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Sans intrigues, Aloui Saïd Abasse intrigue le sérail

Son déplacement à l’ONU relance supputations et conjectures

Par ARM

   De nouveau, Moroni est dans la confusion totale. Badauds et curieux se livrent à leur sport favori, celui consistant à écouter ignominieusement et perfidement aux portes pour essayer de savoir ce qui se passe et donner un sens politique et une signification politicienne au fait que le Président Ikililou Dhoinine, bien que sachant qu’Aloui Saïd Abasse est bel et bien candidat à l’élection du chef de l’État en 2016, ait tenu à ce que ce dernier soit le seul cadre technique de l’appareil diplomatique comorien à la suivre à la session annuelle de l’Assemblée générale de l’ONU, à New York, session qui sera celle de la fin de son mandat appelé à se terminer le 26 mai 2016. Au ministère des Relations extérieures, c’est la consternation et la colère. «Pourquoi Aloui?», s’interrogent à haute voix les uns et les autres. Oui, «pourquoi Aloui?». Au sein de la classe politique, les ennemis d’Aloui Saïd Abasse affichent une mine d’enterrement, croyant que ceci, croyant que cela. Il faut préciser que dès que la nouvelle du voyage d’Aloui Saïd Abasse a été connue, ce fut l’émoi, les plus imaginatifs allant jusqu’à prétendre sans le moindre début de preuve que par ce geste qu’on voudrait hautement politique, le chef de l’État tenait à afficher sa préférence pour Aloui Saïd Abasse, candidat presque déclaré en 2016. En tout cas, quand sa candidature a été annoncée sur ce site, il n’a pas levé le petit doigt ne serait-ce que pour tenter de démentir l’information du bout des lèvres, par simple pudeur politique. Et cette fois, l’homme d’Itsandra n’est pas candidat à la vice-présidence, mais à la présidence de la République. Aloui Saïd Abasse veut être Président de l’Union des Comores de 2016 à 2021.

   Naturellement, l’affaire de son déplacement à l’ONU fait rire parce que, d’une part, le Président de la République a clairement indiqué que son choix pour l’élection présidentielle de 2016 se portait sur le Vice-président Mohamed Ali Soilihi, et que ce choix ne ferait l’objet ni de zigzags à la Mouigni Baraka Saïd Soilihi, ni de palabres de marchands de chameaux et, d’autre part, Aloui Saïd Abasse, contrairement à un Ahamada Ahamadi, le petit épicier aigri de Mohoro, est un vrai diplomate, l’un des diplomates les plus prometteurs de sa génération, l’inventeur des désormais fameux concepts de «vagabondage diplomatique» et «diplomatie de la toiture d’une case». Dès lors, si le chef de l’État a tenu à la présence d’Aloui Saïd Abasse dans sa délégation, c’est parce qu’il sait que le diplomate originaire d’Itsandra est un bon diplomate et que sa présence à New York ne sera pas de trop, surtout à un moment où, de source bien autorisée, on apprend que l’Ambassadeur Soilih Mohamed Soilih a réintroduit le dossier de Mayotte sur la liste des sujets aux débats de l’Assemblée générale, avec ou sans vote. Et comme en diplomatie, le mot «hasard» est banni des langages, la chose a son sens diplomatique, mais de cela, les ennemis d’Aloui Saïd Abasse ne veulent pas entendre parler. Pour eux, le fait qu’Aloui Saïd Abasse, compétent ou pas, accompagne le chef de l’État à l’ONU ne peut être qu’un geste politique. Et la diplomatie, donc? Pour autant, si la chose a une signification politique et électorale, nous finirons par le savoir.

   En même temps, on constate qu’Aloui Saïd Abasse, depuis qu’il est revenu de sa fameuse formation en Diplomatie du Pakistan, aime cultiver les mystères, les fameux «mystères de l’Orient mystérieux». Quand on lui pose la question sur le sens de l’invitation du Président de la République, il sait ce qu’il sait faire le mieux quand il ne veut pas répondre à une question et plonger les autres dans les abysses des supputations et conjectures: afficher son sourire le plus carnassier et le plus mordant, avant de lever les mains et le visage vers le ciel sans dire un traître mot. Quand Aloui Saïd Abasse fait ça, même le tortionnaire le plus endurci et le génocidaire le plus sadique n’arriveraient pas à lui arracher un mot. Cette culture du mystère et de l’énigme lui permet de guetter avec un sadisme bien consommé la réaction des gens qui cherchent à découvrir ses petits secrets. Et, il est de notoriété publique que le candidat à l’élection présidentielle de 2016 qui pense les Comores sur 40 ans n’est pas homme à livrer ses secrets à n’importe qui et n’importe où. Il a donc choisi de se taire. Mais, ce n’est pas parce qu’il est devenu taiseux que les autres se taisent. En effet, poussés par la jalousie, les gens parlent et disent beaucoup de choses, parfois contradictoires. C’est ainsi que tel augure de la politique nationale jure sous le manteau qu’à New York, Aloui Saïd Abasse aura toute possibilité de contacter ceux qui pourraient lui fournir les moyens de financer sa campagne électorale de 2016. Si tel est le cas, les Comoriens finiront par le savoir.

Par ARM

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© www.lemohelien.com – Mardi 22 septembre 2015.

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