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Référendum: Azali espère un boycott, un scénario à la 2002

Si les rumeurs se confirment, le Président Azali s’apprête à lancer un référendum pour modifier la constitution.
Certains membres de l’opposition ont d’ores et déjà lancé une pétition contre ce référendum, tandis que d’autres préconisent un boycott pur et simple.

L’opposition doit savoir que le Chef de l’Etat espère de tout cœur qu’ils ne participeront pas. La mouvance présidentielle est consciente qu’ils n’ont pas la popularité nécessaire pour l’emporter. Un coup d’oeil rapide sur les divers fiefs électoraux, suffit a vous convaincre de l’impossible victoire du OUI.

A Anjouan, l’île à laquelle échoit la présidence tournante en 2021 il faudrait un miracle pour que le OUI l’emporte. A Moheli île sur laquelle furent signés les accords de Fomboni, il est peu probable que les moheliens acceptent de remettre aux calandres grecques leur chance d’accéder à la magistrature suprême.

Dans pareille configuration il faut que le OUI fasse carton plein dans tout Ngazidja pour contrebalancer les résultats des deux autres îles. Mais Azali s’est rendu impopulaire dans les deux grandes régions cruciales que sont le Itsandraya et le Hamahamet, comme le prouve les démonstrations de force de l’opposition à Ntsudjini et Mbeni. Il est donc claire que la seule chance qu’ils ont de mener a bien cette réforme constitutionnelle, c’est un boycott de l’opposition.

C’est par cette stratégie qu’Azali s’est fait élire en 2002, avec 100% des voix, vu que l’opposition de l’époque menée par Mradabi avait boycotté le deuxième tour. L’histoire étant un éternel recommencement la mouvance présidentielle espère que Juwa, UPDC, CRC et les autres, refuseront la confrontation électorale, ce qui leur laissera le champ libre.

Après tout, la politique de la chaise vide durant les assises n’ont pas empêcher ces dernières d’avoir lieu.

Ce référendum est une erreur qui risque d’être fatale au locataire de Beit Salam. il offre a ses adversaires politiques une formidable occasion de torpiller son maigre bilan et lui ôter toute crédibilité. La campagne pour le non risque d’abîmer son image, raviver les fractures dans la société comorienne et diviser un peu plus la nation. Azali y laissera des plumes.

Reste à l’opposition de bien s’organiser pour prouver aux yeux du monde que le Président de la République est minoritaire comme elle le prétend. Vouloir empêcher cette initiative par d’autres moyens et recours sera vain, car le gouvernement en place a montré à maintes reprises qu’il ne respecte pas les institutions et la constitution.

Il y a qu’une vérité qu’ils ne pourront jamais camoufler c’est celle sortie des urnes. Même s’il y avait des tentatives de fraudes,se seront autant d’éléments discréditant Azali sur la scène internationale.

L’opposition devrait déjà commencer a forger ses armes, si elle ne souhaite pas revivre un remake de 2002 avec un oui qui l’emporte à 100%.

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