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Rupture entre Juwa et Crc : Le parti de Sambi appelle à l’unification des forces de l’opposition

Pour le secrétaire général du Juwa, Ibrahim Mohamed Soulé, « nous avons apporté à ce pouvoir, douze parlementaires, dix conseillers à Ndzuani, quatre à Ngazidja ainsi qu’un gouverneur. Le départ du Juwa, c’est le départ de tous ces éléments. On ne s’attendait pas à ce que quelqu’un à qui on a donné une échelle, une fois arrivé sur le toit, fasse tomber l’échelle. Comment va-t-il redescendre ? N’oublions pas que la Convention pour le renouveau des Comores (Crc) n’a eu que 14% des voix à Ngazidja soit 10% au niveau national et 3% pour les gubernatoriales à Ndzuani » 
Au lendemain de la rupture des accords signés entre le candidat Azali Assoumani, entre-temps devenu président de la République, et les candidats du parti Juwa, en l’occurrence Fahmi Said Ibrahim, Mohamed Bacar Dossar et Salami Abdou Salami, les réactions ne se sont pas faites attendre. Dans un entretien avec Al-watwan, le secrétaire général du parti est revenu sur la décision présidentielle et les perspectives qui s’offrent à sa formation politique. Pour le député Ibrahim Mohamed Soulé, le parti Juwa ne s’attendait pas à cette décision même si, en réalité, tout le monde était au courant de la volonté du président. « Les agissements de ces derniers temps prouvent qu’ils ont tout fait pour que nous démissionnions. Ils voulaient notre départ, mais uniquement via une démission. Ils se sont trouvés dans l’obligation d’agir parce que nous ne pouvions pas démissionner au risque de perdre la confiance de la population après notre rupture avec Ikililou », a expliqué le secrétaire général du Juwa.
Quatre ministères
À en croire ce dernier, le parti dispose des capacités nécessaires avec une assise solide sur l’ensemble des îles pour faire une vraie opposition, mais il a besoin d’alliances avec les autres formations politiques parce que, dit-il, les autorités auraient tout fait pour diminuer considérablement la capacité de blocage du parti. Pour cela, il appelle à l’unification des opposants. « J’appelle solennellement les autres partis, notamment Msaidié, Mamadou et Mouigni Baraka, pour qu’on forme une alliance pour les intérêts du pays en bloquant toutes les éventuelles dérives. Aujourd’hui les grands partis sont divisés puisqu’on retrouve deux tendances dans le Radhi, dans l’Updc et dans le Rdc avec toujours une partie qui soutient le pouvoir. Une fois ensemble, je ne vois pas comment un parti qui ne dispose que de deux députés, va pouvoir gouverner sans majorité », détaille-t-il. Outre ces formations, notre interlocuteur aurait pu évoquer sa propre formation puisqu’une partie refuse l’exclusion de Sounhadj. Un autre combat !
Si le Juwa tient à rappeler que la Crc ne dispose d’aucun maire ni conseiller insulaire encore moins d’un gouverneur, c’est parce qu’il estime que son apport à Azali a été déterminant pour gagner les élections. Pour Ibrahim Mohamed Soulé « nous avons apporté à ce pouvoir, douze parlementaires, dix conseillers à Ndzuani, quatre à Ngazidja ainsi qu’un gouverneur. Le départ du Juwa, c’est le départ de tous ces éléments. On ne s’attendait pas à ce que quelqu’un à qui on a donné une échelle, une fois arrivé sur le toit, fasse tomber l’échelle. N’oublions pas que la Crc n’a eu que 14% des voix à Ngazidja, soit 10% au niveau national et 3% pour les gubernatoriales à Ndzuani ».
À y lire plus clairement, la Crc n’aurait pas eu un meilleur programme comparé aux autres candidats, mais les résultats auraient penché en sa faveur grâce à l’intervention de Sambi qui a appelé à voter pour Azali Assoumani. Juwa promet une vraie opposition désormais. Invité à revenir sur les accords confidentiels qui unissaient les deux formations politiques ou du moins les candidats de ces formations, Ibrahim Mohamed Soulé a tenu à en dire un peu plus.
« Les accords du 26 mars à Missiri contenaient dans l’axe 4, une signature du président Azali qui s’engageait à organiser des votes dès le début de son mandat afin de rétablir la légitimité à l’Assemblée de l’Union. Dans un autre accord signé à l’hôtel Al Amal par Dossar, Mohamed El Had, Salami, Ahmed Abdallah Salim et Azali, ce dernier a apposé sa signature pour nous garantir quatre ministères et plusieurs directions », a-t-il dit. A travers ces propos, on serait amenés à comprendre mieux pourquoi l’ancien ministre Mohamed Bacar Dossar parle d’un « manque de loyauté dès le début » et d’un prétexte pour la vidéo de Sambi. Un argument que partage notre interlocuteur.

 
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Source : Al-watwan N° 3220 du mercredi 19 juillet 2017

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