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Sounhadj Attoumane, conseiller du président et Sg adjoint du Juwa « Rompre notre alliance avec la Crc, ce serait trahir la population »

Sounhadj Attoumane, conseiller du président et Sg adjoint du Juwa « Rompre notre alliance avec la Crc, ce serait trahir la population »
« Une enquête doit être ouverte sur le conseiller de Ndzuani à l’origine de cet imbroglio, avec notamment ses procurations et ses tergiversations. Un membre du Juwa n’est pas au-dessus des lois. Par conséquent si des sanctions s’imposent, elles doivent tomber », a déclaré Sounhadj Attoumane.

La crise au parlement comorien continue de faire couler beaucoup d’encre et de salive. Jamais l’alliance, conclue au second tour de la présidentielle entre la Crc et le parti Juwa, n’avait été aussi mise à rude épreuve. Dans un entretien qu’il nous a accordé hier, le conseiller du président dans le domaine de la santé et, par ailleurs, secrétaire général adjoint du parti Juwa, prône l’apaisement. « L’alliance de ces deux grands partis est une chance pour notre pays. Nous avons choisi de soutenir le président Azali Assoumani, pas pour des postes ministériels, mais plutôt pour son expérience, sa sagesse et sa volonté de faire bouger les choses. Un divorce n’apporterait rien au pays. Raison pour laquelle je salue la décision du chef de l’Etat d’encourager une rencontre entre les deux partis pour trouver des solutions pérennes. Si, en à peine un an, l’alliance ne tient plus, ce serait une trahison pour le peuple puisque nous avons appelé à voter pour le candidat de la Crc », explique Dr Sounhadj Attoumane. À l’en croire, les événements survenus vendredi dernier au Palais du peuple et les déclarations qui s’en sont suivies, notamment au sujet de cette alliance entre Juwa et la Crc, dictent la tenue d’une rencontre pour apaiser les tensions. 
Des problèmes internes 
Pour lui, « nous sommes face à un problème d’ordre administratif, juridique et constitutionnel qui ne doit pas se répercuter sur la politique. Par conséquent, les travaux de l’Assemblée ne peuvent pas se poursuivre avec ce manque de sérénité. Le mieux est de les suspendre en attendant la décision de la Cour constitutionnelle. Les responsables du Juwa qui parlent de divorce dans les médias ne se prononcent pas au nom du parti. Nous avons des instances et ils doivent les respecter.
 Au parti Juwa, on a enregistré trop de divorces et de trahisons. J’appelle à l’organisation d’un congrès pour clarifier les positions du part ». En outre, Dr Sounhadj pointe du doigt des problèmes internes qui minent tous les partis politiques du pays.
« Au sein de notre parti, les problèmes persistent depuis les dernières élections, avec notamment un candidat qui n’avait pas l’adhésion de tout le parti. Certains se sont trouvés dans l’obligation de soutenir d’autres candidats et au second tour, on a assisté à l’éclatement du parti. On a des gens qui n’ont jamais évolué dans un environnement politique sans troubles au même titre qu’à l’opposition certains manœuvrent en attendant un remaniement du gouvernement pendant qu’à la Crc, des responsables se projettent déjà vers 2021. 
Enquête sur « le conseiller aux multiples procurations » 
Les partis politiques ne doivent pas être des instruments de propagande pour certains responsables, prêts aujourd’hui à manipuler les autres », estime-t-il. 
« Les événements qui se passent à l’Assemblée nationale depuis la prise de fonctions du président de cette institution ne sont pas reluisants. Après l’intervention de l’armée pour le mettre en place, il a ensuite transformé notre institution en un ring de boxe. Une enquête doit être ouverte sur le conseiller de Ndzuani à l’origine de cet imbroglio, avec notamment ses procurations et ses tergiversations. Un membre du Juwa n’est pas au-dessus des lois. Par conséquent si des sanctions s’imposent, elles doivent tomber », dit-il. Et Dr Sounhadj de conclure en ciblant certains esprits séparatistes. « Je ferai le maximum pour aider le président Azali Assoumani avec notamment la responsabilité qu’il m’a donnée pour l’hôpital de Bambao-mtsanga, bien que des membres du Juwa me mettent des bâtons dans les roues. Des irresponsables aux pensées séparatistes font une campagne pour expliquer que cet hôpital ouvrira et fermera aussitôt El-Maarouf opérationnel. Je tiens enfin à préciser que certains font fausse route en donnant à la crise parlementaire une connotation séparatiste et insulaire. C’est une attitude suicidaire. » 

 
Mohamed Youssouf 
Source : Al-watwan N° 3157 du jeudi 13 avril 2017

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