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«Salut, César. Ceux qui vont mourir te saluent»

«Salut, César. Ceux qui vont mourir te saluent»

Résultats du premier tour de l’élection présidentielle

Par ARM

  Voici donc les résultats du premier tour de l’élection présidentielle du dimanche 21 février 2016, résultats communiqués par la Commission électorale nationale «indépendante» (CÉNI).

Nombre d’inscrits 158.645
Nombre de votants 118.057
Taux de participation 74,42%
Bulletins blancs ou nuls 7.214
Suffrages exprimés valables 110.947
Rangs Nom et prénoms des candidats Suffrages Pourcentages
1 Mohamed Ali Soilihi 19.541 17,61
2 Mouigni Baraka Saïd Soilihi 16.738 15,09
3 Azali Assoumani 16.596 14,96
4 Fahmi Saïd Ibrahim 16.034 14,45
5 Saïd Larifou 6.795 6,12
6 Bourhane Hamidou 6.397 5,77
7 Mohamed Daoudou 4.662 4,20
8 Saïd Hachim Achiraffi 3.229 2,91
9 Assoumani Aboudou 2.847 2,57
10 Mohamed Issimaïla 2.041 1,84
11 Salimou Mohamed Amiri 1938 1,75
12 Nassor Mohamed Ali 1901 1,71
13 Mzé Abdou Soulé El Bak 1.767 1,59
14 Saïd Ali Kemal Ed-Dine 1.570 1,42
15 Mohamed Abdouloihabi 1.377 1,24
16 Ibrahima Hissani Mfoihaya 1.366 1,23
17 Allaoui Saïd Hamidou 1.055 0,95
18 Salim Saandi 1.033 0,93
19 Cheikh Ahmed Saïd Abdourahamane 767 0,69
20 Moinaécha Youssouf Abdou 735 0,66
21 Saïd Ahmed Saïd Ali 573 0,52
22 Youssouf Saïd Mahazi 552 0,50
23 Mohamed Ali Dia Mohamed 535 0,48
24 Mtara Maécha 455 0,41
25 Mahmoud Ahmed Wadaane 443 0,40

  Les Comoriens assistent ainsi à l’affirmation, mutatis mutandis, du trio de tête: Mohamed Ali Soilihi, Mouigni Baraka Saïd Soilihi et Azali Assoumani. Dans les pronostics faits des mois avant le scrutin, on voyait Azali Assoumani avant Mouigni Baraka Saïd Soilihi. En ce qui concerne les deux hommes, la tendance a été renversée, sans doute du fait de la caporalisation notoire et mafieuse de la Commission électorale de la Grande-Comore par l’inégalable Mouigni Baraka Saïd Soilihi, Gouverneur sortant, qui n’a rien laissé au hasard. Pour ce qui est de Mohamed Ali Soilihi, il avait deux candidats dans sa ville de Mbéni, mais les deux candidats, avec 735 et 443 voix, ont fait pschitt et flop. Quant aux deux candidats crypto-sambistes, avec 16.034 et 6.397 voix, soit 22.431 suffrages sur un total de 110.947 suffrages exprimés et considérés comme valables, ils n’ont pas vraiment convaincu qu’Ahmed Sambi «est de plus en plus populaire», comme cela avait été annoncé par un journaliste de révérence et de complaisance en 2015. Bien au contraire, les Comoriens ont assisté au naufrage du crypto-sambisme, dont la résurrection va devenir aléatoire, surtout qu’on voit mal Ahmed Sambi soutenir Azali Assoumani en présence de son ancien allié Mouigni Baraka Saïd Soilihi, l’ennemi juré de son candidat, battu sans concession.

  Par ailleurs, si Mohamed Ali Soilihi continue à incarner à merveille la transition entre les Comores d’aujourd’hui et celles de demain, force est pourtant de constater que le retour sur le devant de la scène politique de ceux qui ont dirigé les Comores hier n’a pas été accepté. Cela s’explique dans le naufrage de la candidature d’Ibrahima Hissani Mfoihaya, Saïd Ahmed Saïd Ali, Mohamed Ali Nassor et Mtara Maécha. L’amateurisme des nouveaux-venus n’a pas été mieux récompensé, les Comoriens répugnant à confier les rênes de leur pays à des amateurs, même inutilement très bruyants.

  Et, il y a la candidature féminine, celle de Mme Moinaécha Youssouf Abdou. Elle était très sympathique, cette candidature, mais elle a été ruinée par l’amateurisme, l’impréparation, un excès d’optimisme, l’autoritarisme et les conflits inutiles et nocifs entre la candidate et les Comoriens l’ayant accompagnée de France aux Comores. Les problèmes d’intendance n’ont rien arrangé. Mais, à la 20ème place, Mme Moinaécha Youssouf Abdou fait mieux que quatre hommes. Pourtant, cela ne va jamais lui mettre du baume au cœur et la consoler parce qu’elle ne s’était présentée à cette élection que pour la remporter. Elle n’a jamais tenu un seul discours défaitiste, mais a très mal géré sa campagne électorale et ses soutiens politiques qui, dès le premier jour l’avaient soutenue, avant d’être très déçus par la suite.

  Maintenant, on va assister aux alliances politiques du second tour. Les candidats ont 5 jours pour faire valoir leurs droits. Cependant, des fois, on gagne à adopter le «profil bas» de Robert Magdoff. Celui-ci a été condamné à 150 ans de prison pour ses escroqueries. Il n’a pas fait appel parce que même si on ne le condamnait «qu»’à 70 ou à 100 ans de prison, on ne le voit pas un jour sortir de sa geôle dorée pour aller fanfaronner. On connaît ceux qui vont protester, mais pour arriver à quels résultats? Dans la matinée de ce mercredi 24 février 2016, les casseurs d’Ahmed Sambi voulaient créer le «chaos» à Moroni, mais ont été rappelés à l’ordre par les autorités. On gagne à accepter la défaite et à être modeste, et quand on n’a pas l’estomac assez solide pour supporter une défaite électorale, on ne fait pas de politique. Qu’on se le dise et qu’on le leur dise… Surtout, ceux qui ont habitué leurs partisans et leurs partis à l’échec doivent désigner d’autres candidats au cours des prochaines élections.

Par ARM

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© www.lemohelien.com – Mercredi 24 février 2016.

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