You are here: Home » Actualités » S. El-Amine : Si la France veut la confrontation, nous sommes prêts, mais elle doit quitter Mayotte

S. El-Amine : Si la France veut la confrontation, nous sommes prêts, mais elle doit quitter Mayotte

Souef Mohamed El-Amine a rappelé que les Comores ont sollicité, depuis longtemps, un “dialogue politique franc” avec la France sur cette question, conformément aux souhaits de certains hommes politiques français, à l’exemple de

Giscard d’Estaing, qui avait déclaré, en 1974, que ce n’est pas une vocation française que de chercher à diviser des îles que la culture, la langue et l’histoire réunissent. Il citera également François Mitterrand, lors de sa visite aux Comores en Juin 1990, qui avait affirmé que c’est de la responsabilité de la France que d’œuvrer pour le rapprochement entre Mayotte et ses îles sœurs.

“Malheureusement l’administration française n’a pas suivi ces injonctions”, regrette-t-il. Souef Mohamed El-Amine a rappelé que l’un des sujets qui a été abordé lors de sa rencontre, le 12 septembre 2017, avec le ministre des Affaires étrangères français, en marge de l’élaboration de la feuille de route, est celle des enfants abandonnés dans la rue, un “comportement qui n’honore pas la France. Un pays qui se bat pour les droits de l’homme, les droits des enfants, qui contribue à l’Unicef”.

Il s’offusque que la France expulse les parents et laisse les enfants seuls, sans éducation, construisant ainsi le “nid de la délinquance”.

Ils disent que l’insécurité provient de ces enfants. Ces enfants avaient des parents pour les surveiller et ils ont été condamnés à errer. La France a manqué de vision, incrimine-t-il.

Il avance que “les Comores ont honoré leurs engagements. La France non. La situation a dépassé maintenant l’État français et les élus mahorais et a atterri aux mains de l’Intersyndicale et à la rue. Qui gouverne Mayotte en ce moment ?”.

Il prévient que “tout ce qui arrivera aux citoyens comoriens à Mayotte, quel que soit leur île d’origine, est de la responsabilité de la France”, et que la communauté internationale est là pour veiller.

Nous sommes pour un dialogue politique mais s’ils veulent la confrontation, nous sommes prêts à faire face, à saisir la communauté internationale, la Ligue arabe, l’Union africaine, les Nations unies, met-il en garde.

Powered by Comores infos