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Saïd Larifou crée l’avocat qui entre en politique

Saïd Larifou crée l’avocat qui entre en politique

Il est le premier avocat de l’Histoire devenu politicien

Par ARM

     Vite, un mouchoir! Vite, des mouchoirs! Oui, il faut des mouchoirs pour essuyer les larmes consécutives aux pleurnicheries larmoyantes pompeusement baptisées «point de presse» du pittoresque Saïd Larifou, dit RIDJA ou Maître Clous, le «Porte-parole de la Mouvance présidentielle» sans majorité, et «avocat du gouvernement comorien». Il est impossible de ne pas pleurer, mais de colère, après avoir visionné cette vidéo d’incohérences et de liberté prise avec la vérité. Saïd Larifou dit n’importe quoi pour minimiser son arrestation à la Réunion, et n’est arrivé qu’à un seul résultat: se convaincre lui-même. Il s’est convaincu lui-même.

Pour lui, l’origine de ses malheurs est le fait qu’il était avocat entré en politique, qu’il devait être avocat à la Réunion et mener une activité politique aux Comores, qu’il devait voyager dans le cadre de ses activités d’avocat. En d’autres termes, il est le premier avocat qui, dans l’Histoire de l’humanité, fait de la politique. Pour lui, les 11 avocats qui, d’Adolphe Thiers à Nicolas Sarkozy en passant par François Mitterrand, étaient devenus chefs d’État en France n’ont jamais existé. Il est le seul avocat-politicien de l’Histoire de l’humanité.

Il dit qu’il gagnait entre 500 et 600.000 euros par an, mais avait laissé se faire un cumul d’impôts de 300.000 euros sur plusieurs années. Ça ne fait pas sérieux. Il dit que ses déboires ont commencé en 2007, mais a été perturbé par des problèmes de famille intervenus en… 2013.

C’est très grave. Il prétend qu’il est tombé du tomatier pour 300.000 euros alors qu’il gagnait jusqu’à 600.000 euros par an! Ces 300.000 euros ont été accumulés sur plusieurs années alors que lui-même gagnait plus de 600.000 euros par an! Mais, c’est illogique! Comment peut-il dire devant la presse qu’il voyageait tellement qu’il n’avait pas le temps de s’occuper de la gestion de son cabinet d’avocat? Comment peut-on gagner 600.000 euros par an et ne pas engager un comptable? Quand il dit qu’il n’avait pas le temps de s’occuper de sa comptabilité, c’est très gravissime. C’est tiré par les cheveux. Il ment.

Il a reçu des réclamations venant du Fisc par étapes. Petit à petit, les sommes insignifiantes sont devenues importantes. Mesdames, Messieurs, parlons vrai. Il existe quelque chose qui s’appelle virement. Un virement est une opération qui permet à une personne de transférer de l’argent sur le compte d’une autre personne, personne physique ou personne morale (État, entreprises, etc.). Or, vous savez que pour faire un virement quand on est en France (cas de la Réunion), on n’a même pas besoin de se déplacer de chez soi. On se sert d’un ordinateur, on enregistre le numéro du compte du bénéficiaire, et la validation de ce compte intervient entre 24 et 48 heures. Dès que cette validation est obtenue, on peut procéder aux transferts d’argent au compte enregistré.

Même quand on est au fin fond de la Gagaouzie, Tuvalu, Vanuatu et Papouasie Nouvelle-Guinée, il suffit d’avoir un ordinateur et une connexion Internet pour faire le transfert quand on a de l’argent dans son compte. Qu’est-ce qui empêchait alors Môssier «l’avocat du gouvernement comorien» de faire ces transferts, lui qui gagnait entre 500 et 600.000 euros par an, et pourquoi a-t-il négligé ses obligations professionnelles jusqu’à tomber dans l’insolvabilité? Il ment. Il prétend maintenant qu’il y a eu complot contre lui. Il ment.

Saïd Larifou se moque de qui? À l’École des Avocats, il y a des cours et des cours sur la manière de gérer un cabinet d’avocats. Au surplus, il existe des guides sur le métier d’avocat. L’École de Formation professionnelle des Barreaux de la Cour d’Appel de Paris (ÉFB) a même rédigé un volumineux Vade-Mecum à l’usage de ses étudiants, futurs avocats. Il est facile d’imaginer que les autres centres de formation en font de même. Personnellement, je ne suis inscrit à aucun Barreau, mais j’achète et consulte une importante documentation sur le métier d’avocat. Avant d’ouvrir un cabinet d’avocat, il faut savoir où on met ses pieds.

Ce n’est pas pour rien qu’on prête un serment quand on entre dans une École d’avocats et avant de commencer l’exercice du métier d’avocat. Avocat est un métier très réglementé, et il vaut mieux ne pas se précipiter. On enseigne la déontologie aux futurs avocats parce que celle-ci est la base de tout. Et parmi les règles déontologiques, il y a celles qui se rapportent aux exigences comptables: il faut avoir une comptabilité régulière et honnête. Même si une partie de l’argent gagné par l’avocat doit être versée à l’État, l’autre partie suffit largement pour vivre sans dissimuler le moindre centime au Fisc. Cela, Saïd Larifou ne veut pas l’admettre. Des organes de la presse de la Réunion l’accusent même d’avoir exigé des honoraires à des clients pauvres et bénéficiant d’une aide juridictionnelle (que l’État verse à des clients sans moyens qui en font la demande). Cette exigence relève de l’extorsion de fonds et de l’escroquerie. Où est-il parti chercher ça? Dans quelle École d’avocats a-t-il appris qu’on pouvait faire ça?

Nous compatissons pour les drames famille qui ont affecté Saïd Larifou, mais la chronologie des événements permet de comprendre que lesdits drames ont lieu après le début de ses malheurs. Qu’il ne les invoque donc pas. D’ailleurs, il aurait fallu qu’il parle un peu de son train de vie, celui d’un nabab. Cela, je l’ai constaté dès notre première rencontre à Rabat, Maroc: suite d’hôtel au prestigieux Hilton, location de voitures très chères… Je suis prêt à jurer sur le Coran que la première réflexion que j’avais faite sur cet homme quand je l’ai vu pour la première fois portait sur son goût exagéré pour le faste et flafla. Il vivait au-dessus de ses moyens. Il en paie le prix aujourd’hui.

Par ARM

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© www.lemohelien.com – Jeudi 20 septembre 2018.

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