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Rentrée scolaire: "Soit admission ou alors redoublement, pour tous les élèves''

Les élèves ont repris hier, le chemin de l’école après près de 3 mois de vacances. Une rentrée, jusqu’à il y a peu incertaine, qui épouse « le respect de l’arrêté ministériel ». Les enseignants réclament le reliquat de leur salaire du mois de mai. Alors que le ministère de tutelle avait promis de régler la question, la situation reste inchangée et le spectre de la grève continue de planer au dessus des établissements publics.

Lundi 24 septembre, les élèves ont réintégré les salles de classe après les négociations entreprises par le ministère de l’Education nationale auprès du syndicat des enseignants. Au lycée Said Mohamed Cheikh de Moroni (LSMC), les élèves ont répondu présent. Pour le proviseur, cette première journée est dédiée à une « prise de contact » avec les élèves. Le Lycée de Moroni, qui selon son proviseur devrait être un «Lycée de référence », s’étalera sur l’élaboration « d’une nouvelle méthode de travail notamment avec ce que le ministre avait souligné lors de la réunion avec les chefs d’établissement sur le nombre d’heures pour chaque enseignant ».

Mohamed Said Abdallah promet de faire le nécessaire, si les cours ont lieu, pour pousser les élèves à travailler suivant ces nouvelles méthodes. « Le niveau de nos élèves est très bas et compléter les retards de certains enseignants par des cours de soutien est la meilleure solution pour relever le défi ». Une volonté saluée par les élèves du Lycée, ceux en classe de Terminale en particulier. « Nous avons un niveau trop bas… », admet Housseine Abdou en Terminale au Lycée SMC de Moroni. Un échec qui incombe à l’en croire autant au Gouvernement, au enseignants, qu’aux élèves. Ces initiatives ne sont pourtant pas à l’abri de la tempête qui menace le secteur.

Et pour le reliquat du mois de mai ?

Alors que le spectre de la grève pèse sur les établissements, Mohamed Said Abdallah, en tant que responsable d’une école publique, assure qu’il y’aura cours mais avoue craindre « les conditions » de cette option. Le proviseur, qui regrette que jusqu’à ce jour, les promesses faites par le Ministre de l’Education Nationale sur la régularisation du reliquat du mois de Mai n’aient pas été tenues, dit craindre un renversement de situation. « Les bulletins ne sont toujours pas remplis à défaut du reliquat. Et tout est possible… Soit admission ou redoublement pour tous les élèves », confie, inquiet, le proviseur.

Le secrétaire général de l’Intersyndicale, Moussa Mfoungoulié, n’a de cesse d’appeler au respect des engagements par les autorités. Selon lui, il ne suffit pas d’avancer des propositions, il faut également tenir ses promesses. « Nous avons effectué la rentrée certes, mais tout est bloqué ». Les emplois du temps des écoles publiques ne sont pas établis et la raison reste les retards de paiement des mois de Mai et de Novembre. « Rien ne semble réglé…», regrette Mfoungoulié pour qui ces pratiques ne résolvent pas les problèmes dans l’enseignement. «Nous espérons qu’il n’y aura pas de grève cette année mais cela ne s’évite pas comme ça… Si les conditions de travail sont toutes réunies, il n’y aura pas de grève. Dans le cas contraire, on n’y peut rien… ».

A.O Yazid

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