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Saïd A. Mchangama: nouvelles injures «diplomatiques»

Saïd A. Mchangama: nouvelles injures «diplomatiques»

«Chef de la diplomatie», il accuse le Quai d’Orsay de «conneries»

Par ARM

     Aux Comores, il est un homme qui a décidé d’avoir de la suite dans les idées. Cet homme s’appelle Mohamed Saïd Abdallah Mchangama. Il y a un sujet sur lequel il a les idées bien arrêtées: la diplomatie. Il aime s’inviter en diplomatie pour insulter les chancelleries. Son premier coup d’éclat remonte à mars 1994, aux temps de sa «splendeur», en pleine «gendrocratie», sous la présidence de Saïd Mohamed Djohar, quand il régnait en maître absolu sur les Comores. Le 5 mars 1994, la journaliste Mireille Duteil publiait un article sentant le soufre et à travers lequel on pouvait lire: «Au centre de la poudrière comorienne, un homme: Mohamed Mchangama, gendre du chef de l’État et actuel président de l’Assemblée nationale. Il est l’homme fort de l’“archipel aux parfums”. Rentré aux Comores dans les bagages de Mohamed Taki, principal opposant à Djohar, lors de l’élection présidentielle de 1990, Mchangama quitte Taki pour le nouveau chef de l’État après la victoire de ce dernier. Il va épouser la fille aînée du président, sa préférée, Lili. Impliquée en Europe dans une escroquerie internationale à l’assurance-crédit, Mchangama est nommé… ministre de l’Économie et des Finances. Ce qui lui permet de mettre sur pied de nombreux trafics juteux.

     Au printemps 1992, le gouvernement de Moroni servira d’intermédiaire pour la livraison d’armes à une faction somalienne. “Faux passeports, blanchiment d’argent sale: Mchangama est dans tous les coups”, confirme un haut fonctionnaire français. Il va aussi, ce qui est politiquement grave, devenir le relais, dans l’archipel, de la République islamique d’Iran. En novembre [1993], une perquisition dans les milieux islamistes de France a permis de découvrir des documents prouvant que des fonds iraniens à destination du FIS algérien passaient par la Banque internationale des Comores, à Moroni. Si Mchangama fait la pluie et le beau temps, c’est qu’il s’est acheté la complicité de son président de beau-père, sur lequel il exerce un chantage grâce, paraît-il, à une sordide affaire de mœurs. […]. À Paris, on affirme qu’il n’est pas question de le voir s’installer à la présidence»: Mireille Duteil: Scoop. Poudrière comorienne, Le Point n°1120, Paris, 5 mars 1994, p. 21.

     Cet article avait provoqué la colère de l’homme de la «gendrocratie», qui avait dépêché ses séides devant les grilles de l’Ambassade de France aux Comores en signe de protestation pour une affaire qui ne regardait en rien l’État français. Depuis, il n’a cessé de saisir n’importe quel prétexte pour manifester son hostilité à l’égard des diplomaties étrangères. C’est ainsi qu’en 2014-2015, il s’était répandu en injures sur le Consul honoraire de Madagascar à Moroni au sujet d’un problème qu’il ne maîtrisait pas et pour lequel il n’avait écouté que l’argumentation d’une seule partie. Que n’avait-il pas proféré comme injures à l’époque. Des injures publiques sur un homme travaillant aux Comores pour l’État malgache. Et pour lui signifier qu’il avait entièrement tort, Madagascar a maintenu son Consul honoraire à Moroni. Ce Consul honoraire est un homme honnête selon les gens honnêtes.

