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Sultan Tibé Azali Assoumani et Procureur spécial Ali Bazi

Sultan Tibé Azali Assoumani et Procureur spécial Ali Bazi

Les politiciens de Grande-Comore méprisent Mohéli et Anjouan

Par ARM

      «Nous sommes un peuple méprisé», avait dit le Président Ahmed Abdallah Abderemane à Alain Deschamps, Ambassadeur de France aux Comores de 1983 à 1987, lors de la première audience qu’il lui avait accordée: Deschamps (Alain): Les Comores d’Ahmed Abdallah. Mercenaires, révolutionnaires et cœlacanthe, Karthala, Collection «Tropiques», Paris, 2005, p. 54. Seulement, si certains acteurs politiques comoriens estiment que le mépris envers les Comores vient de la France, force est de constater que les Comoriens entre eux, en fonction de leur origine insulaire, ne se tiennent pas mutuellement en haute estime. Malheureusement, ce mépris vient de franchir une nouvelle depuis le 26 mai 2016. Les nominations émanant du Sultan Tibé Azali Assoumani pour son seul village de Mitsoudjé sont au nombre de 65 et dépassent toutes celles auquel le dictateur de village a procédé pour les îles Anjouan, Mohéli et Grande-Comore hors Mitsoudjé réunies. Les gugusses qui ont bénéficié de ces nominations sont des nullards nullissimes d’une nullité de pou: un Ahamadi Idaroussi, le petit épicier aigri de Mitsoudjé surnommé «Tonton-m’a-dit», formé dans le filtre des moustiques des eaux sales de la brousse et qui, avec son titre de secrétaire général du Gouvernement, est devenu un super Premier ministre spécialisé dans les injures envers les diplomates étrangers et les fonctionnaires internationaux, et dans le blocage des travaux du prétendu gouvernement.

      L’homme qui s’était enfui en slip pour aller se cacher sous une table de l’Ambassade de France à Moroni pendant que Robert «Bob» Denard et ses mercenaires détrônaient Saïd Mohamed Djohar le 28 septembre 1995 n’a plus toute sa tête. Les Comoriens s’interrogent sur la litanie de versets de Coran qu’il déverse pour dire qu’il est le plus Musulman de tous, alors qu’ils le soupçonnent d’avoir constamment le nez dans la tisane, son comportement étant plus celui d’un ivrogne que celui d’un homme sobre. Certaines voix s’élèvent à Mitsoudjé même pour dire qu’il est atteint de la maladie d’Alzheimer et s’appuie sur son petit épicier aigri de Mitsoudjé pour être sûr que Monsieur Neveu va cacher ses déficiences mentales. Allons!

Le voilà lancé dans la plus douteuse des aventures, celle qui va casser définitivement l’État comorien et le ranger dans le Musée des États disparus: les prétendues «assises nationales» de sinistre mémoire républicaine. Ikililou Dhoinine et ses Mohéliens de Bête-Salam ont au moins le mérite d’avoir rejeté dédaigneusement les prétentions prétentieuses de cette partie de la classe politique grande-comorienne momifiée et fossilisée qui croit imposer un calendrier politique à tout un pays, allant jusqu’à lier la tenue de l’élection présidentielle de 2016 à ses prétendues «assises nationales» de sinistre réputation républicaine.

Ce mardi 4 juillet 2017, le Sultan Tibé Azali Assoumani a donc reçu la délégation des vioques et de leurs jeunes voleurs en tous genres. En examinant la photo sur cette réception raciste, on ne voit ni Mohélien, ni Anjouanais. Il n’y a que des Grands-Comoriens. Rien que des Grands-Comoriens. Oui, il y a un complot de certains politiciens grands-comoriens contre Anjouan et Mohéli. Ces gens haineux et méprisants parlent de leurs prétendues «assises nationales» de l’opprobre, mais uniquement pour barrer la route de Bête-Salam aux Mohéliens et aux Anjouanais. Oui, il y a complot contre Anjouan et les Mohéli. Dans un grand élan d’hypocrisie, les vioques du 11-Août parlent de la nécessité de faire un bilan de l’indépendance, mais la réalité est qu’ils veulent supprimer la présidence tournante afin que plus jamais les Comores ne soient dirigées par un Anjouanais ou un Mohélien.

Parlons vrai. Aux Comores, il y a eu deux élections au cours desquelles il n’y avait ni verrou de candidature unique chère à Ahmed Abdallah Abderemane, ni présidence tournante. Il s’agit des élections de 1990 et de 1996. En 1990, les 5 premiers candidats étaient tous des Grands-Comoriens. En 1996, les 6 premiers candidats étaient tous Grands-Comoriens. En d’autres termes, si on supprime la présidence tournante, la présidence sera à vie et à jamais la chasse gardée des Grands-Comoriens. Cela, les acteurs politiques grands-comoriens le savent, et jouent avec les signes de la ponctuation dans le seul but d’écarter les Anjouanais et les Mohéliens de Bête-Salam. Les Mohéliens et les Anjouanais auraient été prêts à abandonner la présidence aux Grands-Comoriens si ces derniers n’avaient pas donné naissance aux deux Présidents de la pire espèce: Saïd Mohamed Djohar et le Sultan Tibé Azali Assoumani.

