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Roulement de tambours et risques de prompte explosion

Roulement de tambours et risques de prompte explosion

Azali Assoumani, confronté à des manifestations de colère

Par ARM

     Les mécontentements populaires qui vont provoquer la chute prématurée mais attendue et très souhaitée du «pouvoiriste» polygame Azali Assoumani ont commencé. Et, contrairement à ce qu’on pouvait imaginer, elles n’ont pas lieu à Moroni, mais à Fomboni, Mohéli. Pour tout dire, les Mohéliens ont compris qu’ils ont été traînés dans le danger par les Mohéliens de Beït-Salam, qui ont intronisé le «saigneur» Azali Assoumani dans une illégalité totale faite de fraude, violence physique et terreur. C’est donc à Mohéli que, pour la première fois depuis le 26 mai 2016, la population a commencé à crier sa colère contre un mauvais dirigeant entouré de mauvais mendiants de pouvoir et de prébendes. La chose inquiète tellement le pouvoir politique de l’usurpation que depuis le mardi 13 décembre 2016, la garnison de l’Armée nationale de Développement (AND) à Mohéli est sur les dents, prête à massacrer toute la population pour essayer d’étouffer l’étendue du mécontentement populaire. Le Colonel Anrifi Moustoifa Bacar Madi dit José, dit Obama, camarade de promotion à l’Académie militaire de Meknès (Maroc) et ami personnel du «concubinocrate» Azali Assoumani, est prêt à tuer du Mohélien pour faire plaisir au pâtissier de Beït-Salam. Il est très imprévisible et dangereux.

Au centre de l’expression de la colère, le Mouvement populaire et citoyen, né à Mohéli. Il est à caractère pacifique. Il est créé et dirigé par un militant sincère connu de tous: El-Amine Ali Mbaraka dit Aboulkhaïr, le «Président de la “Rue publique”», l’homme de tous les combats (Photo ci-dessous). Il demande au gouvernement pourquoi il ne veut pas ramener à Mohéli des conteneurs de matériaux destinés aux citernes des hydrocarbures sur l’île, le souhait des Mohéliens depuis des éternités, qu’Ikililou Dhoinine a refusé de réaliser là où son Daroussi Allaoui a construit sa fameuse maison bleue sur le front de mer de Fomboni. Le Mouvement patriotique et citoyen demande aussi des comptes sur les 12 groupes électrogènes destinés à la MAMWÉ, alors que le gouvernement raciste de Moroni veut envoyer à Mohéli deux vieux moteurs de la Grande-Comore. Les Mohéliens se disent insultés et méprisés.

     Et il y a un autre scandale odieux que dénonce le Mouvement patriotique et citoyen: l’arrêt des travaux de l’aérogare de Mohéli. Le génial Ikililou Dhoinine, au lieu d’en confier les travaux à une vraie entreprise, a complaisamment choisi Akmal Lahadji Maka, qui n’a ni ingénieur, ni personnel qualifié, ni matériel pour des travaux d’une telle envergure. Les travaux ont traîné. Par la suite, le «concubinocrate» Azali Assoumani, qui voudrait sans doute construire un aéroport dans son village de Mitsoudjé par détournement du projet mort-né mohélien, a tout simplement ordonné l’arrêt des travaux pour bien humilier les Mohéliens.

Comme il n’y a jamais deux sans trois, il a jeté le projet du port de Mohéli dans la poubelle de son bureau. Ikililou Dhoinine avait été averti sur ce site que le caractère pharaonique de «son» port (73 milliards de francs comoriens!) était suicidaire et ne permettrait jamais sa réalisation, mais il a eu un entêtement d’âne rouge de Mohéli. Dès lors, l’homme qu’il a frauduleusement installé au pouvoir le 26 mai 2016 refuse qu’on lui parle de ce projet, sur lequel le Mouvement patriotique et citoyen demande des comptes aujourd’hui.

