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Sénilité précoce et élucubrations pathétiques de candidats

Sénilité précoce et élucubrations pathétiques de candidats

Azali Assoumani et Mouigni Baraka: zéro + zéro + zéro = zéro

Par ARM

     La politique est la politique, et l’humanité est l’humanité. En ces temps d’élections, il se passe beaucoup de choses et, comme disait Virgil Gheorghiu, excellent biographe du Prophète Mohammed, quand un homme a fait des choses sensées qui ne donnent aucun résultat positif, il ne doit pas hésiter à entreprendre des choses complètement insensées. À l’heure qu’il est, personne n’a vu Azali Assoumani et Mouigni Baraka Saïd Soilihi faire des choses sensées, mais tout le monde a constaté qu’ils sont en train de faire des choses absolument, entièrement et définitivement insensées. C’est pour cela que les Comoriens doivent oublier la politique et faire parler l’humanité qu’il y a en eux parce que ces deux garçons sont en pleins délires et en pleines élucubrations pathétiques. Ceci doit pousser les Comoriens à prier pour eux afin que, en plus des élections du 10 avril 2016, ils ne perdent pas la raison, si tant est qu’ils ne l’ont pas encore perdue. Se sont-ils envoûtés eux-mêmes après avoir essayé de «marabouter» leurs adversaires? La question se pose avec acuité parce que pour tout le monde, ils ne sont plus dans la normalité, et il faudrait avoir un cœur en pierre et une âme en acier inoxydable pour ne pas les prendre en pitié. Les pauvres chéris!

     C’est à peine croyable ce qui se passe. Inimaginable. Pathétique. Pour preuve, avec ses méthodes de rufian, Mouigni Baraka Saïd Soilihi fait les yeux «doux» à des candidats doublement malheureux, qu’il essaie d’aligner. Il s’agit de candidats qui ont fait entre 0,001 et 1% au premier tour de l’élection présidentielle et qui ont choisi de soutenir un soudard doublé d’un looser goguenard. Pour sa part, revêtu de ses habits d’Ali Baba, Azali Assoumani compte sur son ancien conseiller Ali Nassor ainsi que sur des leaders désorientés, gagas de la tête et complètement babas du FNJ, Orange et du Parti Bidoche d’Ahmed Sambi, des mouvements politiques divisés et même balkanisés et dont les militants étalent à Volo-Volo leurs diatribes et rancunes fratricides d’écailleurs de poissons, au vu et au su de tous. Dès lors, les Moroniens ricanent, les Fomboniens rient sous cape, et les Mutsamuduens boivent du petit-lait.

     À Moroni, il se dit sous le manteau, se murmure, se chuchote et se susurre qu’on s’achemine vers le plus désolant des spectacles, à un moment où les plus fidèles des crypto-sambistes moroniens disent en secret que le recomptage des bulletins de vote demandé par leur Parti Bidoche relève de «la foutaise» car leur candidat est bel et bien battu. Or, d’après ce qui se dit à Moroni, ce que veulent les Mouigni Baraka Saïd Soilihi et autres Azali Assoumani, c’est de tout faire pour que le soir du 10 avril 2016, ils puissent répéter avec leurs troupes comme des roquets: «On a gagné, mais c’est la faute à la fraude!». C’est un refrain scélérat que reprend à longueur de textes insipides et haineux dirigés contre Mohamed Ali Soilihi, le très haineux et insipide Idriss Mohamed Chanfi, que beaucoup croyaient mort et enterré depuis belle lurette, mais qui ne représente que lui-même, et encore. En voilà un qui se croit encore aux temps où il chantait les louanges du génocidaire Pol Pot, qui venait de tuer 2 millions de personnes au «Kampuchéa “démocratique”».

     En voilà un qui se croit toujours à l’époque où, au sein de la défunte ASÉC, lui, l’un des hommes les plus haineux des Comores, pouvait prononcer des oukases, «fatwa» et diktats. Voilà le chantre de la révolution à la Mao Tsé Toung version cocotier qui prie pour qu’un «religieux» fasciste veuille bien voler à la rescousse d’un Colonel putschiste connu pour sa capacité à se cacher en slip sous les tables à l’Ambassade de France aux Comores à l’approche de mercenaires! On aura tout lu dans la dialectique «marxiste» version petite-bourgeoise féodale et insulaire du gus, surtout venant d’un donneur de leçons haineux, ennuyeux et incapable de défendre une cause jusqu’à la fin. Et, ce n’est pas encore fini: Moustoifa Saïd Cheikh, le leader «historique» du Front démocratique, un garçon très célèbre quand il était en prison sous Ahmed Abdallah, mais momifié dès sa libération, gigote sec et ne cesse d’expliquer à ceux qui voudraient encore l’écouter – car son auditoire se résume à une peau de chagrin –, que «malgré tout», il «préfère voter Mohamed Ali Soilihi plutôt que tout autre», pendant que plus désespéré et désespérant que jamais, Mohamed Issmaïla est parti vendre ce qui reste du Front démocratique, un parti politique mort et enterré, à Azali Assoumani.

     On l’aura compris: Azali Assoumani et Mouigni Baraka Saïd Soilihi sont tellement aux abois qu’ils n’ont pas compris que quand ils alignent les pourcentages des candidats chassés au premier tour de l’élection présidentielle qui, tout en se bouchant le nez, ont décidé de leur apporter leur soutien – les 2.000 voix que totalisent ces candidats, c’est autre chose – au second tour, ils sont dans un calcul de voix très simple: zéro + zéro + zéro + zéro = zéro. C’est toujours du mauvais que naît le pire. À quoi ça sert d’additionner zéro à même jusqu’à l’infini?

Par ARM

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© www.lemohelien.com – Vendredi 25 mars 2016.

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