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«Que diable allait-il faire dans cette galère?» (Molière)

«Que diable allait-il faire dans cette galère?» (Molière)

Ahmed Ali Amir, nouvel acteur des Fourberies de Scapin

Par ARM

     Il y a de quoi rire pendant un siècle. Ahmed Ali Amir, héraut et héros de la liberté de la presse aux Comores, le chef du journal gouvernemental Al-WawaCelui qui pique, fait démanger ou fait piquer») qui y a été limogé «sans gâteau» en 2018, est nommé à Bête-Salam prétendument pour assurer la «coordination de la communication et de la presse de la Présidence et du gouvernement». Rien que ça? Il est notamment chargé de faire des Comores une démocratie scandinave en matière de liberté de la presse. Comme c’est mignon! Que c’est mignon! Quelle grandeur d’âme! Le comble, c’est qu’il croit qu’il va réussir à faire d’un dictateur inculte et fou un champion scandinave de la liberté de la presse, alors qu’on ne reforme jamais ce qui n’est pas réformable. En 2018, nombreux parmi nous avions été écœurés par son limogeage inélégant et barbare. Aujourd’hui, nous constatons qu’il nous a enculés sans vaseline. Désormais, chaque fois que nous le verrons passer, nous serons obligés de serrer nos fesses et de changer de trottoir. Triste…

Ne nous étonnons de rien, pourtant! Ahmed Ali Amir est lié au fugitif international Hamada Madi Boléro par «le pacte de la mangrove avec la mer». Or, le même fugitif international Hamada Madi Boléro est lié par un autre «pacte de la mangrove avec la mer» au mort-vivant et «pouvoiriste» polygame fou Assoumani Azali Boinaheri dit Pakapihi, «Le Père qui ne prépare jamais à manger». Dans le Tome I de ses prétendus Mémoires, le fugitif international Hamada Madi Boléro explique que, quelques minutes seulement après le coup d’État du «concubinocrate» Assoumani Azali Boinaheri, le 30 avril 1999, il avait été convoqué au Camp militaire de Kandani par la junte.

Tout de suite après, à qui va-t-il rendre compte? À Ahmed Ali Amir: «Je décidais alors d’en parler à l’un de mes plus proches amis et collaborateurs dans le parti. Ahmed Ali Amir me suggéra donc de rencontrer vite le président Mchangama et de lui parler de l’entretien que je venais d’avoir avec le colonel Azali. Le président du PRC [Mchangama] nous écouta attentivement et me demanda ce que je pensais de tout cela» (p. 125). Et, ce n’est pas fini, puisque «Mchangama demanda au parti d’accepter la proposition des militaires […]. Seul, celui qui est devenu plus tard un de mes proches collaborateurs, Mohamed Farouk, et Tocha Djohar, votèrent contre. […]. Nous nous retrouvâmes chez Mchangama avec Ahmed Ali Amir et Colombo pour commenter la décision du bureau politique. C’est à ce moment-là que Mchangama entra en contact avec le colonel Azali pour étudier ensemble mon cas» (p. 126). «Mon cas»? Voilà qui ferait rire un cadavre en pleine décomposition.

Dans cette affaire, personne n’a changé de camp. Le valeureux Député Tocha Djohar Abdallah, aujourd’hui exilé en France, a commencé son opposition au «ventriote» Assoumani Azali Boinaheri dès le 30 avril 1999 et y est toujours. Le même jour, le fugitif international Hamada Madi Boléro, Ahmed Ali Amir et Mohamed Saïd Abdallah Mchangama ont pactisé avec le putschiste et lui sont restés fidèles. Mohamed Saïd Abdallah Mchangama (Ouf! Au secours!) est même en train de jouer la mère maquerelle entre, d’une part, Mouigni Baraka Saïd Soilihi et Ibrahim Ali Mzimba, et d’autre part, le dictateur fou de Mitsoudjé, en contrepartie du poste d’Ambassadeur à l’île Maurice.

Par ARM

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© www.lemohelien.com – Mercredi 15 mai 2019.

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