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Saïd Larifou mène le bal des hypocrites et des faux-culs

Saïd Larifou mène le bal des hypocrites et des faux-culs

Partis politiques «illégaux» pour régime politique illégitime

Par ARM

      Le vendredi 18 août 2017, cet ami du centre de la Grande-Comore envoyait à votre site un message qui laissait transparaître toute sa colère envers un acteur politique qui l’avait fait rêver au début des années 2000 et qui, aujourd’hui, le fait plonger dans les bas-fonds du désespoir et de la colère: «Mon frère, je suis tellement dégoûté que je n’ai plus envie de parler de politique comorienne. Mais, je dois quand même te signaler que ton frère Saïd Larifou vient d’organiser une conférence de presse de plus, une conférence de presse absolument bidon rien que pour débiter les mêmes fadaises sur son émergence et ses assises, disant soutenir la politique menée actuellement par nos autorités, politique qui détruit notre malheureux pays. Je laisse tout ça derrière moi et je vais assister à un grand mariage pour tenter d’oublier tout ça».

La fameuse conférence de presse avait eu lieu ce même vendredi 18 août 2017. Elle était l’incarnation de l’hypocrisie et de la honte. Au cours de ce sinistre événement, le danseur Saïd Larifou a incarné l’hypocrisie, et le versatile Djaé Ahamada Chanfi la honte et l’opprobre. À l’issue de ce chef-d’œuvre pour faux-culs, le thuriféraire Saïd Larifou partit avec la Palme d’Or de l’Hypocrisie vers une direction connue de lui seul, tandis que mon frère Djaé Ahamada Chanfi partit vers une direction inconnue, la Palme d’Or de la Honte et de l’Opprobre entre ses mains de gardien de cabris. C’est la joie. La vie est belle.

Toute honte bue, pour plaire à son maître, le «concubinocrate» Azali Assoumani Boinaheri, l’applaudisseur Saïd Larifou se lança dans la plus hypocrite des péroraisons depuis de nombreuses années de naufrage politique aux Comores: «Nous sommes clairement positionnés en faveur de la tenue des assises nationales sur les 42 d’indépendance des Comores. Elles nous semblent indispensables pour penser aux maux qui rongent et qui freinent le développement de notre pays en plus de nous projeter sur l’avenir». Le laudateur national poursuit ses salamalecs les plus obséquieux: «Nous ne pouvons pas continuer sur les mêmes bases, qui ont conduit les Comores à la situation actuelle. Et nous devons aussi réfléchir sur ce qui nous semble indispensable à mettre en place comme dispositif pour conduire les Comores vers l’émergence».

Le 30 mars 2016, lors d’une conférence de presse, le danseur Saïd Larifou avait dit du «ventriote» Azali Assoumani Boinaheri: «Moi, je vous confirme qu’il a voulu me corrompre, il a même avancé le montant de 20 millions de francs comoriens [40.000 euros]. J’ai été énervé. J’ai immédiatement quitté les discussions car j’ai estimé que c’était de l’insolence». Il l’avait alors accusé de l’assassinat d’Ahmed Abdallah dit Apache, officier originaire de Foumbouni comme lui, dont le tueur de Mitsoudjé avait promené le corps sur le capot d’un véhicule militaire à travers Moroni. Le Foumbounien va-t-il demander des comptes au Mitsoudjéen sur ce dossier lors des assises devant «conduire les Comores vers l’émergence»?

Comment un homme qui a été avocat en France peut-il se rabaisser à cette mendicité, alors que même un étudiant comorien en Première Année de Droit ou d’Économie pourrait organiser une conférence pour expliquer que «l’émergence» telle qu’elle est flagornée par le «ventriote» Azali Assoumani se limitera à sa forme verbale et dansante et ne pourra pas être de développement économique et social? Pourquoi Saïd Larifou a-t-il tellement endossé ses habits de «Negafa» (marieuse) jusqu’à croire que sa vie dépend de sa capacité à prononcer le mot «émergence» 10.00 fois par jour? Et comme s’il n’avait pas assez dit, le voilà parti sur les mêmes hallucinations: «Cette dynamique de réflexion sur notre passé et l’avenir de notre pays doit être soutenu par un grand mouvement politique et c’est pourquoi nous sommes là».

