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Remaniement / La longue attente du gouvernement Azali 3

Après le communiqué de la présidence de l’Union mettant en application la nouvelle Constitution, les ministres de l’ancien gouvernement se retrouvent à « assurer les affaires courantes » en attendant un remaniement qu’on dit imminent. Mais 2 semaines après, la situation reste inchangée.

La Cour suprême a publié le 7 août dernier les résultats officiels du référendum. Le lendemain, la présidence de l’Union rendait public un communiqué pour annoncer la mise en vigueur de la nouvelle Constitution révisée. Il est indiqué que le « gouvernement actuellement en fonction et dont les vice-présidents du reste, chargés de ministères font parties, disparaît ». Le président de l’Union devrait de ce fait procéder à la nomination d’un nouveau Gouvernement. Mais 2 semaines plus tard, aucun remaniement. Pourquoi cette longue attente ? Dans les faits, la nomination du nouveau gouvernement et la passation de service entre les anciens et nouveaux membres, prennent un temps. Pour éviter un vide institutionnel et permettre à l’Etat de faire face à toute situation, le gouvernement actuellement en fonction, se retrouve à assurer les affaires courantes.

Depuis la semaine dernière, les rumeurs s’amplifient. Il semblerait que le décret ait déjà été signé mais que le président attend de passer l’Aid El Kabir avant de le rendre officiel. Suscitant de vives interrogations, le gouvernement 3 d’Azali fait l’objet de toutes les spéculations. Beaucoup de questions persistent d’autant que le président de la République a mis le cap sur les élections présidentielles anticipées de 2019 où il se portera candidat à sa propre succession. Azali veut des personnalités de poids pour battre campagne et préparer le terrain pour les prochaines échéances. Alors que la nouvelle Constitution limite les postes des ministères à 15, la question est de savoir comment Azali compte satisfaire tout le monde sachant que la mouvance présidentielle compte 23 partis politiques. Un sacré dilemme pour le président de la République sur qui tous les regards sont braqués. Chaque leader de parti s’estime ministrable au point de semer un sentiment de mécontentement pour certains.

Toutefois, parmi les quinze ministres qui seront choisis par le président de la République, trois de l’ancien gouvernement seraient en pôle position et conserveront peut être leur ministère au vu de leur implication pour rendre effectif le programme politique du chef de l’Etat. Les noms du ministre des affaires étrangères, Soeuf Mohamed El Amine, du ministre des finances, Said Ali Said Chayhane et du ministre de l’intérieur, Mohamed Daoudou sont souvent cités. Dans le nouveau gouvernement, après l’entrée en vigueur de la nouvelle Constitution, les postes des vice-présidents ont été supprimés et deviennent des ministères.

La Gazette des Comores est entrée en contact avec certains hommes forts de l’alliance de la mouvance présidentielle pour recueillir leur avis sur leur éventuelle entrée au nouveau gouvernement. Tous ont émis des réserves et déclaré que cela « relève des compétence du seul président de la République et reste dans le domaine de la discrétion ». Un suspense qui augure des surprises pour ce remaniement.

Mohamed Youssouf

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