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Sommet Russie-Afrique : le continent noir très généreux avec tout le monde, sauf avec les africains

Sommet Russie-Afrique : le continent noir très généreux avec tout le monde, sauf avec les africainsSommet Russie-Afrique : le continent noir très généreux avec tout le monde, sauf avec les africains

Du 23 au 24 octobre, 40 chefs africains ont fait le déplacement pour prendre part au sommet Russie-Afrique qui se tenait à Sotchi, une cité balnéaire russe située aux abords de la mer noire. Pour le président Russe, Vladmir Poutine, cette rencontre fut un succès car il a rassemblé une quarantaine de chef d’états africains, ce qui place le pays de tsars presque, au même rang que l’empire chinois qui a mobilisé la totalité les pays africains lors de son sommet Sino-africain de septembre 2018. Pour la Russie cette victoire montre combien les relations entre les pays africains et l’ex-URSS sont encore vivaces chez les africains qui furent marxistes, dès la sortie de la seconde guerre mondiale jusqu’à la chute du mur de Berlin. Cette messe basée sur la coopération gagnant-gagnant, a été co-présidée par le président Egyptien, M.Abdel Fattah Al-Sissi et son homologue russe, M.poutine.
Selon la diplomatie russe, l’objet de cette rencontre est de doubler les échanges commerciaux d’ici 5 ans avec l’Afrique, de tisser le contour d’un vrai dialogue : C’est-à-dire être aux cotés des amis africains dans la lutte des velléités de nouvelles configurations de recolonisation.
Mais la question qui taraude les africains sur le regain d’intérêt des autorités russes sur l’Afrique, est de savoir quel partenariat proposent les russes aux africains qui peut-être différents des autres ? Est-il logique de remplacer des pilleurs par des nouveaux pilleurs?
Les questions sont judicieuses car toutes les grandes puissances de ce monde organisent des conférences pour, soit disant, aider le continent noir et pourtant, à chaque fois, cela se fait au détriment de intérêts des africains.
En effet, nous avons connu les sommets Europe-Afriques, les sommets chine-Afrique, le forum inde-Afrique, le forum Brésil Afrique, le forum Turque-Afrique etc. C’est toutes les puissances économiques, militaires mondiales, exceptés les américains, qui s’activent au chevet d’un continent malade d’un sous développement chronique. Malheureusement, voilà 60 ans que tout le monde échoue. Ainsi ce constat amer nous amène à se demander si l’africain, par sa nature, manifeste un comportement inadapté au développement économique ou bien ce sont les puissances qui sont porteuses de l’ADN de la prédation?
Mais le problème de l’Afrique ce que les africains se desinteressent de son histoire et oublient souvent que les mêmes hommes avec qui, ils négocient aujourd’hui, les ont réduits en esclavages hier pendant 4 siècles, mis sous exploitation coloniale pendant 2 siècles et nous y voilà dans une coopération économique biaisée depuis 60 ans, que l’on nomme une coopération bilatérale.
Cette coopération consiste à endormir les kamites par des beaux discours altruistes, pendant qu’on pille les ressources naturelles que regorge le sol africain. Mais comment peut-on comprendre que dans ces relations l’Afrique n’a rien y gagné, tant qu’elle restera un continent morcelé ? A croire que la conférence de Berlin de 1884 sur le partage de l’Afrique a été décidée pour transformer ce continent en petits états vulnérables qui resteront à jamais la chose de l’occident?
Mais le sommet de Sotchi peut être compris comme le 1er qui a lancé les bases de l’U.A ? En tout cas dans la déclaration finale de ce sommet Russe-Afrique, un petit paragraphe a retenu l’attention du commité de rédaction de Mbadakome : « Création du mécanisme de partenariat par dialogue
1. Établir le Forum du partenariat Russie – Afrique afin de coordonner le développement des relations russo-africaines, déterminer comme son organe suprême le sommet Russie – Afrique qui sera convoqué tous les trois ans.
2. Pendant la période entre les sommets, tenir en Fédération de Russie des consultations politiques annuelles entre les ministres des affaires étrangères de la Fédération de Russie et des États africains qui sont présidents actuel, précédent et prochain de l’Union africaine. »
Alors l’unité africaine est-t-elle née à Sotchi le 23 et le 24 octobre en 2019 ?

Ceci dit, tant l’Afrique existera sous la forme parcellaire, elle subira pour longtemps les hégémonies des autres nations. Et inutile de remplacer un prédateur par un autre.
Mbadakome

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