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Qu’il commence par cadrer son beauf avant de parler!

Qu’il commence par cadrer son beauf avant de parler!

Azali Assoumani a déjà fait de «l’émergence» une religion

Par ARM

     C’est pathétique! C’est pittoresque! La chose relève désormais du burlesque, du vulgaire et du subalterne. Maintenant, le «pouvoiriste» polygame Azali Assoumani va créer une Police de la Pensée pour traquer tous ceux qui douteraient de son «émergence émergente de pays émergent à l’horizon 2030», puisqu’en cette année-là, il sera toujours au pouvoir, à vie, à mort et jusqu’à ce que mort s’ensuive. Qu’on s’en rende compte! La chose innommable a eu lieu le vendredi 17 mars 2017 à l’Hôtel Itsandra. La chose hideuse a été pompeusement baptisée «Atelier sur l’évaluation et le suivi des objectifs budgétaires du gouvernement». Rien que ça! Le dictateur de Moroni était bien présent et a passé son temps à crâner, pontifier et pérorer. Ce qu’il a dit en cette occasion lui a valu la Palme d’Or de l’Escroquerie politique. Il aurait fallu que quelqu’un l’oblige à se taire, mais personne n’a eu ce courage républicain.

Mesdames et Messieurs, comment pouvez-vous comprendre que cet homme qui ne sait même pas où est son beauf et premier «Vice-président» sur le point d’aller danser la samba et la salsa mais aussi sous les airs de la lambada, de Guantanamera et de Cucaracha, puisse se présenter devant les gens et dire qu’il va les sauver? Oui, Mesdames et Messieurs, ce Monsieur est incapable de balayer devant sa propre porte, devant laquelle il voit midi, mais se targue de pouvoir sauver les Comores. Le pâtissier formé à Meknès n’a pas tardé à distiller les mensonges les plus honteux et les plus débiles: «L’émergence, j’y crois et je vous demande d’y croire. Certains risquent leur vie en tentant de rallier l’Occident alors qu’avec des gens déterminés, on pourrait faire comme ces pays. Lors de mon premier mandat, en dehors des emprunts de la Banque mondiale, nous avons démontré qu’on pouvait investir par des fonds propres. Il y a de l’argent dans ce pays. Il suffit de bien fermer les vannes et de traquer l’argent qui n’entre pas dans les caisses de l’État».

Il oblige les gens à croire à sa fumeuse, vaseuse et oiseuse «émergence émergente de pays émergent à l’horizon 2030» puisqu’il dit au gens «je vous demande d’y croire». C’est un ordre. C’est comme s’il dit: «Je vous ordonne d’y croire». Le mari d’Ambari est d’une mauvaise foi manifeste quand il se soustrait de la liste des gens qui poussent les Comoriens à fuir leur pays pour aller mourir ailleurs. Quand il parle d’investissements sur «fonds propres», il ment comme un arracheur de dents. En effet, et nous ne le dirons jamais assez, dans l’étude intitulée «L’État internationalisé. Nouvelle figure de la mondialisation en Afrique» publiée sur la revue Étude en janvier 2007 et sur le site Internet du ministère français des Affaires étrangères, Thierry Vircoulon signale notamment, s’agissant des Comores du «saigneur» Azali Assoumani en 1999-2006 et la République démocratique du Congo (RDC), que «leur souveraineté relève plus de fictions de Droit international public que de la réalité» et que, «incapable de générer un développement endogène et des emplois en nombre suffisant, l’économie comorienne est structurellement sinistrée et vit en permanence sous perfusion des transferts financiers de la diaspora, qui représentent à peu près l’équivalent du budget de l’État. Aux Comores comme en RDC, la notion d’investissement public n’est plus qu’un lointain souvenir et l’économie formelle est figée depuis au moins une décennie».

