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Saïd Chayhane voit Azali Assoumani «à l’horizon 2030»

Saïd Chayhane voit Azali Assoumani «à l’horizon 2030»

Le petit baby-sitter voit son chef à Beït-Salam jusqu’en 2030

Par ARM

      Adolf Hitler disait avoir fondé un «Empire de 1.000 ans». Ledit «Empire de 1.000 ans» dura du 30 janvier 1933 au 30 avril 1945. 12 ans et 4 mois. On aurait pu croire qu’après les horreurs qu’il avait provoquées contre l’humanité, les nouveaux dirigeants du monde allaient se conduire avec plus d’humanité et de prudence quant à leurs ambitions personnelles. Or, tel n’est pas le cas. Partout en Afrique, des tyrans malfaisants, incompétents et corrompus font sauter les verrous de la Constitution et truquent les élections pour rester au pouvoir à mort, pour le plus grand malheur de leurs peuples sinistrés et endeuillés.

Qu’on se le dise! Mouammar Kadhafi arriva au pouvoir en Libye le 1er septembre 1969. Il régna sans partage par le népotisme, la bêtise, la mort, le deuil et la provocation. Puis, éclata la Révolution du Jasmin en Tunisie, le 17 décembre 2010, avant sa transformation en un Printemps arabe qui avait atteint la Libye de Mouammar Kadhafi le 15 février 2011. Ce dernier refusa de quitter le pouvoir, après 42 ans de pouvoir. Il en mourut comme certains membres de sa famille, pendant que d’autres vivent en exil aujourd’hui. Il aurait suffi qu’il organise des élections démocratiques dès les premiers jours de l’insurrection populaire pour rester en vie. La voix de l’orgueil et de la bêtise a été la plus forte, et a causé sa mort. Mouammar Kadhafi est mort comme il a vécu: bêtement et dans la violence. On ne sait même pas où il est enterré.

      Aujourd’hui, aux Comores, règnent un individu et sa famille, exactement comme dans la Libye de Mouammar Kadhafi. Cet individu n’est autre que le «pouvoiriste» polygame Azali Assoumani Boinaheri. Il cristallise tous les torts, tares, travers, maux, faiblesses et bêtises de tous les chefs d’État comoriens qui l’ont précédé. Son pouvoir se résume à des vols massifs d’argent public, au népotisme, à l’esprit villageois, au chauvinisme insulaire, au mépris envers les Comoriens, à l’incompétence, à la prévarication, à la concussion et à l’incurie. Sa famille se prend pour une dynastie et tourmente les Comoriens, dans un mépris total.

Alors que même les rares Comoriens qui avaient voté pour lui en 2016 sont dans les regrets et remords, ouvrant enfin les yeux pour se rendre compte que cet individu conduit le pays dans la direction la plus dangereuse, ses proches accomplissent les gestes les plus insolents envers les Comoriens pour dire qu’ils ne vont pas quitter le pouvoir le 26 mai 2021. L’idée folle d’une présidence à mort chez ces individus n’est pas nouvelle, tant s’en faut.

Pour preuve, dès 2005, le putschiste Azali Assoumani Boinaheri avait multiplié les actes signifiant qu’il n’allait pas quitter le pouvoir en 2006. Il reçut des menaces de mort qui l’obligèrent à organiser l’élection présidentielle qui allait porter au pouvoir Ahmed Sambi en 2006. En novembre 2005, à la suite de sa rencontre avec Ahmed Sambi à l’Hôtel Al Amal de Mutsamudu, il avait demandé à ses proches de voter pour ce dernier. Son explication était celle-ci: Ahmed Sambi est considéré comme un «islamiste», et la communauté internationale n’en voudrait pas à la tête des Comores. Le scénario algérien de janvier 1992 allait se produire aux Comores, et il serait demandé au «saigneur» Azali Assoumani Boinaheri de rester au pouvoir pendant 20 ans afin d’éloigner le «spectre» Ahmed Sambi. La suite lui donna tort.

Aujourd’hui, il a lancé l’utopie se résumant pas le slogan d’une «émergence à l’horizon 2030». En attendant de savoir qui lui a mis cette idée folle en tête, les Comoriens découvrent qu’aucune des conditions d’une «émergence» économique n’est réunie et ne sera réunie dans les conditions de la gouvernance kleptocratique et irresponsable actuelle. En 2030, les Comores seront toujours un pays moins avancé (PMA) et n’auront pas avancé d’un pas vers l’émergence. Pourtant, au cours de la réunion tenue par la Confrérie des Renégats et des Criminels (CRC) à Moroni, le samedi 28 octobre 2017, le baby-sitter et gigolo Saïd-Ali Saïd-Chayhane, chargé d’élever l’enfant secret du «pouvoiriste» polygame Azali Assoumani dans son village, a tenu un discours digne d’un malade mental.

