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Seconde licence de télécommunication: 7 milliards, c’est une humiliation pour toute la nation

INTERVIEW AVEC MOUSTOIFA SAÏD HASSANE, SG DU SYNDICAT DES EMPLOYÉS DES COMORES TELECOM

« Les députés ont fait leur devoir »
Suite à la demande du président de l’assemblé de suspendre le processus d’attribution de la seconde licence de télécommunication, le Secrétaire Général du syndicat des employés de Comores télécom, s’est dit enchanté de la réaction rapide des élus. Dans cette interview, Moustoifa Saïd Hassane a avoué que celui même qui a saisit le parlement.
QUESTION: Le président de l’assemblé a stoppé le processus d’attribution de la seconde licence, quel sentiment prouvez-vous ?
Le président n’a fait que son devoir car le processus est à mon avis déloyal à deux volets. D’abord une licence à 7 milliards, c’est une humiliation pour toute la nation. Notre croissance et notre PIB, ne sont pas aussi faibles jusqu’à octroyer une licence de télécommunication un secteur très rentable à 7 milliards, c’est vraiment injuste. Ensuite, le code des investissements, a prévu 10 ans d’exonération. Cela ne va pas permettre à Comores Télécom de faire face à cette concurrence. Par exemple, un central de 500 millions la taxe douanière s’élève à 47 à 49 pour cent. Alors Comment pensez vous que Comores télécom va faire face a cette concurrence ? D’une part, le processus a été bafoué, car nos élus ont été écartés du processus. Ils ont profité le congé parlementaire pour essayer d’aller très vite en se référent à une loi qui a été voté et promulgué autorisant l’ANRTIC d’octroyer une licence. Mais comment peut-on comprendre qu’une société soit donner un pouvoir plus grande que les autres ? Je crois que c’est un cout irréfléchi.
QUESTION: Donc, c’est vous qui avait saisit le parlement ?
Oui, exactement, en ma qualité du SG Du syndicat des employés de Comores Télécom, je saisis la commission anti corruption, le président de la commission de la production, et le président la commission de loi pour qu’ils fassent une enquête sur ce dossier. Je demandais, si les travaux préliminaires sont respectés pour donner le pouvoir à l’ANRTIC de pouvoir lancer cet appel d’offre ou qu’il ne s’agit pas d’une influence financière. C’est-à-dire un pot de vin. Et le parlement a fait son devoir, je dois donc le remercié au passage et je crois qu’ils vont y aller jusqu’au bout.
QUESTION: Sincèrement, pourquoi Comores télécom s’intéresse beaucoup plus dans cette affaire ?
Nous ne sommes pas préoccupé du processus en tant que tel, nous pensons à l’avenir de notre société historique et l’enveloppe des nos employés car une fois cette société s’installe nous allons perdre plus de 1000 emplois. En 2012, un audit interne est faite et dans le rapport, ils ont montré que la société à besoin de 400 agents. Donc, avec ces privilèges et ce processus qui ne respecte pas les règles, Comores télécom ne sera plus en mesure de faire face à cette concurrence. Donc, la meilleure solution pour nous, n’est pas de descendre dans la rue mais plutôt de se battre comme des intellectuelles pour que ce montant de 7 milliards soit revu à la hausse et que les exonérations soient revues. Et dans ce cas, nous sommes confiant a nos élus qu’ils vont faire leur devoir, et nous assurent un maximum de garanti pour sauvegarder les intérêts des employés de Comores Télécom.
QUESTION: Comores télécom était contre la privatisation et aujourd’hui vous vous opposez à l’arrivée du second opérateur que ce que vous voulez exactement ?
Non, on n’est pas contre la concurrence mais il faut une concurrence loyale et non sauvage. Je rappelle à l’ANRTIC que ce processus est parmi les éléments du plan directoire établie en 1992 par l’ancien directeur Saïd Abass Dahalane sans qu’il est une influence de la Banque Mondial ou du FMI mais se sont des comoriens eux même qui ont établie ce plan dont l’ANRTIC fait parti des éléments. Donc, si l’ANRTIC juge aujourd’hui que l’arrivé d’un second opérateur va améliorer leur condition de vie, ce n’est plus une raison d’exécuter une concurrence déloyale. Mais je suppose que le président de la république et ses vice-présidents, surtout la ministre de tutelle ont été nourrie des fausses informations. Par contre si l’argument de faire parvenir aussi vite que prévue un second opérateur, c’est pour que la population aperçoit une communication moins chère et un service de qualité, ils n’ont qu’à demander l’Etat de baissé leur taxes pour permettre à Comores télécom de baisser ces prix et essayer d’améliorer sa qualité de service. Comores télécom n’est pas la pour soustraire de l’argent à la population, c’est aussi un opérateur économique incontournable.
Par Nakidine Hassane

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