C’est Saïd Larifou, Président du RIDJA, qui a ouvert le bal contre les Mohéliens et les Anjouanais via la présidence tournante. Il ne veut plus en entendre parler. En mai 2005, il a été battu à mort à l’Aéroport de Hahaya pour son soutien à l’élection devant placer un Mohélien à Bête-Salam. En 2017, il a tourné casaque, et ses amis sincères d’Anjouan et de Mohéli ne comprennent pas ses dribbles et tribulations politiques. De même, quand Houmed Msaïdié parle de révision de la Constitution, il vise la suppression de la présidence tournante, mais ne le dit pas encore tout haut. Mais, ça va venir. Ça viendra. Ça finira par venir.

Que certains acteurs politiques grands-comoriens fassent ce qu’ils veulent pour supprimer la présidence tournante et faire éterniser le Sultan Tibé Azali Assoumani au pouvoir. Mais, ils doivent s’attendre à ce que leur sinistre comédie ne passe pas chez nous à Anjouan et Mohéli. Mohéliens et Anjouanais allons nous mobiliser comme un seul homme pour casser l’Union des Comores. Comme ça, le «pouvoiriste» polygame Azali Assoumani pourra s’installer sur l’ancien trône du Sultan du Hambou et réclamer le titre de Sultan Tibé afin de régner sur toute la Grande-Comore. Son but est de casser la présidence tournante afin de devenir Président à vie, à mort, ad vitam æternam et jusqu’à ce que mort s’ensuive. Là-dessus, il est sur la même longueur d’ondes que les vioques du 11-Août puisque, eux, ce qu’ils veulent, c’est casser du Mohélien et de l’Anjouanais. Des acteurs politiques grands-comoriens ne veulent plus de Mohéliens et d’Anjouanais, mais si ces gens-là persistent dans leur mépris à notre égard, ce sont les Mohéliens et les Anjouanais qui vont cracher et vomir l’Union des Comores. Trop, c’est trop! Si on ne veut pas de nous, nous allons partir, et chacun devra rester chez lui.

Autoproclamé Procureur spécial, Ali Bazi Selim crâne en ces termes ce mardi 4 juillet 2017 devant son futur Sultan Tibé: «Monsieur le Président, il y a quelques temps, vous avez exprimé le vœu que notre pays emprunte le chemin de l’émergence, je tenais à vous assurer que les assises nationales ne peuvent qu’aller de pair avec le développement du pays, parce qu’elles montreront les voies et moyens pour le faire». «Émergence» de merde! Où a-t-il vu qu’un coq de village peut conduire un pays moins avancé (PMA) à l’émergence? Et comme s’il n’avait pas été le ministre de l’Intérieur d’un régime politique qui torturait et tuait les démocrates comoriens, il ajoute et en rajoute: «Je veux que les citoyens comprennent que ce ne sera pas un tribunal qui va les mettre en prison, mais c’est un moyen pour nous asseoir, discuter, redevenir des frères. Après 42 ans d’indépendance, il nous faut voir loin afin de nous assurer que dans les 40 prochaines années, les comoriens vivront mieux». Si quelqu’un doit aller en prison pour ses méfaits, il sera le premier: il a du sang comorien sur les mains.

Et c’est dans un ahurissement hallucinant et hallucinogène que les Comoriens ont accueilli les propos hautement hypocrites d’un Saïd Mohamed Sagaf sur ces prétendues «assises nationales». Saïd Mohamed Sagaf est quand même l’un des gendres de la «gendrocratie» de son beau-père Saïd Mohamed Djohar et, aujourd’hui, toute honte bue, il se pose en donneur de leçons. Et Saïd Mzé Dafiné? N’a-t-il rien à dire sur la corruption qui a détruit la Commission nationale électorale «indépendante» (CÉNI), dont il est membre? Mais, à quoi rime toute cette farce sinistre? On nous dit que tout ça est fait pour barrer la route à Ahmed Sambi. Or, Ahmed Sambi n’est pas Anjouan. Et, à Mohéli, si Mohamed Saïd Fazul se laisse guider son crétinisme historique et son imbécilité habituelle jusqu’à soutenir la suppression de la présidence tournante, les Mohéliens vont rééditer le coup de Ngamaroumbo au XIXème siècle: ils vont le tuer sur son lit en découpant même son lit. Ce qui est arrivé au XIXème siècle pourrait arriver au XXIème siècle. Méprisés de Mohéli et d’Anjouan, unissions-nous!

Par ARM

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© www.lemohelien.com – Mercredi 12 juillet 2017.

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