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Seule Mohéli est sincère sur la présidence tournante

Seule Mohéli est sincère sur la présidence tournante

Des comptes d’apothicaires et des calculs de rats ailleurs

Par ARM

       Dans ses prétendus Mémoires, le fugitif international Hamada Madi Boléro a écrit: «En vérité, l’idée de la présidence tournante n’est pas anjouanaise comme certains l’ont cru. C’est la délégation mohélienne qui avait fait cette proposition, en expliquant que l’île de Mohéli ne représentant que 5% de l’électorat national, à aucun moment les Anjouanais et les Grands-Comoriens ne permettraient à un Mohélien d’être élu chef de l’État comorien. On peut d’ailleurs noter que de l’autonomie interne à la période des Comores indépendantes, aucun Mohélien n’a jamais été élu président de la République des Comores. Et d’ailleurs, ce fut le Prince Saïd Ibrahim qui avait “osé”, pour la première fois, nommer un ministre originaire de Mohéli et ce fut le président Saïd Mohamed Djohar qui porta ce chiffre à deux ministres, en pleine crise séparatiste à Mohéli. […]. La présidence tournante était donc pour la délégation de Mohéli, la seule garantie que les deux autres îles accepteraient enfin un président originaire de l’île de Djoumbé Fatima»: Hamada Madi Boléro: Au service des Comores, Tome II, La Renaissance, Éditions Cœlacanthe, Paris, 2014, p. 36.

La présidence tournante est donc un bébé mohélien. Et, seuls les Mohéliens sont sincères avec leur bébé, même si on condamne avec la plus grande fermeté la légèreté criminelle ayant conduit Ikililou Dhoinine à céder le pouvoir le 26 mai 2016 au criminel Assoumani Azali Boinaheri à la suite d’une mascarade électorale en trois actes. Voici les faits.

1.- En 2005-2006, le dictateur fou Assoumani Azali Boinaheri comptait sur les pays étrangers pour avoir «l’autorisation» de mourir au pouvoir. En novembre 2013, à Paris, Houmed Msaïdié Mdahoma me confiait que le 15 octobre 2005, le fou Assoumani Azali Boinaheri avait vu Ahmed Abdallah Mohamed Sambi à l’Hôtel Al Amal à Anjouan de façon clandestine et que, à l’issue de leur colloque, il avait demandé à son entourage, médusé, qu’il fallait soutenir l’homme de Mutsamudu: «Si nous le soutenons et s’il devient Président, la communauté internationale n’acceptera jamais un islamiste à la tête des Comores. Comme en Algérie, le processus électoral sera interrompu, et nous aurons le pouvoir entre nos mains pendant 20 ans». Ahmed Abdallah Mohamed Sambi a été élu sans l’aide de la junte militaire. Le processus électoral était allé à son terme. Le dictateur fou Assoumani Azali Boinaheri avait organisé le scrutin présidentiel parce qu’il avait reçu des menaces de mort de l’étranger, et n’avait pas pu frauder car il y avait eu une supervision internationale de l’élection.

2.- En 2010, le Président Ahmed Abdallah Mohamed Sambi avait refusé d’organiser l’élection présidentielle et, pour l’application de l’article 13 de la Constitution, il avait fallu une mobilisation et une médiation de la communauté internationale. Le 2ème tour de l’élection présidentielle a eu lieu le 26 décembre 2010, mais Ikililou Dhoinine n’a été investi Président que le 26 mai 2011 au lieu du 26 mai 2010.

3.- En décembre 2015, l’Anjouanais Ahmed Abdallah Mohamed Sambi, qui avait été élu démocratiquement en 2006 pour le compte d’Anjouan, était candidat à une élection réservée aux seuls Grands-Comoriens. La Cour constitutionnelle rejeta sa candidature.

4.- Le 26 mai 2016, au terme de son mandat, laissant l’enfer derrière lui, en confiant dans la fraude, la violence et l’inconstitutionnalité le pouvoir au criminel fou Assoumani Azali Boinaheri, le Mohélien Ikililou Dhoinine quitta le pouvoir sans seconde une plus.

5.- En 2018, le dictateur fou Assoumani Azali Boinaheri détruit le Droit, les institutions du pays et la présidence tournante pour pouvoir rester au pouvoir à mort.

6.- Tout en faisant semblant de militer pour la restauration de la présidence tournante, la classe politique de Grande-Comore ne travaille que pour un seul but: attendre que son inaction tue le dictateur fou Assoumani Azali Boinaheri de manière naturelle pour qu’elle puisse décréter une transition de 5 ans placée sous son égide. Les Mohéliens ont parfaitement compris cette hypocrisie et ne souhaitent qu’une chose: la mort des Comores pour que chaque île constitue un État, et que Mohéli se débarrasse de l’hégémonie dictatoriale de la Grande-Comore et de la migration mortelle d’Anjouan. Il est temps que chacun vive sur son île!

Par ARM

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© www.lemohelien.com – Vendredi 13 novembre 2020.

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