En effet, pour le baby-sitter et gigolo Saïd-Ali Saïd-Chayhane, le «concubinocrate» Azali Assoumani Boinaheri aurait lancé des projets herculéens qu’il est seul à pouvoir parachever. Il n’est donc pas question pour son chef de quitter le pouvoir le 26 mai 2021. Pour ces gens-là, la notion de «continuité de l’État» ne signifie rien du tout. Ils sont des habitués de ce fait.

Retour en arrière. Blaise Compaoré assassina le Président Thomas Sankara, le 15 octobre 1987, et s’était installé au pouvoir jusqu’à ce qu’il y soit chassé par un peuple en colère, le 31 octobre 2014. Le dimanche 16 novembre 2014, Azali Assoumani était l’invité matinal de Radio France Internationale (RFI) et avait été interrogé sur l’entêtement fatal de Blaise Compaoré, sa chute et sa fuite vers la Côte-d’Ivoire. Sans la moindre honte, ni gêne, il avait osé prétendre que l’assassin de Thomas Sankara était un homme «de bonne foi et de sincérité». Il avait ajouté: «Blaise est un type qui m’a beaucoup aidé, un type très gentil». Il avait fini par déclarer que Blaise Compaoré n’aurait jamais dû quitter le pouvoir parce que, après 27 ans de pouvoir, il n’aurait pas eu le temps de finir ce qu’il avait commencé! Pour lui, c’est l’entourage de l’assassin de Thomas Sankara qui voulait d’une présidence à mort. Il avait dit: «J’étais tombé dans le piège dont je parle». Comme le «ventriote» Azali Assoumani Boinaheri est un homme sans honneur, il avait déclaré au cours de cette interview truffée de fautes de français: «Au Burkina, c’est un Président qui a démissionné» spontanément.

Les vrais juristes comoriens ont compris une chose: le dictateur de Mitsoudjé est dans le rejet total du Droit. L’un d’entre eux est formel sur la question: «Il est dans le coup d’État permanent, allant jusqu’à tuer la Cour constitutionnelle pour ne trouver aucun contrepouvoir devant lui. Ikililou Dhoinine n’était pas un bon Président, mais n’affichait pas ce mépris total envers l’État, la République et les institutions du pays».

Un juriste qui a ses entrées à Bête-Salam a dit ceci ce mercredi 1er novembre 2017: «L’île de la Grande-Comore est la seule restée fidèle aux Comores, la seule qui se sent comorienne. Elle n’a jamais hissé le drapeau français, contrairement à Mohéli et Anjouan, qui sont toujours sur les traces de Mayotte. Azali Assoumani n’a pas été élu à la Grande-Comore. La CRC ne représente rien à la Grande-Comore. Pourtant, le langage d’Azali Assoumani est bien reçu en Grande-Comore, où personne ne veut entendre parler de la présidence tournante. Nous n’avons pas inclus des Anjouanais et des Mohéliens dans le Comité de Pilotage des Assises parce que leurs îles ne sont pas dans le coup. Aujourd’hui, la Grande-Comore peut former sa République. Ce qui ne sera jamais le cas d’Anjouan et de Mohéli. Nous ne nous soucions plus des pleurnicheries des Anjouanais et des Mohéliens».

Par le passé, les Comoriens ont vu comment le «ventriote» Azali Assoumani Boinaheri et le fugitif international polygame Hamada Madi Boléro avaient humilié l’État comorien face aux séparatistes anjouanais. Saïd Larifou soutient leur lâcheté par pure haine et bêtise, niant le bien-fondé du débarquement militaire du 25 mars 2008, faisant l’apologie d’un faux dialogue qui, de 1997 à 2008, n’avait rien apporté au pays. Aujourd’hui, le putschiste Azali Assoumani Boinaheri, sous les effluves du pétrole et du gaz dont on parle tant et tant, est disposé à casser l’unité et l’existence de l’État comorien, se préparant à régner sur la seule île de la Grande-Comore. Il est clair que les Mohéliens et les Anjouanais ne vont pas entrer dans son jeu.

Pendant que le «saigneur» Azali Assoumani Boinaheri et ses hommes rêvent d’un règne sans fin, ils gagneraient à penser à Dieu, le seul qui sait de quoi sera fait demain. Et, il se passera beaucoup de choses avant 2030.

Par ARM

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© www.lemohelien.com – Mercredi 1er novembre 2017.

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