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Quand Sambi ne fait pas assez vendre, Me Mahamoud passe à Idi Boina

Voilà maintenant que jour après jour, les intentions politiques de Maître Mahamoud, avocat de l’ancien président Sambi – inculpé par la justice pour détournement de fonds sur le dossier de la citoyenneté économique – se dessinent.

Pour rappel, il s’agit d’une loi qui remonte à son régime et dont la mise en exécution a causé un grand danger, tant pour l’image du pays à l’extérieur, que pour sa gouvernance interne.

D’une part nous avons le tort causé sur le territoire national, dans la mesure où les Comores ont vécu une progression rapide de la religion chiite, tout en constatant une forte présence des agences iraniennes.

D’autre part, à l’international, plusieurs États arabes ont été obligés d’appeler leurs consuls à revoir la procédure d’octroi de visas, autrefois validés sur place. C’est notamment le cas de l’Égypte, l’Arabie saoudite, le Maroc et j’en passe. Par conséquent, nous sommes obligés désormais de prendre leurs visas sur places. Malgré nos accords bilatéraux et économiques, ces pays se méfient de nos passeports.

Nous rappelons aussi que des unités de production de passeports comoriens se faisaient à Dubaï et en Iran par le biais de proches de Sambi. La vente était à « gogo » comme on dit. On se souvient aussi, lorsque la justice a mis la main sur de l’ancien patron de la sûreté nationale Abou Achraffi soupçonné d’avoir un montant de 2 milliards de nos francs dans un compte à Dubaï.

Dans un monde sauvagement dominé par le terrorisme, notre pays est toujours sous les radars des services des renseignements américains. A l’époque la visite inopinée du FBI pendant 48h, sans que nos services ne soient mis au courant, illustre en fait ce virage de 180° de la réputation de notre pays.

Mais pour cacher la vérité au grand publique, nos services de renseignements se trouvaient dans l’obligation de raconter des salades au peuple et d’insinuer que l’objectif de cette visite avait pour but, je cite : « chercher les parents de Mohamed Fazul, un enfant des Comores, soupçonné d’être dans l’organisation sous commandement de Hussam ben Ladin ». On en avait presque les yeux mouillés.

Il est donc étonnant de voir notre Jacques Verges national (Mahamoud), à la suite d’une visite en France, rencontrer les sympathisants de Sambi et sa famille, omettre tous ces faits réels et convoquer la presse comme s’il était toujours en campagne politique. Mais nous avons maintenant compris que tout cela n’était que du business.

Maintenant, il répète partout (où il peut) que son client est très gravement malade et que son expert médical demande à ce que ce dernier soit évacué à l’étranger, sans en préciser la maladie. Tout en gardant l’anonymat de ce médecin, dont personne ne sait s’il est ou pas assermenté par l’ordre de médecin à Moroni. Un beau coup de pub, ou comment sacrifier un homme pour ses intérêts personnels.

Des bobards bien organisés, basés sur la fabrication de supposés documents pour lui permettre de gagner la confiance du parti et de se relancer dans l’arène politique. Objectif : législative 2020.  Chapeau l’artiste.

En effet, en voulant gagner son procès dans les médias et faire progresser sa popularité à Moroni où une poignée de Sambistes le soutient, il compte orchestrer un soulèvement populaire autour de sa cause. Mais cher Monsieur, les Comoriens ne sont pas dupes et ne peuvent être manipulé comme vous le souhaiter Sambi les a déjà abusés et à consommer leurs espoirs avec ses mensonges et son hypocrisie. Et rappelons-le, un procès ça se gagne au tribunal.

Cet échec médiatique ne lui a pas suffi. On a assisté hier, encore et encore dans nos réseaux sociaux à une passe d’armes avec l’entrée en lice d’Abdillah Saïd et Fahardine deux avocats (en quête d’identité) récemment listés au barreau de Moroni et associé à Maître Mahmoud Ahamada

On reviendra sur eux dans nos prochains numéros.


Dans la même dynamique que leur mentor, tout se joue sur Facebook. Ils ont tenu une conférence de presse avec cette fois-ci comme fer de lance, le dossier d’Idi Boina placé en détention provisoire par la cour de la sûreté de l’État. On nous a rapporté qu’il vient tout juste d’agresser un gardien en prison.

En effet, puisqu’il n’a pas encore été jugé, celui-ci n’a pas bénéficié de la grâce présidentielle. Sachant qu’il dispose de moyen de défense assez limité, ces derniers ont appelé les jeunes de Mbadjini et sa famille à descendre dans la rue pour faire sortir Idi Boina, par la force. Quelle honte !

Comment des axillaires de justices peuvent appeler à la haine et à la violence ? Où sommes-nous ? Il suffit de bien regarder la vidéo de leur conférence pour se rendre compte qu’ils ne méritent pas d’être avocats.

Idi Boina connu pour son agressivité n’a pas eu droit à la grâce et au moment où il attend son procès, celui-ci se met à commettre des infractions en prison.

Nous autres observateurs, on s’attendait à ce que nos deux chers avocats nous apportent de nouvelles pièces justificatives au dossier ou qu’ils nous éclairent sur la situation de leur client. Mais non, ils virent dans les mêmes travers que leur chef.

Donc si on comprend bien, après l’échec médiatique à Moroni, on lance la balle dans la région de Mbadjini où ses assistants prennent le flambeau pour attiser la haine. Jolie.

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