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Quand on veut incarner les responsabilités de l’Etat, on y prête beaucoup plus attention !

Il y a une semaine, certains parmi nous, étions heurtés par le fait courageux de l’un des célèbres avocats comoriens, aussi leader politique, Me Larifou pour avoir publié des banderoles sur sa page facebook dont le message véhiculait la haine. Nous avons tout de suite réagi face à cet acte que nous avons qualifié d’ignominie. Ces banderoles parce qu’ils véhiculent un message négatif à l’égard de l’Histoire et à la mémoire collective, nous nous en sommes indignés et continuerons à le faire aussi longtemps que cela se répètera. En aucun moment, l’un voudra se substituer ou se confondre à l’autre pour endosser l’erreur que l’un a commise. Entre reconnaitre ses erreurs, ses égarements et vouloir à tout prix effacer ceux-ci sans l’avouer, il y a ceux qui y prête attention, ceux qui veille juste pour en limiter les dégâts au risque d’être contraint à l’explication et à la justification tardive.

Mes chers amis, si certains ont compris que dénoncer la publication de ces images par le leader de Ridja, cela relève de l’outrage, ils n’en ont rien compris alors. Si certains parmi nous ont interprété notre cris comme étant quelque chose ressemblant à l’offense, qu’ils nous expliquent pourquoi ces images en question ne figurent plus sur le mur de Me, pourquoi ces images-là ne circulent plus depuis ? – La réponse est simple : c’est que tout le monde s’en est rendu compte que, que ces slogans-là sont salissants, salissent toute un patrimoine national, toute une Histoire collective que nous assumons tous aujourd’hui. Les gens ont compris, et heureusement, que l’acte en soi de produire des slogans de la sorte, pire encore, de filmer ces billets pour les publier, cela était dangereux et dégradant. Voilà pourquoi ces banderoles, nous ne les voyons plus, nous ne les avons pas vus durant le séjour d’Azali à Anjouan.

Personne ne s’est réjoui de ce qui s’est passé à Mohéli entre deux blocs pourtant faisant partie du clan que nous combattons aujourd’hui. Nous n’en sommes pas réjoui parce que cet incident-là a beaucoup plus de symbolique : il démontre la bassesse encore une fois d’une politique incarnée par des amateurs agonisés par l’égocentrisme et l’égoïsme. C’est le camp de ceux qui sont au pouvoir qui, eux incarnent, devraient incarner l’Etat s’il vous plait. Or incarner l’Etat, cela ne s’improvise pas, incarner l’Etat, cela s’organise, se construit, demande trop d’attention car c’est avant tout une question de crédibilité, un souci de rigueur et d’image.

Je voudrais enfin dire qu’heureusement nous sommes là. Heureusement, nous avions été là pour tirer la sonnette d’alarme, pour dire stop, ces images-là nous ramènent loin, très loin. Heureusement, nous avions été entendus puisque, comme je l’ai souligné un peu avant, elles ont été retirées, en tout cas, personne n’en a fait l’apologie depuis. Soyons donc responsables pour pouvoir assumer, chacun ses responsabilités au lieu de venir après, chercher des échappatoires, jouer avec les statuts de victimes…De ma part, j’assume mes articles, ma pensée et en aucun moment, cela constitue ni une guerre ni une provocation encore moins une rupture avec mes amis qui ne partagent pas mon opinion politique. Je dis simplement qu’il faut un peu de sérieux lorsqu’on veut incarner la République et ce qui va avec s’il vous plait !

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