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Sommes-nous en indépendance ou dépendance ?

  Sommes-nous en indépendance ou dépendance ?
 
Cela fait 42 ans que les Comores ont accédé à l’indépendance,. Mais quel bilan tirons-nous ? Malheureusement ce bilan rime avec décadence : décadence morale, politique, économique, spirituelle etc.
pendant près d’un demi-siècle, force est de constater que le comorien n’a de cesse de régresser dans tous les domaines : il est question de chaos et cerise sur le gâteau , il y a la dictature dans un pays dont sa population est estimée à moins d’un million d’âmes. Pourtant, il y a autant d’imams, de docteurs, des maitrisards, mais le comble de ce moult têtes bien faites, le désordre règne en maître. Alors, une pléthore de questions m’envahissent, occupent mon esprit :
-Est-ce remplacer le colon blanc par un dictateur, est synonyme d’indépendance et de liberté ?

Est-ce que nous sommes indépendants ou en  dépendance, lorsque tout ce dont on a besoin pour manger vienne de l’extérieur?

– Est-ce que nous sommes en indépendance ou une dépendance économique, quand nous sommes obligés d’importer nos biens de consommation à hauteur de 85% ?

– Est-ce que nous sommes indépendants quand nos jeunes n’ont pas de travail et trainent à longueur de la journée dehors.

– Mais parle-t-on d’indépendance ou de décadence quant au niveau sanitaire nous organisons des évacuations nos malades vers les pays voisins ?

Le constat ci-dessus nous rappelle que :

Sous l’emprise de la dictature, de la corruption et du mensonge, on ne voit que le ver de l’injustice et l’ignominie.
Sous l’emprise de l’éducation à deux vitesses, on ne voit que l’ignorance et l’incompétence.
Sous l’emprise du vide spirituel, on ne voit que la décadence et la mécréance.
Sous l’emprise de la haine, on ne voit que la division et le séparatisme.

Mais où sont nos héros : les  Abdou Bacar BOINA, les  Said Ahamada MBAE, les  Ali Soilih et tous les hommes de valeurs de ce pays ?

Mais où sont passés le cri de la liberté ?

KARI Abdou Toihir

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
La tontine au chevet de l’économie comorienne
 
La tontine est pour le comorien, la principale ressource financière depuis des millénaires.
Elle donne un sens a sa vie et contribue grandement à son élévation dans la hiérarchie sociale.
Sans la tontine , le grand mariage ( yada na mila ), de même que les projets immobiliers seront un rêve inaccessible pour bon nombre de comoriens.
Au delà de tout le confort que cette pratique venue du fond des ages peut nous apporter au quotidien, il y a lieu de s’interroger aujourd’hui si l’utilisation de cette ressource financière par les tontiniers de la diaspora comorienne contribue efficacement aux défis ( la santé, l’éducation … que notre pays se doit de relever à l’aube du 3e millénaire.

Origine de la tontine :
Dans les milieux occidentaux, l’origine de la tontine vient du banquier Italien du 18 siècle monsieur L. TONTI a vendu l’idée au roi LOUIS XV. Le principe consister à émettre un emprunt qui ne serait jamais remboursé, et dont l’intérêt ne serait versé que tant qu’il resterait des survivants permis les souscripteurs. Mais en réalité la tontine à l’occidentale ne ressemble en rien à la tontine africaine et asiatique. Les pratiques tontinères à l’africaine met en relief la dimension humaine que le système à l’occidental ne prend en compte.

La tontine est une association de personnes par exemple douze personnes qui se réunissent une fois par mois, c’est à dire pendant toute l’année.
Elle versent chacune deux cent euros sur la table ,à chacune de ces réunions donc le 5 janvier, le 5 février jusqu’au 5 décembre. Comme elles sont douze personnes et qu’elles versent toute deux cent euros, il y a donc deux mille quatre cent euros sur la table.
Pour connaître celui qui va empocher la totalité de la somme a chaque mois, il existent plusieurs solutions :
A tour de rôle, c’est l’une de douze personnes qui prend. Ou bien on tire au sort de le début, si bien que l’on sait qui va prendre à chaque fois jusqu’à la fin de l’année. On peut tirer au sort au coup par coup, si bien que cette façon est aléatoire car on ne sait jamais quand va être le tour de chacun.
De même que cela ce pratique par désignation selon les besoins de chacun.
Cette pratique qu’on croyait d’un autre age est très vivace dans les diasporas africaine et asiatique.