Vous avez très bien lu et constaté que ce constat se situe aux antipodes des élucubrations pathétiques du «ventriote» ventru, ventripotent et ventriloque Azali Assoumani. D’ailleurs, Thierry Vircoulon fait fort en précisant que «la privatisation de l’État, le “néo-paternalisme” de type sultanique ou la “politique du ventre”, bref les racines de ce que la Banque mondiale appelle la “mauvaise gouvernance” n’ont pas été éradiquées durant la transition. Corruption et mauvaise gouvernance ont continué à prospérer sous les yeux de la “communauté internationale”: aux Comores, comme l’atteste la découverte de 40 millions d’euros dans des comptes à l’étranger, le colonel Azali a pillé le Trésor public et distribué les contrats publics à la coterie formée par ses proches».

Thierry Vircoulon maintient sous l’eau la tête du pigeon voyageur Azali Assoumani par des constats dénués de toute complaisance: «Éclatement dans les années 1990», «une situation socioéconomique profondément sinistrée», «spirale d’effondrement», «sur le plan socioéconomique, la dépendance à l’égard de l’extérieur, déjà très forte, n’a fait que s’accroître. Dans certaines villes de ces pays (Moroni, où se trouvait l’AMISEC) […], l’économie locale a été artificiellement stimulée par la présence internationale», «les économies urbaines appauvries des Comores», «même si les Comores n’ont pas donc subi l’arrivée d’un conglomérat humanitaro-onusien, ce pays n’échappe pas à l’externalisation de la prise en charge sociale des populations. En fait, l’émigration à Mayotte et en France est une forme de délocalisation sociale: les familles restées au pays et les associations comoriennes de développement bénéficient des contributions de la diaspora et des grandes ONG musulmanes. De plus, la démocratisation et la réconciliation nationale vont de pair avec l’accentuation de la dépendance socioéconomique».

Toujours selon Thierry Vircoulon, «malgré une rhétorique d’auto-affirmation, c’est une fois encore à l’étranger qu’est recherché le salut», «États en échec, les Comores et la RDC ont été placées en situation de souveraineté contrôlée par ceux qui ont bien voulu sponsoriser les accords de paix et endosser le rôle de garants d’une unité nationale en péril». Il continue: «Dans ces deux pays, l’internationalisation ne s’applique pas seulement à la politique nationale, mais aux rouages mêmes de l’État, à l’administration. Ainsi, les arriérés de salaires des fonctions des “îles de la Lune” sont payés par la France», «l’économie qui ne relève pas de la subsistance se limite à un import-export largement informel, très internationalisé (commerce du riz et des hydrocarbures aux Comores) et souvent criminalisé».

Et c’est l’homme qui a tout ce passif qui va faire des Comores un «pays émergent», lui qui considère que la période décrite constitue l’âge d’or de l’économie comorienne? Allons bon!

Ce garçon, qui ne contrôle même pas ses sous-fifres, veut demander aux Comoriens de le croire? Il l’avoue sur la place publique: «Pour avoir des chiffres concordants, vous devez améliorer la collaboration. Les directeurs administratifs et financiers doivent développer une relation étroite avec le ministère des Finances. Certaines sociétés confondent autonomie et indépendance. Elles font leurs propres budgets et les exécutent sans l’intervention du ministère des Finances. Il ne faut pas oublier que vous êtes des sociétés autonomes, mais tout de même des sociétés d’État. Vous devez donc rendre des comptes au ministre des Finances».

Donc, le larbin Saïd-Ali Chayhane ne contrôle rien, ni personne? Ah! Le pauvre baby-sitter de son chef! Ce qu’il n’a pas compris, c’est que les indélicats qui lui font des goujateries et qui sont dans la confusion sont, comme lui, des protégés du dictateur.

Nous sommes pratiquement à la fin de la première année de règne du dictateur, et le bilan est tout de même rachitique et rabougri. Même les salaires ne sont pas versés, malgré la déflation inhumaine des fonctionnaires et agents de l’État. Le dictateur de village se dirige vers sa propre perte et, malheureusement, il y entraîne tout un peuple. On aurait aimé savoir ce que lui conseille son traître personnel, le fugitif international Hamada Madi Boléro.

Par ARM

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© www.lemohelien.com – Mardi 21 mars 2017.

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