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SAMBI ET MSAIDIE, la soif du pouvoir ou l'art du chaos d'un pays endormi?

La question de l’éventuelle candidature de l’ancien chef de l’Etat comorien, Mr Ahmed Abdallah Sambi, commence à donner la nausée. Sambi qui depuis sa rupture avec le président Ikililou Dhoinine… ne cesse de se comporter en agitateur et à part lui, personne ne connait ses intentions. Cela pourrait constituer une menace pour le sommeil des comoriens… « Pour éviter de dire une menace pour la paix ». Oui, on est en paix, quand on vit mieux. De l’autre coté, le Ministre de l’intérieur, Mr Houmed Masaidié qui a des griffes contre Sambi se fait le seul justicier du peuple face à cet homme. Un comportement qui verse le soupçon. Ses réactions musclées envers l’enturbanné, ne sont pas anodines. 
« Pagaille au pays des amnésiques »

Quel est l’intérêt du roi Sambi de s’implanter dans l’entêtement pour semer la pagaille au pays des amnésiques ? Mais pourquoi ne laisse t-il pas son œuvre qu’il a dédiée aux comoriens, Mr Ikililou Dhoinine, achever son sommeil profond de cinq ans, comme il l’a défini ? Avec le soutien de la capitale des Comores, Raïs Sambi fut le seul chef de l’Etat comorien qui a régné sans opposition ni trouble aucune à Moroni. Un chef d’Etat qui s’est arrogé le plein droit de modifier tout ce qui ne lui convenait pas sans l’avis du peuple : modifications de la constitution, abolition du titre des présidents des îles et imputation de leurs mandats, congrès des députés de la majorité absolue de l’époque, vente de la citoyenneté comorienne… et j’en passe. Oui ça fait mal de perdre le pouvoir.
Certes, nombreux sont ceux qui haïssent la constitution, budgétivore, issue de l’accord de Fomboni, constitution qui a favorisé l’appauvrissement du pays et la corruption massive. Constitution qui a renforcé le séparatisme et le chauvinisme insulaire. Sambi et ses lieutenants, en l’occurrence Sidi, Barwan et Ahmed Abdallah Salim doivent respecter cette constitution qui a fait de Sambi ce qu’il est aujourd’hui. On fait allusion ici de la tournante. Après Ajouan et Moheli, Sambi n’a pas droit de saboter le tour de Ngazidja.
« La vengeance passe avant la logique politique »
Néanmoins, avec les agissements du ministre de l’intérieur, Mr Houmed Msaidié, depuis qu’il est dans le pouvoir de club des Amis, face à Sambi, il est clair qu’il n’est question « de constitution ». Ses dents contre le leader du parti Juwa se traduit en règlement de compte. Il se forge ensuite, une preuve d’existence sur la scène politique afin que son nom ne sombre pas dans l’oubli de l’opinion. Il s’est fait le champion des sorties médiatiques insensées, parfois déplacées. Lors de dernière interview à Labaraka FM au sujet de la candidature de Sambi… Mr Msaidié n’arrivait pas à contenir son ressentiment envers Sambi. Il est évident que le ministre de l’intérieur, chargé de la candidature de Sambi, Mr Houmed Msaidié n’avale pas le fait que l’ancien Raïs a empêché la candidature du séparatiste anjouanais, colonel Abed, et celle de Djaffari, un couvé de la CRC.
Aujourd’hui que Msaidié est au pouvoir, il rend à Sambi la monnaie de sa pièce. Une curiosité ? Pourrait-on dire que cela est un des faits qui ont incité son entrée au gouvernement Iki 3 ? Possible. Notre honnête ministre de l’intérieur, cet « animal politique », comme disent les autres, a beaucoup d’important à faire que de s’appesantir sur cette candidature incertaine de Sambi. D’ailleurs, il devrait rouvrir les milles et unes plaintes qu’il a déposées contre ce dernier, pour plusieurs faits notamment la gestion des fonds de la citoyenneté économique que son collègue Vice-président en charge de finance, Mr Mamadou, et le chef de l’Etat actuel, Mr Ikililou, ne peuvent ne pas être impliqués. Deux ministres de finances sous Sambi. 
Dans ces conditions, sur l’éventuelle déstabilisation de notre pays, ces deux acteurs d’une scène qui commence à remplir les cœurs de la nausée, sont sur le même pied d’égalité. En matière de désordre dans ce pays, Msaidié et Sambi n’ont pas l’exclusivité. Sinon avec l’amnésie persistante du peuple comorien, dans quelques temps, ces deux hommes vont joindre le syndicat des anciens ministres… et amis, baptisé « collège de sages », et auront le statut adéquat. « Des sages ».

Publié le 24 Septembre 2015 par SAÏD YASSINE Saïd Ahmed

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