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Sambi, le boulanger a roulé tout le monde dans la farine y compris l'Iran. Lorsque les bornes sont franchies il n'y a plus de limites

Sambi, le boulanger a roulé tout le monde dans la farine y compris l'Iran. Lorsque les bornes sont franchies il n'y a plus de limitesSon Excellence Said HILALI et l’ex-Président Ahmed Abdallah SAMBI

C’est le titre d’une farce mais ici ce n’est pas d’une farce dont il s’agit et c’est carrément tragique puisque la prochaine échéance présidentielle aux Comores est clairement l’objet d’un détournement constitutionnel à tout prix de la part d’une clique d’hommes à la fois corrompus et menteurs, prêts à tout pour parvenir à leurs fins. Il s’agit, chacun l’aura compris de Sambi, Fahmi et Dossar.

On se souvient en effet que Sambi avait cherché à détourner la Loi Fondamentale des Comores et de la Présidence tournante. Ayant été élu en qualité d’anjouanais, il avait expliqué que désormais il était devenu grand comorien et faisant fi des principes élémentaires de décence et de respect des lois, il s’était alors porté candidat. La Cour Constitutionnelle des Comores a bien sûr réagi avec autorité en refusant ce mépris de la Constitution. Ce n’était pas anodin et dans un univers où désormais les informations circulent à la vitesse de la lumière, Sambi donnait un triste exemple de sa volonté de ne rien respecter. Les Comores n’avait pas besoin de ce genre de publicité, il est vrai que Sambi n’en a cure, ce qui l’intéresse c’est le pouvoir pour les dividendes astronomiques qu’il en retire pour lui et sa clique.

C’est l’occasion de rappeler ici le scandale des passeports comoriens accordés par Sambi aux bidounes. Cette affaire fait aujourd’hui la une des médias internationaux, un best seller vient d’en révéler l’étendue. C’est un crime économique et social d’une ampleur inégalée, au détriment des Comores dont il s’agit ici. L’auteur du livre « The Cosmopolites » Atossa Araxia Abrahamian, dénonce sans la moindre ambiguïté, preuves et éléments concrets à l’appui les actes posés par Sambi et Dossar. Ces hommes ont vendu, non pas un mais des dizaines de milliers de passeports entre 30000 à 100000. Un individu mandaté par les Comores, un certain Bachar Kiwan, Consul des Comores au Koweit et nommé par Sambi avait la charge de leur acheminement, le prix évoluait selon les quantités du jour entre 6000 et 8 000 dollars pour les Émirats Arabes Unis et le Koweit, tandis qu’un autre contrat signé et établissant la mise en vente des passeports pour une somme de 48 000 $ l’unité. Il s’agit là d’une somme qui porte sur plusieurs centaines de millions de dollars!!! Une somme de 360 millions de dollars US est « versée  » à l’Etat comorien, mais nous savons tous que ces sommes ne sont jamais arrivées aux Comores. C’est tout simplement une Honte !!! L’affaire était juteuse et Sambi a montré qu’il avait un appétit vorace. L’argent aiguise ses dents. Il est important de signaler que cette opération portant sur la vente des passeports a continué sous la présidence de IKILILOU, une des raisons de la discorde entre ces deux hommes et la fuite de Bachar Kiwan.