Le mécontentement des Mohéliens s’alimente d’un nouvel élément: le fait que les taxes douanières forfaitaires de 1.900.000 francs comoriens imposées par l’État ne tiennent pas compte des frais supplémentaires de 800.000 francs payés par les Mohéliens. Du coup, les Mohéliens crient au «racisme fiscal et douanier» et au «racket».

Les militants du Mouvement patriotique et citoyen ont un autre sujet de colère: le matériel pour les projets d’adduction d’eau pour les régions de Djando et de Moimbao est bloqué à Moroni par l’État. Ce matériel est financé par l’Agence française de Développement (AFD), l’organisme dont l’usurpateur Azali Assoumani a arrêté les travaux à l’Hôpital de Moroni.

Tout ceci conduit les Mohéliens à crier au scandale né de la volonté du pouvoir politique actuel de raser Mohéli de la carte du monde. Exagération? Que nenni. Que nenni.

Pendant ce temps, les Mohéliens sont consternés en constatant que les Abdallah Saïd Sarouma dit Baguiri, dit Gris-gris, dit Chabouhane, dit Coach et dit Lionel Messi, Achiraf Ben Cheikh et le Gouverneur Mohamed Saïd Fazul se comportent en larbins, chacun prétendant être à Mohéli le chouchou du «ventriote» Azali Assoumani, qui les ignore et les méprise comme il sait très bien le faire. Le Mouvement patriotique et citoyen demande des explications aux élus et aux «élus» mohéliens. Dans le cas d’Abdallah Saïd Sarouma, la chose fait rire parce que personne ne s’attend au moindre miracle de sa part. Il est la voix de son maître. En novembre 2016, lors de la crise affectant la future défunte Comores Télécom, il avait été vu en Chine en compagnie du scélérat Oumara Mgomri, Directeur de Comores Télécom, pour négocier la vente d’une partie de Comores Télécom à la République populaire de Chine, contre des intérêts personnels du putschiste Azali Assoumani. De Pékin, il avait même appelé Mohamed Bacar Dossar, «ministre de la diplomatie», pour lui demander un document l’autorisant à parler en son nom. Resté crypto-sambiste pur sucre et favorisant l’Iran contre la Chine, Mohamed Bacar Dossar a refusé. «Pétrole» comorien, tais-toi!

Abdallah Saïd Sarouma n’est pas un inconnu en Chine. En 2005, son maître, le «ventriote» Azali Assoumani, l’y avait dépêché à la tête d’une délégation de 15 personnes. Durant toute la mission, personne ne l’a vu. Il réapparut à la fin de la mission avec 17 valises, demandant à chacun de ses compagnons de lui en prendre une jusqu’à Hahaya. Il a du métier en la matière.

Toujours est-il qu’une grande manifestation populaire de colère avait été programmée pour le mercredi 14 décembre 2016, mais a été reportée à une date ultérieure. La chose fait rire parce que le Commandant Haïdar Ben Youssoufa, représentant du gouvernement à Mohéli, a invoqué «un temps très court qui ne permet pas la sécurisation de la manifestation». En réalité, les pouvoirs publics veulent éviter l’organisation d’une manifestation de colère dans les rues de Mohéli, une manifestation qui pourrait donner des idées aux Anjouanais et aux Grands-Comoriens, tous indignés par la médiocrité de la dictature actuelle. Pendant ce temps, certains au sein de la CRC à Mohéli croient tirer un avantage politique en alimentant des divergences au sein de leur propre clan. Dans l’entourage du «ventriote» Azali Assoumani croit savoir que les élus et «élus» mohéliens sont de mèche avec El-Amine Ali Mbaraka, mais se trompe. En effet, il n’est un secret pour personne qu’El-Amine Ali Mbaraka n’a que du mépris envers les Mohamed Saïd Fazul et Abdallah Saïd Sarouma. Et, dans l’entourage d’El-Amine Ali Mbaraka, on se tue à répéter: «Il ne faut pas prendre le pacifisme pour de la faiblesse». Affaire à suivre…

Par ARM

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© www.lemohelien.com – Jeudi 15 décembre 2016.

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