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Qui est Ahmed Soudjay ?

Sur son passage en France, l’agitateur local Ahmed Soudjay Simba nous a accordé un entretien

Toihiri Kadri :

Bonjour Foundi Ahmed Soudjay, aimeriez-vous vous Présenter en quelques lignes !

Ahmed Soudjay :

ahmed soudjayBonjour Kadri.  Officiellement, ma mère Hassana ABDALLAH MVOULANA et mon père SOUDJAY SIMBA M’MAVOU m’ont donné comme prénom Ahmed. Les gens de chez moi, Foumbouni, qui ont accompagné mon enfance-jeunesse m’appellent Djoumoi. Il semblerait que je suis né à Madagascar, dans la ville de Majunga, précisément à l’hôpital de Mabibo en 1963. Jeune enfant, j’ai fréquenté LEPAYA LASHIYO LO GOBANI, bien avant que mon oncle, feu Mbaba M’madi ne m’inscrive à l’école française de HAMBEDJA. En 1976, alors que le régime révolutionnaire du guide politique comorien ALMARHUM, MHISHIMIWA, MONGOZI Ali  SOILI MTSASHIOI, j’étais déjà en classe de 6 ème avec comme promotion Ali Mansouri, Idrisse Abdoulmalik, Mohamed Depa, Amina Charif, Moinahadidja Saïd M’madi, Mariama Boina, Amina Mdahoma, Roukia Saïd Bacar, Amina Charif, Abdourahmane Bacar, >Bourhane Maoulida Nourali, Mohamed Elhadje, Johnny Ahamada, Papa Djoe, Mohamed Ibrahim Jesus, Abasse Abdallah, et bien d’autres camarades de la même génération, avec qui, nous avons fréquentés et inaugurés le Collège Rural de Foumbouni=MUDIRIYA. J’ai donc fait une partie du collège à Foumbouni jusqu’à mon passage de la classe de 4 ème à celle de la 3 ème. En 1979, mon père qui vivait à cette époque à Marseille -il y alterne sa vie avec la ville de Foumbouni jusqu’au moment où nous échangeons, encore aujourd’hui- voulait qu’un de ses enfants, il en avait 2 à cette époque, devienne Imam. Commencera alors une nouvelle ère de ma vie de jeune homme totalement opposée à ce que je connaissais jusque là. Ce fut donc le 09 février 1979, date à laquelle, pour la 1 ère fois, j’allais emprunter l’avion de la Compagnie ‘FEUE’ AIR COMORES-, de l’aéroport Moroni-Iconi vers la direction de Mombasa, puis Nairobi avant d’arriver, trois jours plus tard, à Jeddah, en Arabie.

Toihiri Kadri :

Comment êtes-vous devenu “FUNDI” Imam?

Ahmed Soudjay :

SOUDJAY IMAMDe Jeddah, j’atterris à Médine ALMOUNAWARAT, en terre sainte, dans la  lumière du savoir et de la découverte des civilisations du monde qui constitue aujourd’hui, le Moyen Orient et Le Golf. A Médine, j’ai repris et continué ma scolarité littéralement en arabe. Je me trouvais dans une transition extraordinairement compliquée. Dans ma tête, sans calcul, ni prospection et sans questionnement aucun, je devais profiter de tout ce qui se présentait devant moi, à Médine. Je devais avoir 15, 16 ans? Je ne sais pas. Ce que je peux affirmer par contre est que je suis longuement resté et ai vécu longtemps avec des non comoriens sans m’exclure de ma « COMORIENNETé ». Je lisais beaucoup et mémorisais activement et sans relâche tous les petits manuels scolaires que l’on me soumettait. L’univers interculturel des langues étrangères, hyper enrichissant pour un jeune homme assoiffé de saviors, et leurs horizons nouveaux m’avaient beaucoup plus. il est vrai qu’avec le recul et la distanciation, je peux simplement témoigner que le fait d’entendre en permanence plus d’une quarantaine de nationalités parler, s’exprimer en même temps dans leurs langages, patois et dérivés, au resto, en cours de récrée, en salle de lecture, à la bibliothèque, à la mosquée, au sport, et j’en passe; tous ces ensembles de choses vécues pendant plus de neuf ans durant, d’une jeunesse laborieuse, m’ont préparé à devenir ce que je peux être ou représenter  leo, aujourd’hui.