Un tel dossier qui met en cause des sommes astronomiques traduit aussi des intérêts stratégiques de souveraineté, la nationalité est une richesse qui ne doit jamais partir à vau-l’eau. De ce fait, Sambi et Kiwan ont choisi des députés qui leur étaient acquis pour crédibiliser leurs opérations en les transportant en jet privé au Koweit soi disant pour rencontrer des autorités qu’ils n’ont jamais vu et à Dubaï pour faire leurs shopping aux frais de Kiwan, afin de les séduire pour mieux manipuler ceux qui sont restés au pays. La représentation nationale a manqué de vigilance lors de la saisine de ce dossier, les députés auraient du en débattre, apprécier le POUR et le CONTRE en toute transparence, il n’en fut rien . Le vote de la loi sur la citoyenneté économique et la vente des passeports à fait l’objet de transactions financières auprès des élus par les promoteurs de ce projet. La représentation nationale doit aussi assumer cette responsabilité abominable, cette responsabilité néfaste. Ce projet de loi était conçu dès le début pour escroquer les Comores. Sambi voulait trop se remplir les poches pour que cette affaire soit publiquement débattue, ainsi que Dossar le signataire unique de tous ces contrats en sa qualité de représentant du Président Sambi. Alors ils n’ont rien dit, ils ont agi en catimini, dissimulé l’argent dans des comptes offshores, avec de tels montants les expertises sont là pour camoufler, ou tenter de camoufler ces turpitudes. L’absence de contrôle d’état lui ont permis d’agir comme Sambi le voulait, et donc il n’a rien dit, les passeports furent vendus à qui mieux alors que des valises entières quittaient Beit Salam avec comme destinataire Bachar Kiwan, Consul des Comores au Koweit et au final les Comores n’ont pas vu ces centaines de millions de dollars prendre la direction du budget de l’Etat. Mais bien sûr cet argent n’était pas perdu pour tout le monde, ni vu ni connu pensait Sambi comme un joueur de bonneteau qui triche en permanence. Sambi qui n’était qu’un simple vendeur d’eau et de matelas à Mutsamudu est devenu insolemment riche, mais cet argent est sale, il l’a volé au peuple comorien, imagine-t-on simplement que cet argent aurait pu être investi en infrastructures, en écoles, en centres de santé, assurant un mieux vivre à des comoriens qui n’ont souvent pour vivre que le strict minimum. Imagine-t- on que de tels investissements auraient pu créer des dizaines de milliers d’emplois alors que notre jeunesse souffre tous les jours du chômage et d’un manque de formation, alors que tant de chantiers restent à ouvrir pour échapper à la pauvreté.

C’est pourquoi Sambi doit être jugé avec sa clique pour qu’il rende l’argent volé, une commission d’enquête internationale indépendante doit être définie avec un contrôle de la représentation nationale toute entière, les pleins pouvoirs doivent être accordés à ce collège d’experts pour que le périmètre exact des vols de Sambi soit défini, et bien sûr l’homme et ses complices devront rendre cet argent et être jugés pour ces crimes de grande ampleur. Dans certains pays des responsables politiques ont été mis au pilori pour beaucoup moins et les Comores démontreront que la lutte pour le développement est réellement engagée, car cette lutte ne peut véritablement commencer que si un coup d’arrêt est donné à la corruption des dirigeants
politiques. Le chef de l’Etat doit donner l’exemple, pas le mauvais exemple. Cet homme là, fut le chef de l’Etat et il doit rendre des comptes.

Ça suffit, l’abus de pouvoir doit cesser.

Sambi sait tout ça mieux que personne, il sait que demain un risque existera pour lui de devoir rendre cet argent mal acquis, il sait que les conséquences judiciaires de ses actes peuvent le conduire dans une nouvelle demeure qui ne sera autre que la prison. Alors il se débat comme le rat pris au piège, lui ce sont ses vols qui le cernent, ils sont dévoilés, la justice passera un jour prochain. Il en a peur et c’est pourquoi il a cherché à se présenter envers et contre tout, mais ça n’a pas marché alors il lui fallait trouver en catastrophe une solution de rechange, un homme sûr, c’est à dire un homme dont il soit sûr qu’il sera prêt à mentir car il l’a déjà fait, qui soit prêt à voler et à couvrir ses vilaines actions. Son choix s’est porté alors sur Fahmi.

Fahmi a commis la grave faute de chercher à défendre l’amendement constitutionnel voulu par Sambi pour l’extension de son mandat à cinq ans, avec des prérogatives qui en font du Président de l’Union, un vrai monarque dans l’objectif de pouvoir organiser la Haute Corruption avec des mécanismes peu regardants et encore moins respectueux de la Constitution, tout en réduisant le pouvoir et l’autonomie des îles. Entre les deux hommes, il y a bien plus qu’un engagement. Nous devons comprendre que ce type de pouvoir est extrêmement dangereux pour la souveraineté du pays et pour un petit et pauvre pays comme les Comores.