Tout comme les comoriens restés au pays, la diaspora a su garder et pérenniser cette pratique ancestrale basée sur la confiance dans un pays comme la France à tradition écrites. Elle permet de garder les liens avec le pays d’origine par la réalisation des projets là-bas, aux comores. Malheureusement, en majorité des ces projets à destination du pays sont souvent le grand mariage. En effet pour devenir un notable du village, cet étape est importante pour tous les comoriens. Le coût de cette opération est très élevé environ 25000 à 40000 euros . Et le financement de cette grande manifestation culturelle provient entièrement des pratiques tontinères à savoir la tontine en tant que telle, la participation de tout l’entourage ; parents, amis etc….Pour nous la diaspora, le grand mariage est un goulot d’étranglement car vous trimer dur, toute votre vie pour financer le votre, mais aussi la famille ; oncle, frère, sœur, cousine etc.
Ce qui est étonnant, c’est bien toutes ces ressources qui profitent très peu à l’économie comorienne. Mais cette situation ne doit pas nous surprendre car ce pays importe plus de soixante quinze pour de ces besoins alimentaire et au regard d’une telle situation, s’en à percevoir que tout cet argent ne fait tourner aucune entreprise dans le pays. Alors que tous les ans la diaspora envoie plus de tante million de dollars aux comores.
Mais en l’absence de quelques micro-projets comme dans l’agriculture, la pêche, l’artisanat, le commerce, le tourisme…ces ressources ne profiteront pas à notre pays. Je pense que de telles structures nous permettront de canaliser ces fonds et de les rentabiliser comme font beaucoup de pays africaine et asiatique.

Aujourd’hui en Afrique, les dirigeants prennent peu à peu conscience de l’intérêt que représente la tontine au saint de nos sociétés.
Le cas du Sénégal et du Cameroun illustre bien l’engouement qui se dégage sur la tontine au détriment des banques traditionnelles. On trouve ici et là dans ces pays, des mutuelles, des coopératives financières, des groupements d’épargnes…
Toutes ces structures sont reconnues par le cadre juridique sénégalais et camerounais.
Cette reconnaissance permet de sortir les pratiques tontiniéres de l’informel et de canaliser ces ressources pour soutenir le développement économique de l’Afrique.
Dans certains pays d’Afrique, l’autofinancement représente cinquante pour cent de l’activité économique, c’est bien le cas du Sénégal avec les mourids qui montent bien leur capacité d’autofinancement des projets grâce à la tontine. Aujourd’hui ils sont incontournables au Sénégal et pour causes leurs affaires sont florissantes dans tous les domaines de l’économie.

Dans ce marathon de sortir les peuples de là misère, les chinois ont fait de la tontine un levier pour le développement économique en légalisé les pratiques tontiniéres. Ces fonds à des groupements régionaux, communaux ou ethniques de se doter d’infrastructures ; sanitaires, scolaires, culturels…
De même que la diaspora chinoise à su importer la tontine en France et il suffit d’observer le dynamisme économique de cette diaspora dans le 13eme arrondissement de paris. Ils occupent sans partage l’activités économiques de cet arrondissement et principalement dans la l’alimentation, restauration, les bars tabacs…Et ces activités florissantes sont possibles que grâce à la tontine.
Paradoxalement, je trouve inconcevable, que la diaspora comorienne investit l’argent de la tontine dans des projets peu rentables.

Aujourd’hui la diaspora doit se mobiliser pour sortir les Comores de son marasme économique. Notre salut est l’investissement à bon escient de l’argent de la tontine dans des projets de développements économiques de notre pays.
Avec cet argent que nous dépensons sans compter dans en France, a doublai, Madagascar et les pays de l’Afrique de l’est comme la Tanzanie, le Kenya et l’Afrique du sud peut mettre les Comores en orbite économique. Pour commencer nous avons pas besoin d’aller acheter du coco, du fanta, des assiettes, du carrelage des portes et l’or dans ces pays. Tous ces produits vendus aux Comores à des prix abordable. Je pense que si nous n’avons pas l’ambition d’être des hommes d’affaires, nous avons le droit et le devoir de lancer indirectement d’autres comoriens qui sont au pays tout simplement en allant acheter nos affaires au comores.
Je suis convaincu que tout le monde y serait gagnant en adoptant une telle attitude. De ce fait, faire ces courses dans ces pays est une perte de temps, d’énergie et d’argent. Une fois vos articles arrivés aux Comores, commence la galère pour les dédouaner vos affaires.
Comment pouvons nous faire émerger des hôtels, des commerces, des entreprises, des industries dans notre pays etc….si nous partons tous faire nos courses dans les autres pays ?

Certes l’idéal avec cette manne financière informelle que la dispora s’associe pour investir dans plusieurs des secteurs et variés de l’économie.
KARI Abdou Toihir

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