A Médine, je devais basculer, avec beaucoup de travail et d’investissement personnel, de la langue française à la langue arabe méconnue, en ces temps là. Le 1 er cycle du collège et du lycée relevant de l’Université Islamique de Médine, comptait trois années scolaires. Je comprenais progressivement, pendant ce long séjour effectué en terre sainte, à la recherche du savoir et des sciences du Saint-Coran, que mon destin allait être différent de celui de mes anciens camarades du Collège Rural de Foumbouni MUDIRIYA. Je me disais à la fois que je devais être performant dans ce nouveau champs de vie qui s’ouvrait à moi et améliorer mes acquis en français. Me sera-t-il permis ou est-il possible, sur ces lignes où mes chers Amis de Vidéo-Infos-Foumbouni, vous m’offrez cette opportunité de m’ouvrir, m’exprimer et m’exposer aux nôtres, (qu’on se fasse signe!) (me sera-t-ilpermis ou est-ilpossible de citer quelques anecdotes de vies, et quelques noms d’amis, pour le plaisir que vous me donnez à narrer cette période, certes de ma vie personnelle, mais qui ne se détache pas de celle aussi de toute ma génération, celle d’avant et, bien sûr,  celle d’après? Cette dernière interrogation est une parenthèse non consignée. Le 2 ème sycle  secondaire comptait quatre années scolaires. Pendant ces Quatre années de lycée, la lecture du Coran et sa mémorisation devenaient systématiques, chez le jeune comorien que j’étais. La capacité de l’étudiant à psalmodier et à réciter le Coran correctement et par mémoire était un grand signe de distinction, au sein de tous les établissements scolaires qui relevaient de l’Université Islamique de Médine. Avec ma maîtrise en poche, en quittant l’Arabie Saoudite en 1988, j’avais déjà parcouru tout le Coran de (en) mémoire حفظ.

Je récapitule avant de conclure, en bref, après Médine, je me suis dirigé au Maroc pour un 3ème cycle en lettres arabes modernes. Une période pas glorieuse au niveau universitaire, car me sentant libéré de la pesanteur de la vie estudiantine médinoise, en tout cas pour un jeune garcon volatile, assoifé de rencontres, de voyages et de découvertes et bercé par le coran. Cette trajectoire joviale de ma petite vie de bonhomme qui a duré  presque deux ans  au pays de Sharifites, allait faire resortir en moi une nouvelle face cachée. Celle de “Joe Balard”. Malgré sa courte durée, la période marocaine et l’appellation Joe Balard sont restées encarées dans la tête de beaucoup de jeunes de ma cite. Ceux qui m’ont connu réellement et ceux qui ne m’avaient jamais croisé avant mon retour definiti au pays en 2007.

 

Comment suis-je devenu “FUNDI” Imam?

Avant de devenir FUNDI Imam,  jeune scolaire, aimant son métier, l’école, je m’étais forgé inconsciemment, le profil d’un transmetteur? J’aimais partager ce que je savais et connaissais avec les autres et mettre mes idées en confrontation avec les leurs. J’assumais ma défaite, quand je n’en avais pas raison. Je me suis longtemps attaché au livre, au savoir selon mon degré et ma moyenne capacité. La chance ou le hazard qui n’en est jamais un, m’ont propulsé à travailler à côté des gens proches du savoir, des pratiques et des observations. La chance se prolongeait, ma curiosité grandissait, des portes s’ouvraient. Un jour arriva. Je me trouve Pva Mwendzé Mbamba. Un lieu qui a fait vibre mon jeune âge, parcourant les petits chemins de l’ancienne Foumboouni, gamin, sillonnant les sentiers de Mdroidjou, adolescent, descendant Ho Mdroimboini, grand garcon, en faufilant le Mdji hari, entre cases en paille.

Je crois que je suis devenu FUNDI, Imam, par la société, elle-même. La mienne, Comorienne, de Foumbouni.

Je le suis également par le respect que me doit la jeunesse de La DJAMMA FUMA WA MAKA. Ces jeunes m’ont choisi depuis 2007, tout naturellement, sans protcole, ni indifference, d’être leur Imam (celui qui guide la prière), pilote les grands projets, aide à résoudre les conflits naissants entre groupes, stimule les individualités à la participation, provoque l’action, touche la foule en privé comme en public, sans complexe ni complaisance, mais avec partie prise pour: Juste CIBLER et VISER afin de construire tout en accompagnant par la formation dans la progressivité et l’implication de chacun.

Je suis devenu FUNDI, Imam, par les quelques connaissances et pratiques acquises, ainsi dit humblement.

Je suis devenu FUNDI, Imam par l’écoute active accordée  aux jeunes, par la disponibilité que je degage pour eux et leurs parents, afin d’accompagner l’ensemble dans un tout – et construire pour réaliser, finallement une mosque WA MAKA, une école maternelle au nom de MOTHER SCHOOL ام المدرسة  et une école primaire glorifiant la femme, la GRANDE FUNDI SALIMA CHEHI. Fundi Salima Chahi était une grande figure de l’Enseignement et de l’Education  coranique des générations de nos grand-mères, nos mamans et une grande frange de nos pères et nos oncles.

Avant d’être FUNDI, Imam, j’ai utilisé une méthode que j’ai puisée dans le Coran et consite à partager le peu de saviors que j’ai obtenus de mon parcours de vie, oui le partager et l’échanger avec et surtout des jeunes, les futurs adultes de Mwendzé Mbamba.