     Après cette équipée qui s’est soldée par son désaveu, il a récidivé. Il lui fallait une diplomatie à injurier. Et c’est ce qui est arrivé le dimanche 31 juillet 2016 dans un texte qu’il a mis en ligne sur le réseau de sa prétendue «Fédération comorienne des Consommateurs», dont il serait le «Président» à mort et jusqu’à ce que mort s’ensuive. Le titre de sa chose: «Comment appelle-t-on une connerie du Quai d’Orsay?». Pour rappel, le Quai d’Orsay est le ministère français des Affaires étrangères, et Monsieur le traite de «conneries». Et il continue ses injures sur l’État français: «Tout le monde le sait, il n’y a pas eu d’attaque d’Européens à Anjouan. Ni avant, ni maintenant. Et donc pas de “nouvelles agressions contre des Européens” comme l’a écrit le Ministère français des Affaires Etrangères sur son site. La connerie a été retirée. Il faut croire que les autorités comoriennes ont exigé le retrait, comme l’ont fait spontanément des Comoriens, mais aussi des Français dont les parents se sont établis dans l’Hexagone, peu après que la gent humaine ait commencé à émigrer d’Afrique et à pâlir sous l’obscurité des hivers. Des élus et hauts responsables français, au fait de la situation comorienne ont aussi rappelé le ministère à l’ordre. Le pays est petit, les gens se connaissent et il ne faut pas plus de quelques coups de fils pour se renseigner. Il ne faut pas minimiser l’incident. Les responsabilités doivent être clairement établies et les autorités françaises revoir le processus de validation d’une information jusqu’à sa publication sur la page des alertes au voyage. Si la représentation française du pays valide et transmet l’info, il doit y avoir plusieurs niveaux de contrôle avant la mise en ligne. Ceux qui ont mis “l’info” en ligne sont soit très incompétents, soit extrêmement malveillants, probablement les deux.

     “Renouvellement d’attaques”! Aujourd’hui les moteurs de recherche ne laissent aucune excuse aux administrations les plus moyenâgeuses. Il n’y a pas eu d’attaque contre des Européens. Sinon lesquels? Quand et pour quels motifs? Mensonge. Il doit y avoir des centaines d’Européens à Anjouan, sinon des milliers. Oui des Anjouanais-Comoriens-Européens puisque détenteurs de la nationalité française et du passeport européen. Qui niera que parmi eux, certains ont eu des baffes de leur époux-se, de camarades d’école? Que certains ont échangé des coups de poing avec des collègues de travail ou des voisins pour des raisons allant des plus futiles aux plus sérieuses: héritage, vol, jeu de carte, infidélité, refus de céder la place dans un taxi, main dans le plat de riz avant notable? Est-ce que toutes ces attaques sont enregistrées et gardées dans les archives des attaques anti-européennes tenues au Quai d’Orsay? On a bien dit Européen et non caucasien.

     L’information est malveillante, sournoise et préjudiciable. Elle sous-entend une situation de crise, de haine contre les Européens (Caucasiens). Même retirée du site, personne ne sait combien d’Allemands, d’Espagnols, d’Européens de 3ème génération descendants de Comoriens, de Suisses… ont enregistré l’information par capture d’écran et la ressortiront un jour pour une raison quelconque. Même après la suppression de l’info, il y a l’annonce de l’info sur le site. Voir les deux captures d’écrans. Je parie ce qu’on veut qu’en ce jour, dans l’immensité des USA, en Russie, en Chine, en Afrique du Sud, sur les plages de Thaïlande et du Brésil, des Européens – caucasiens ou pas – se battent, sont battus pour des causes diverses sans que le site de nos amis du ministère français des affaires étrangères ait jugé utile d’avertir mes enfants européens de France, de Londres, et du Danemark.

     À l’ère de l’internet, la gomme à effacer du bureaucrate, n’efface pas grand-chose. Les effets d’une telle bourde, à supposer qu’elle ait été commise sans intention de nuire peuvent être de longue durée. Les tête-en-l’air qui ont fait ça et ceux qui ont validé ça doivent au moins savoir de leurs supérieurs qu’ils ont des attaques d’idiotie à traiter d’urgence.

     Sinon pourquoi une telle info? Mais d’abord, des excuses à notre gouvernement, à la population anjouanaise et à tous les Comoriens – Como-Européens compris. Selon le Ministère français des Affaires Etrangères, les Européens qui se trouvent dans cette assistance (photo de madjlis), il y en a des dizaines, devraient éviter d’aller à Anjouan. Même après que “l’info” ait été retirée, son annonce dans la page d’accueil restait».

     Admettons qu’une information infondée soit diffusée par erreur sur les Comores. Pour autant, est-ce une raison pour de telles injures? Et Monsieur exige même des excuses. Normalement, ne devrait-il pas se contenter de saisir le gouvernement comorien pour lui signaler l’information et lui demander d’élever une protestation officielle auprès de la France, ou tout au moins pour exiger des explications? Il est qui pour se substituer chaque fois à l’État comorien? Et puis, cette façon injurieuse est-elle appropriée pour intervenir dans une affaire interétatique qui ne doit être réglée que par des États souverains et non par un individu en mal de publicité gratuite? En tout cas, ses méthodes sont épouvantables.

Par ARM

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© www.lemohelien.com – Lundi 1er août 2016.

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