En d’autres termes, le laudateur Saïd Larifou garantit aux Comoriens qu’après ces assises de la haine, du mépris et de la honte, d’une part, les Comores vont guérir de tous leurs maux, et d’autre part, il leur faudra «un grand mouvement politique», qui devra être un parti unique, la Confrérie des Renégats et des Criminels (CRC), qui devra, en premier lieu, absorber et faire disparaître le RIDJA avant d’absorber les autres formations partisanes.

Pour sa part, Djaé Ahamada Chanfi, secrétaire général d’un quartier du RDC sans élus, ni électeurs, crâne et pérore en ces termes: «On fait ces assises pour faire le bilan des 42 ans d’indépendance, voir ce qui a marché et ce qui n’a pas marché, et tracer un chemin pour l’avenir. Alors, je peux vous dire que plusieurs points peuvent être discutés». Et voilà l’ancien gardien de moutons et de chèvres qui ergote de nouveau: «L’indépendance reste une fierté pour nous. Et je peux dire aujourd’hui que le moment est venu de faire un bilan». La fierté de qui? Pourquoi? Et, il s’agit de quelle indépendance, s’il-te-plaît, Djaé? Dis-le aux Comoriens! En plus, il faudra que les Comoriens sachent ce qu’il y aura après le bilan, hormis l’exacerbation de la haine entre Comoriens et l’implosion du pays. Anjouan et Mohéli, merci.

Dans tout ça, une chose fait rire. Légalement, le RIDJA, parti politique de l’applaudisseur Saïd Larifou, n’existe plus. Pourtant, un parti sans électeurs, ni élus, fait tout un ramdam juste pour affirmer qu’il n’existe pas. Kiki, «ministrillon» de l’Intérieur, dit en 2017 que seuls 6 partis politiques existent légalement aux Comores. Comment ça se fait alors que Saïd Larifou se répand en fanfaronnades, galéjades, pitreries et flagorneries sur 15 prétendus partis politiques qui soutiennent la folie d’un dictateur au cerveau à l’envers?

      Pendant que se déroule ce cinéma de mauvais goût, Maître Ibrahim Mzimba, Bâtonnier de l’Ordre des Avocats à Moroni, a été vu à Bête-Salam. En y sortant, il avait claironné en ces termes mâtinés de langue de bois: «Je me suis entretenu avec un Président sage, modeste et qui respecte les différences. Je voudrais saluer l’esprit républicain du Président de la République, qui consulte les entités et les personnalités politiques, y compris celles comme moi, qui ne l’avaient pas soutenues. Je salue également les projets du Président de la République, qui nous mettent sur la voie de l’émergence comme la stabilité retrouvée dans l’énergie». Il ajoute: «Nous devons aussi soutenir les réformes économiques, institutionnelles et sociales du chef de l’État pour que nous puissions entrer dans le cercle fermé des pays émergents». Et voilà l’homme de Dembeni, Grande-Comore, qui embraye: «Le Président Azali a été élu pour construire un rêve. Et j’ai constaté qu’il a la ferme volonté de le réaliser. Il est dans un costume présidentiel qui me séduit et trouve mon adhésion». Il appuie sur le turbo: «Et enfin, je me range aux cotés de celles et ceux qui, dans ce pays, se battront pour chasser le pessimisme et cette absence de confiance en nous-même qui nous font croire que les Comores ne peuvent pas changer».

Ce qui fait rire, c’est que, avant même que ne soit connu le passage de Maître Ibrahim Ali Mzimba à Bête-Salam, l’un de ses fidèles à Paris appela votre site pour faire passer un message: «Ibrahim Ali Mzimba a été reçu à Beït-Salam dans le cadre d’une rencontre républicaine dont le seul but est l’édification du pays. Contrairement à un Houmed Msaïdié et à un Saïd Larifou, il n’est pas un mendiant et ne mendie pas. Il n’ira pas crier dans la rue et avec l’aide d’autres sur le soutien qu’il apporte à la politique gouvernementale. Il est dans une démarche constructive et positive et n’a pas besoin de passer de l’huile sur le dos d’Azali Assoumani, comme le fait un Saïd Larifou, qui a usé de toutes ses armes et qui continue à le faire sans rien obtenir en retour, exception faite “des enveloppes”».

Drôle de classe politique tout de même. Les Comoriens n’en veulent plus.

Par ARM

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© www.lemohelien.com – Samedi 26 août 2017.

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