Avant d’être FUNDI, Imam, je me suis servi, avec grand plaisir, d’une approche coranique qui consite également à instaurer la confiance, entre nos jeunes, eux-mêmes et entre l’ensemble et moi.

Honnêtement parlant, avant d’être FUNDI et devenir Imam, je dirai que: Si je n’avais pas lu et appris avec assimilation les principles et fondements obligatoirement requis, (notés et relevés par les Chafiyn, wa Hanbali, Wa Ahmad, Wa Hanafiy), je n’aurai pas accepté d’être le guide dans une mosquée quelconque, surtout pas la mosquée de mes jeunes futurs adultes. Bien que mon texte soit long, il reste beaucoup à dire sur ce morceau de monparcours,ma vie,ici, sur terre , avant de rejoindre l’autre, là-bas. Je ne sais où?

Toihiri Kadri :

Quel est votre parcours professionnel?

Ahmed Soudjay :

SOUDJAY PROPour le parcours, je vous propose de vous transmettre, par e-mail, mon CV, avec les grands axes non détaillés (malgrès les 2 pages que ça fait.

 Toihiri Kadri :

Vous parlez souvent de Foumbouni votre ville natale, quelles sont vos grandes réalisations pour cette ville?

Ahmed Soudjay :

  1. SOUDJAY RAEALISESensibiliser les Foumbouniens sur la vie réelle de la ville et ne pas se concentrer uniquement sur la notabilité, surtout quand elle est stérile.
  2. Rédéfinir / Réorienter la Communication dans la ville
  3. Créer et mettre en place des réseaux d’échanges avec Foumbouni
  4. Mettre en place des ateliers pédagogiques
  5. Créer des Associations qui œuvrent pour l’éducation, la religion et la culture
  6. Soutenir le sport
  7. Créer et soutenir les groupes informels aussi sectoriels qu’ils soient (intérêt public)
  8. Entretenir l’environnement
  9. Constituer un groupe pour Construire des édifices
  10. Intervenir dans les écoles, centres d’animation culturelle de la ville pour dire, lire,écrire des contes
  11. Créer un club de contes et de théâtre
  12. Valoriser les Savoirs des Foumbouniens
  13. créer un medias de proximité qui vient valoriser toutes les initiatives Foumbouniennes,régionales et nationales BLH.CA
  14. Comorienniser le discours du KHATUB

Toihiri Kadri :

Avez-vous des engagements politiques? Et pourquoi?

Ahmed Soudjay :

SOUDJAY mahmoudOUI. Pour contribuer avec mes savoirs être et faire, mes expériences à apporter un souffle nouveau à ma société Foumbounienne, Badjinienne, Comorienne. Pour vous en dire plus sur ce sujet politique, je serai tenté d’avancer qu’à ma retraite, si ma vie se prolonge bien évidemment), j’aimerais consacrer le reste de mon temps à réfléchir sur l’action Foumbounienne. Cela ne serait pas lourd à gérer pour ma part (avancer cette idée, je m’appuie sur mes années de vie constante à Foumbouni. Surtout et surtout aussi, car une grande envie-désir m’anime de vouloir vous laisser de bonne traces avant de vous quitter. Politiquement, je me suis engagé, pas de la manière mensongère et malhonnête menée par les politiciens de nos bananes tant délicieuses. A suivre sur ce chapitre, car au niveau national, j’ai  une grande responsabilité des engagements très lourds. Je suis Secréatire Général de l’Alliance Nationale des Comores.

Toihiri Kadri :

Quels sont vos grands projet sociaux pour Foumbouni, Mbadjini et les comores?

Ahmed Soudjay :

SOUDJAY realPour Foumbouni, j’aurai deux démarches que je voudrais ascendantes, dans la mesure du possibles.

1- Répondre à des besoins vitaux jamais répondus, malgré l’existence des ressources

2-  Asseoir dans la concertation des méthodes nouvelles de travail pour réfléchir, enfin sur un schéma directeur de développement de la ville pendant au moins, les trente années à venir. Des méthodes et procédures existent. Ils faut absolument trouver une manière de les appliquer pour le bien de nos communautés locales et la société nationale. Je ne suis pas figé dans une vision en excluant d’autres.La tâche est certes hard. cette dureté se reposera sur comment sensibiliser davantage les ressources Foumbounienne existante ? Et par quel moyen y parvenir? Je vous garantis une chose: Si une équipe  répondant aux critères d’intégrité et de profils bien spécifiques ne se constitue pas et ne s’obtient pas, je continuerai mes actions associatives et renforce la dynamique initiée depuis 7 ans dans la ville. Je m’y retrouve, non sans bousculade et diffamation? Vous vous en-doutez .

 

My Comment?  Ce nouveau travail  que vous abordez sur videos-infos-foumbouni, devra en moyen et long termes, stimuler et impulser une nouvelle dynamique de jeunes écrivains foumbouniens.

 

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