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QUE RETIENT-ON DE LA RÉVOLUTION DU 3 AOÛT 1975 AU13 MAI 1978

QUE RETIENT-ON DE LA REVOLUTION COMORIENNE DU 3 AOUT 1975 AU 13 MAI 1978 ?

Le 6juillet 1975, l’ancien président Abdallah a arraché unilatéralement l’indépendance des Comores, sans avoir pris les soins de la négociée, ce qui, bien évidement va hérisser la puissance coloniale.
Dans la ferveur de cette indépendance, la France a quitté les trois iles pour aller s’installer sur la quatrième Ile, Mayotte, ce qui va plus tard créer des terribles conséquences sur les relations bilatérales entre la puissance occupante et le jeune Etat comorien. Mais voilà, un évènement va encore émailler cette souveraineté nationale, fraichement acquise le 6 juillet 1975. En effet, le 3 aout 1975, c’est-à-dire moins d’un mois après, les progressistes comoriens venaient d’accéder au pouvoir par une insurrection populaire, à la tête de laquelle il y avait le prince Saïd IBRAHIM , Mongozi Ali SOILIHI et Saïd Mohamed DJAANFAR. Delà, les choses vont s’accélérer ; C’est-à-dire, Mr SAID MOHAMED DJANFAR était devenu le président de transition d’un directoire, à partir du 3 aout 1975 au 3/01/ 1976, date à laquelle le mongozi Ali soilih fut élu président jusqu’au 13 mai 1978. Avec ses camarades, ils ont lancé la révolution comorienne appelée « SIYASA YA UFWAKUZI ». Autour de CE projet de société, s’articulaient trois thèmes :
1- UFWAKUZI WA MADARAKA YA MKOLO
C’est la suppression de l’administration coloniale et la mise en place d’ une administration authentiquement comorienne ( UFWAKUZI WA MADARAKA YA MKOLO). En effet pour amorcer le changement radical du pays et réussir son projet de société, et le Mongozi et ses camarades, ont procédé à l’abolition des fondements administratifs coloniaux.
2– UFWAKUZI WA WUSAWA WASIYASA
C’est la justice sociale, c’est-à-dire le rassemblement des comoriens autour d’un projet commun. Il ne peut y avoir un projet société qui ne fédère pas le peuple comorien dans son ensemble, telle était l’idée de ces progressistes. Cela se traduit par le prises de décisions qui réuniront l’ensemble des couches sociales, en somme atteindre l’égalité sociale.
3- UFWAKUZI WA WUSAWA WA MAECHA
C’est le programme de développement socioéconomiques dont le travailleur comorien était placé au centre. Il visait essentiellement à sortir les agriculteurs, les pêcheurs, les artisans etc ; de la misère dans lequel ils étaient plongés depuis 1 siecle et demi. Et cela a conduit à la lutte contre le pouvoir féodal-bourgeois, le charlatanisme et notabilité ( mabepare et le mila-nantsi-ugangui).  
Après le coup d’état du 13 mai 1978 qui a renversé ce pouvoir populaire, le Mongozi Ali SOILIH fut assassiné et tous ses camarades de lutte furent jetés en prison et torturés pendant 4 ans. Dès lors, les conservateurs, les féodaux-bourgeois ( mabeparés), la notabilité et le charlatanisme (le mila-nantsi-ugangui) venaient d’accéder au pouvoir, il y de cela 41 ans.
Pendant toutes ces années, le pays sombre dans le chao ; la corruption est monnayée courante, le vol de deniers publics est devenu le sport national, le népotisme et gabegie sont la règle et son apogée vient d’être atteinte avec la dictature d’AZALI. Sur le plan économique, le pays souffre cruellement d’infrastructures routières, des écoles, d’hôpitaux, au point que nos malades prennent le risque d’aller mourir à l’extérieur du pays. Et pour couronner le tout, la justice est un luxe que le comorien lambda n’est pas en mesure de s’offrir. Elle est là uniquement pour servir les intérêts des féodaux-bourgeois.
Face à cette réalité, nous avons jugé bon de mettre en relief le travail colossale qui a été réalisé au terme de 2 ans et 8 mois par le pouvoir progressiste, c’est-à-dire YESIYASA YA UFWAKUZI ( la révolution comorienne) dont le commandant des commandeurs, le mongozi Ali SOILIH en était l’épine dorsale et la tête bien-pensante.
L’alphabétisation des masses, l’émancipation de la femme comorienne et de la jeunesse, l’organisation de l’administration pour ne citer que ceux-là.
La construction de 58 moudiriyas qui, sans ces structures, nous n’aurions pas d’écoles et préfectures, les boutiques villageoises transformées en dispensaires etc. La révolution nous a laissé aussi 3 avions, 4 bateaux, 70 groupes électrogènes pour l’électrification des régions, des sociétés d’état comme Comores import, hydrocarbures etc. Enfin l’autosuffisante alimentaire n’était pas un rêve mais une réalité.
Mbadakome
 
 

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