Hamada Madi Boléro, Directeur du Cabinet du Président chargé de la Défense, le plus proche collaborateur du chef de l’État? En plus, entre personnes de bonne compagnie, on lui devait bien ça, après tout ce qu’il a fait pour accueillir le Président de la République et beau-frère de la mariée, les invités et les badauds, pour égorger les bœufs, pour inspecter chaises et bâches du Madjliss, pour apprendre aux gens comment faire la danse du bœuf. Justement, en parlant de bœuf, celui bien gras autour duquel on a bien dansé sur la place centrale de Fomboni au cours du mariage a failli provoquer un drame, en tentant de tuer à coups de cornes et de coups de pattes notre bon Colonel Azali Assoumani, qui eut la veste toute déchirée. Entièrement déchirée. Ce fut sale. Très sale. Ce fut un spectacle poignant.

Très émus par la scène qui se déroula sous leurs yeux, les danseurs avaient poussé des cris et avaient commencé à psalmodier le verset du Coran en cas de décès: «À Dieu nous sommes, à Dieu nous retournons».

Le verset du Coran a été psalmodié avec un tel empressement et avec une telle ferveur que même les gens qui étaient à Djoiezi avaient entendu le cri de détresse. Ils avaient les mains sur la tête, sachant qu’un malheur venait de se produire. Très sensibles, les Djoieziens. Mais, au moment où se déroulait le «drame bovin», Azali Assoumani n’était pas seul. Comme quoi le métier de «lèche-bottiste» (un mot aimable de Mohamed Daoud, dit «Kiki» pour parler d’Azali Assoumani) et de pique-assiettes peut conduire à une mort violente. À Mohéli. Où, souvent, il ne se passe rien. Une île tranquille, Mohéli… Alors, allez imaginer la mort violente d’un ancien Président de la République sur l’île par un bœuf, à coups de pattes et de cornes. Ça ferait du désordre sur l’île pour des siècles. Un bœuf qui tue un ancien Président…

Ce Mohélien vivant en France, en apprenant la chose, s’écria: «À Dieu nous sommes, à Dieu nous retournons. C’est une réelle tentative d’assassinat car le tout-Mohéli sait que la danse du bœuf n’est pas une affaire de Grands-Comoriens, qui ont leur propre répertoire en matière de danses traditionnelles. Au surplus, dans une danse du bœuf, quand il y a des personnalités dans l’arène, on ne détache et ne lâche jamais le bovin. On attend jusqu’à la fin de la cérémonie, quand les personnalités ont quitté l’arène et quand il faut faire rentrer le pauvre animal. Dès lors, le Procureur doit se poser la question de savoir si ce sont les adversaires politiques d’Azali Assoumani qui ont voulu faire tuer l’ancien Président, ou si c’est cette personne influente de Beït-Salam qui ne supporte pas le franc-parler de Razida qui voulait se débarrasser d’un homme qui a l’habitude de dire ce qu’il a sur le cœur. J’en appelle au Procureur pour l’ouverture immédiate d’une enquête pour tentative d’assassinat sur deux personnalités publiques».

En attendant l’ouverture de l’enquête et ses conclusions, il est nécessaire de se montrer très indulgent envers le Colonel Azali Assoumani, qui, en plus du procès bâclé sur ordre de Beït-Salam pour lui attribuer la direction discutée de la CRC, doit remercier Ikililou Dhoinine pour une autre petite gâterie personnelle. En effet, quand il fut investi Président de la République, Ikililou Dhoinine avait signé un décret sur l’attribution d’une pension à un certain nombre de personnalités, incluant les anciens Présidents de la République et les anciens Gouverneurs ou Présidents des Îles autonomes. Seuls les anciens Présidents et les anciens Gouverneurs qui étaient en exercice jusqu’en 2011 étaient concernés. Du coup, deux personnalités s’en trouvèrent exclues: l’ancien Président des Comores qu’est le Colonel Azali Assoumani (1999-2006, donc avant 2011) et l’ancien Président de l’Île autonome de Mohéli qu’était Mohamed Saïd Fazul (2000-2007, donc avant 2011).

Ravalant toute fierté personnelle, Azali Assoumani rampa sur la moquette de Beït-Salam, se jeta aux pieds d’Ikililou Dhoinine, roula des mécaniques, raconta des histoires décousues, et finit par obtenir gain de cause. Ikililou Dhoinine lui attribua une confortable pension d’ancien Président de la République et coule des jours heureux, en attendant que le chef de l’État lui attribue une somme confortable pour se porter candidat à l’élection présidentielle de 2016. Un échange de bons procédés.

Par contre, le pauvre Mohamed Saïd Fazul, qui n’est même pas fonctionnaire et n’est accroché à aucun emploi, a tout fait et, comme à son habitude, Ikililou Dhoinine le méprise et a décidé de le faire mourir de faim. En Guinée-Conakry, où Ikililou Dhoinine a fait ses études en Pharmacie, l’ancien dictateur Ahmed Sékou Touré faisait mourir ses ennemis réels ou supposés par la «diète noire», une inhumanité consistant à les priver de nourriture jusqu’à les faire mourir de faim. Mohamed Saïd Fazul est libre de ses mouvements, mais est un prisonnier politique de luxe car il n’a pas eu la chance d’Azali Assoumani, puisque l’État le fait mourir de faim. En plus, on nous dit que c’est ce même Mohamed Saïd Fazul que le Président Ikililou Dhoinine devra livrer au Colonel Azali Assoumani lors de l’élection présidentielle de 2016 pour en faire un colistier afin de laisser le champ libre à Mohéli pour que la Première Dame puisse s’y faire élire Gouverneure en 2016. Mohamed Saïd Fazul a fini par s’allier au Vice-président Fouad Mohadji et à Ahmed Sambi. Il faut bien vivre…

En attendant, le Colonel Azali Assoumani a quand même eu le temps de se changer et de porter un costume qui n’a pas subi les outrages d’un bœuf élevé quelque part dans la campagne mohélienne. Un bœuf se moque des costumes. Et quand ledit bœuf a passé sa vie à brouter l’herbe de Mohéli, il devient encore plus insolent. Mais, les bœufs sont utiles parce qu’ils peuvent venger les hommes des malheurs qu’ils ont subis du fait d’autres hommes. Pour le costume entièrement déchiré du Colonel Azali Assoumani, la nation comorienne dans son ensemble compatit. Nous compatissons, mon Colonel.

Par ARM

© www.lemohelien.com – Mercredi 26 février 2014.

Par ARM

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