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Revoilà Ahamada Ahamadi, le petit épicier aigri de Mohoro

Revoilà Ahamada Ahamadi, le petit épicier aigri de Mohoro

Destructeur de l’appareil diplomatique, qu’il assume ses crimes

Par ARM

     On dit du chat qu’il a sept vies. Pour sa part, Ahamada Ahamadi, secrétaire général de l’appareil diplomatique comorien, en a quatre, et elles sont suffisantes pour dépasser en durée celles de 1.000 chats vivant chacun sept vies, puisqu’il n’a même pas d’âge. Il n’a pas d’âge, Ahamada Ahamadi, le petit épicier aigri de Mohoro. On a connu Ahamada Ahamadi le petit policier au cœur noyé dans l’amertume dans les années 1960-1970. Dans les années 1970, les Comoriens, médusés, découvrent le deuxième Ahamada Ahamadi qui, après un séjour de trois mois à Moscou, en pleine URSS, devient Grandissime Docteur en Médecine. Pendant des années, il sévit à l’Hôpital El-Manrouf, remplit bien des cercueils, puisque sa spécialité était tuer les malades à la chaîne. Ce qui était normal parce qu’un «Docteur en Médecine» sans formation en Médecine ne guérit pas, mais donne la mort. C’est alors que naît le troisième Ahamada Ahamadi, celui spécialisé dans la disparition mystérieuse des bijoux en or des pauvres femmes qui ont le malheur de se retrouver sur son chemin. Comme une carrière de voleur de bijoux en or est rarement durable, le brave enfant de Mohoro se reconvertit en diplomate par un tour de passe-passe de prestidigitateur: tenue de policier, tenue de «médecin», tenue de voleur de bijoux en or et smoking et jaquette de diplomate, ça fait trop de tenues, et ce changement de tenues est synonyme de méthodes mafieuses. Désormais, il se fait appeler «l’Ambassadeur Ahamada». Dieu est le plus Grand.

     Il a écrit aux chancelleries pour dire qu’il est leur seul, unique et exclusif interlocuteur aux Comores. Au bout de quelques jours, les chancelleries se rendirent compte que le petit épicier aigri de Mohoro ne pouvait répondre à aucune correspondance. Il était débordé d’un travail qu’il ne pouvait accomplir, même avec ses méthodes sibériennes, soviétiques et du goulag. Le brave homme… Depuis des années, il sévit en toute impunité au sein de l’appareil diplomatique parce qu’il a une capacité reptilienne qui lui permet de ramper comme un serpent devant plus puissant que lui. Il avait poussé l’amour de lui-même jusqu’à envisager une carrière à l’international, soit à la tête de la Brigade est-africaine, soit à la tête du secrétariat général de la Commission de l’océan Indien (COI), où l’ancien fugitif international Hamada Madi Boléro l’a coiffé au poteau.

     Aujourd’hui, il a de gros problèmes, des problèmes tellement graves que le vendredi 17 juin 2016, il s’était cru obligé d’aller faire des pleurnicheries larmoyantes sur les ondes de la Radio Baraka FM d’Abdallah Agwa, en martelant les mêmes mots: «Je ne suis pas un voleur». S’il n’est pas un voleur, pourquoi va-t-il le crier sur la radio d’Abdallah Agwa pendant une heure? Moi, si quelqu’un me traite un jour de voleur, je ne réponds même pas parce que je ne le suis pas. Mais, si Ahamada Ahamadi va pleurnicher pendant une heure à la radio, c’est qu’il est réellement un voleur. Et ses dénégations à la radio sont le cri d’un homme blessé, rattrapé par ses magouilles criminelles et qui a cherché pendant une heure à se faire et se donner bonne conscience, en essayant de laver une réputation à jamais salie, et cela depuis des décennies de voyoucratie.

     Certes, les Comoriens ont la mémoire courte, mais n’ont jamais oublié que l’enfant Ahamada Ahamadi a fait deux fois la prison, et toujours pour des sales affaires. C’est ainsi qu’après le régime politique d’Ali Soilihi, après s’être improvisé «médecin» et après avoir tué beaucoup de patients, il s’était retrouvé en prison pour casser des cailloux. La deuxième fois, c’était en 1998, après une vente massive de passeports de service et de visas. Comme il n’y a jamais 2 sans 3, à en croire l’adage, il y aura forcément une 3ème fois. Au ministère des Affaires étrangères, il a détourné tout l’argent lié à la légalisation et aux traductions, et le Directeur des Affaires administratives et financières (DAF) en sait quelque chose. Dans sa livraison du 17 juin 2016, La Gazette des Comores parle de ces détournements. Les initiés savent que l’argent du Service de Traduction était remis régulièrement et sans quittance à sa maîtresse, excusez-moi, à sa secrétaire. Il était arrivé à contourner la décision du Directeur du Budget interdisant les magouilles – comme si cela pouvait suffire – alors que déjà Ahamada Aamadi avait fait main basse sur le carburant destiné aux missions effectuées aux Comores par les partenaires du pays, du carburant qui aurait dû être géré par le Directeur du Protocole. En effet, le Directeur du Protocole était chargé de la gestion de ce carburant que l’homme Ahamada Ahamadi échangeait régulièrement contre de l’argent pour faire ses courses. Il y a même une guerre déclarée et une menace de démission si on ne lui fait pas retourner cette manne financière.

     En 2015, quand furent dévoilées les magouilles du petit épicier aigri de Mohoro, il avait crié au «complot mohélien» sur Al-Fajr, pointant un doigt accusateur sur son ennemi intime, Mirhane Bourhane, oubliant que ce dernier ne pouvait organiser un «complot mohélien» puisqu’il était lui-même victime d’un «complot mohélien», un complot ourdi alors par les Mohéliens de Beït-Salam. Aujourd’hui, encore, il accuse et insulte Mirhane Bourhane, allant jusqu’à vouloir le frapper pour le pousser à se bagarrer avec lui. Stupidement, il l’accuse de brader Mayotte comme si Mirhane Bourhane était chef d’État ou ministre des Affaires étrangères. Ahamada Ahamadi, le petit épicier aigri de Mohoro, sait qu’il est fait comme un rat, et essaie de faire porter le chapeau aux autres. Il se trompe lourdement, surtout à un moment où il est même accusé d’avoir volé deux véhicules de l’appareil diplomatique. Très sale!

Par ARM

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© www.lemohelien.com – Dimanche 19 juin 2016.

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