Fahmi est cet homme qui s’est rendu célèbre en inventant des diplômes qu’il n’a jamais eus, en se prétendant avocat diplômé ce qui est un mensonge, et il faut bien dire que Sambi ne pouvait guère choisir meilleur exemple de menteur professionnel que celui là. Dans les chancelleries du monde entier l’homme est connu pour ça et il est épouvantable que notre chère patrie donne ce genre de spectacle, avec le mensonge qui parade en tête de liste. Fahmi est donc devenu le candidat par procuration de Sambi. Désormais notre histoire n’est plus une farce lorsque les bornes sont franchies, il n’y a plus de limites. Notre histoire devient tragique.

La politique est une affaire de conviction. Un candidat qui aspire à la magistrature suprême le fait parce qu’il a une Vision pour son pays. Il sait où il veut aller parce qu’il sait le sens de la patrie. Fahmi n’a pas de conviction. Il avait par le passé un parti politique, le parti PEC, il a décidé de le dissoudre et de rejoindre le parti Juwa qui est le parti de Sambi, et ceci après avoir déposé sa candidature à l’élection présidentielle. Sambi ne pouvant pas se présenter a donc fait de Fahmi son poulain.

Les justifications de ce choix par Sambi sont surnaturelles, en d’autres termes extravagantes. Sambi explique en effet que ce choix est divin! Dieu l’a enjoint de choisir Fahmi déclare donc Sambi qui ne recule pas devant une telle grossièreté. Sambi fait maintenant référence à Dieu pour expliquer son choix! C’est carrément blasphématoire que de prêter au Tout Puissant des propos politiques en faveur d’un menteur!

Ce qu’il faut comprendre ici, à travers ces propos calculés, c’est que Sambi est le grand ordonnateur de la candidature de Fahmi, c’est lui qui tire les ficelles, c’est lui qui manipule un individu un peu veule mué par l’avidité et le gain facile. Mais il faut lire aussi que si Sambi est là, tapi dans l’ombre comme un dompteur qui guette les mouvements de celui qu’il a dressé, c’est bien qu’en réalité aux yeux de ces deux hommes, l’un est le candidat réel et l’autre le virtuel, au point qu’au final le pouvoir se partagera entre l’un et l’autre, sans que l’on sache vraiment avec certitude lequel au bout du compte décide, l’homme ou sa procuration?

En d’autres termes et plus simplement la Constitution des Comores est violée dans son esprit et Sambi veut agir dans l’ombre puisqu’il ne peut le faire au grand jour. Le système rotatif en vigueur est confisqué par une équipe qui veut au delà de cette péripétie, passer en force et continuer à jouir de l’impunité qui permet de se remplir les poches et ces gens là ont de grandes poches. Ils veulent des Comores faire une table rase, ils veulent ignorer la loi, mais ils ignorent que toujours une voix sera là, prête à s’élever pour crier NON à tous les forfaitures et aux crimes économiques. La justice d’abord doit passer, avant toute chose, les Comores doit vivre , les jeunes comoriens ont droit à la justice, à un autre avenir que celui de Sambi, de Fahmi et de Dossar jouant avec les atouts de notre patrie comme si c’étaient des atouts cachés dans leurs longues manches pour leur seul profit. A ceux qui soutiennent les auteurs de ces crimes économiques et politiques doivent aussi savoir que l’histoire les condamnera et demain le jugement d’Allah ne les épargnera pas, non plus. Nous devons chercher à établir pour notre nation la justice et le respect.

J’exhorte les candidats aux prochaines élections présidentielles et gouvernatoriales de prendre l’engagement devant la nation de faire cesser la pratique de la Haute Corruption et de faire la révolution politique et économique afin de changer radicalement et démocratiquement le destin du peuple souverain des Comores.

Sambi, le boulanger a roulé tout le monde dans la farine y compris l'Iran. Lorsque les bornes sont franchies il n'y a plus de limitesSon Excellence Saïd HILALI

4 février 2016

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