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Situation politique aux Comores: Le Haut représentant de l’Union africaine attendu à Moroni

Au terme de la rencontre entre le président de l’Union des Comores, Azali Assoumani, et celui de la Commission de l’Union africaine, Moussa Faki Mahamat, les deux personnalités se sont convenues de dépêcher une mission du Haut représentant de l’Union africaine, Ramtane Lamamra à Moroni pour « faciliter les discussions entre les acteurs comoriens».

En marge du Forum sur la coopération sino-africaine (Focac), qui se tient à Beijing en République populaire de Chine hier et aujourd’hui, le président de la République, Azali Assoumani, s’est entretenu avec le président de la Commission de l’Union africaine, Moussa Faki Mahamat, hier, lundi 3 septembre. Au menu de leur entretien, la situation politique du pays et le dialogue inclusif voulu par les deux parties (pouvoir et opposition). Selon le communiqué publié sur le site officiel de la Commission de l’Union africaine, ce face-à-face entre les deux personnalités a permis d’évaluer la situation aux Comores, à la lumière du référendum constitutionnel qui a eu lieu le 30 juillet dernier et des développements subséquents. A travers cette entrevue, le président Azali Assoumani a exprimé sa volonté de dialogue pour promouvoir le consensus politique et la stabilité nécessaires pour le développement du pays.

Pour sa part, le président de la Commission de l’Union africaine s’est félicité de la disposition du chef de l’Etat comorien à engager le dialogue, soulignant la nécessité d’un processus inclusif. Il a exhorté la prise de mesures d’apaisement pour créer un environnement favorable à ce dialogue. Au terme de cette rencontre, il a été convenu que le Haut représentant de l’Union africaine, Ramtane Lamamra, «se rendra incessamment à Moroni pour faciliter les discussions entre les acteurs comoriens».

A rappeler que lors de la dernière conférence de presse mensuelle du ministre des Affaires étrangères et de la coopération internationale, Souef Mohamed El-Amine avait annoncé l’ouverture du gouvernement comorien au dialogue pour arriver à un compromis de nature à favoriser la stabilité du pays, la paix sociale et la sécurité nationale pour ne pas compromettre le développement socio-économique du pays. Un souhait partagé par l’opposition qui, jusqu’à présent, n’a reconnu ni les Assises nationales, tenues le mois de février dernier, ni le référendum constitutionnel du 30 juillet dernier. Le chef de la diplomatie comorienne a sollicité que ce dialogue soit piloté par l’organisation des Nations unies, l’Union africaine et la Ligue des Etats Arabes.

Ali Abdou

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