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Résultats des présidentielles aux Comores : la Haute Juridiction ordonne la reprise du vote partiel

Résultats des présidentielles aux Comores : la Haute Juridiction ordonne la reprise du vote partiel

 La Haute Juridiction du pays a tranché en ordonnant la reprise du vote partiel à Anjouan pour les présidentielles et les gouverneurs des îles. En effet, plus de 13 bureaux de vote ont été saccagés sur l’île d’Anjouan, dans la région de Domoni, le 10 avril dernier, jour du scrutin. En revanche, cette même haute Juridiction valide seulement et d’une manière définitive, les résultats des gouverneurs de l’île de Grande-Comore et de Mohéli, où le vote s’est bien déroulé dans le calme. A première vue, on n’a pas encore fini avec les élections aux Comores. En effet, la haute juridiction du pays a indiqué dans son arrêt de ce samedi que ce vote partiel doit être organisé dans les 15 jours à compter de ce samedi 30 avril, soit avant le 15 mai prochain. Maintenant, la question que tout le monde se pose est de savoir si le processus électoral pourra- t-il s’achever avant le jour de l’investiture du nouveau président, fixé le 26 mai 2016 ? On peut noter d’ailleurs que des chartes et des lois internationales ont été évoquées par la haute cour au cours de l’audience pour justifier cette reprise des partielles, dans le seul but de « maintenir la paix et la stabilité. » Comme l’avait relevé le président de la Commission électorale(Ceni), lors des résultats provisoires du 15 avril dernier, plus de « treize bureaux de vote » qui ont été saccagés sur l’ensemble de l’île d’Anjouan, représentent un total de 7368 électeurs, soit autour de 10% des voix. C’est un électorat non négligeable qui pourrait changer la « donne » dans la mesure où le taux se resserre autour d’un plus de 1 % entre le premier et le deuxième, selon des résultats provisoires. Les compétences de la cour Ainsi, la Haute Juridiction ne confirme pas les résultats provisoires proclamés le 15 avril dernier par la Commission Electorale nationale (CENI) qui plaçaient en tète Azali Assoumani, ancien putschiste et président des Comores, avec 40,98% des suffrages contre 38,50 % des voix pour Mohamedi Ali Soilihi, candidat de lUPDC, le parti au Pouvoir, et Mouigni Baraka Said Soilihi est crédité de 19,10% des voix. La haute Cour s’est ainsi prononcée conforment à la loi de 2005 relative aux compétences qui lui sont attribuées. Elle est la seule à pouvoir annuler des bureaux de vote entachés d’irrégularité. Nous devons par ailleurs noter que trois des huit membres de la haute Juridiction n’étaient pas présents à l’audience. Ils se sont désolidarisés en soulignant un non-respect des princeps en vigueur. Ils n’étaient pas d’accord de la reprise des votes partiels en précisant qu’aucune loi ne prévoit ce genre de situation. « Il y a un vide juridique dans ce sens, déclare un deux, qui affirme « qu’il n’existe pas loi de partielles dans les présidentielles ».
 Les candidats ont voulu l’annulation de certains bureaux
 C’est un coup dur porté à Azali Assoumani, ancien putsciste, qui avait pourtant introduit un recours auprès de la Haute Cour pour l’annulation de certains bureaux de votes où des irrégularités ont été constatées sur l’île d’Anjouan, notamment dans la région de Mrémani. Il réclamait également l’annulation de onze bureaux de vote sur l’ensemble de l »ile d’Anjouan où certains représentants des candidats auraient été empêchés d’accéder aux bureaux. Même son de clochet chez le candidat de RDC, Mouigni Baraka Said Soilihi, qui avait déposé un recours pour l’annulation de certains bureaux de vote à Anjouan pour les mêmes motifs. Celui-ci dénonce également les violences qui ont éclaté sur cette même île entachant le processus de vote. Il convient de rappeler que le vote d’Anjouan a faisait l’objet d’une contestation de la part de tous les candidats. Au lendemain de la proclamation des résultats provisoires, le 15 avril dernier, par la Commission électorale-Ceni, Mohamed Ali Soilihi alias Mamadou, candidat de l’UPDC qui, aux premieres heures a denoncé un putsch institutionnel. le parti au pouvoir arrivé en deuxième position, a introduit un recours auprès de la Cour Constitutionnelle pour plusieurs raisons. D’abord, il demandait l’annulation de certains bureaux de votes où il y a eu des régulations, selon lui, notamment sur l’île d’Anjouan. Ensuite, Il demandait la réorganisation des élections partielles sur l’île d’Anjouan de vingt-trois bureaux de vote qui ont été saccagés d’une manière délibérée par des militants de son adversaire politique qui soupçonnaient des bourrages d’urnes, dans la région de Nyoumakelé. Il demandait en même temps la disqualification du colistier d’Azali Assoumani sur lîle d’Anjouan qu’il l’accuse d’avoir orchestré ce sabotage d’urnes dans la région où est originaire son vice-président, Nourdine Bourhane. A en croire la Commission électorale, ces vingt-trois bureaux de vote représenteraient plus de onze mille voix, soit 10% des suffrages. La direction de campagne de Mohamed Ali Soilihi affirmait en outre que dans le village de son adversaire, Mtsoudjé, situé dans la région de Hambou, au sud de Grande Comores, certains résultats montraient que des personnes décédées ou émigrées, comme c’est le cas de Soeuf Elamine, ancien ministre des affaires étrangères, actuellement en mission à l’Union africaine, auraient pu voter. Alors que tous les candidats se sont mis d’accord d’interdire les procurations quelques jours avant le vote afin d’éviter toute usurpation d’identité. Mohamed Ali Soilihi qui dénonce une fraude massive constate également que dans certains bureaux de vote de la capitale Moroni, une même signature aurait été reproduite sur plusieurs procès-verbaux mettant aussi en cause l’authenticité de ceux-ci.
Mbadakome

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