You are here: Home » Actualités » Sur la route de 2016. Mohamed Ali Saïd vire de bord et brouille le paysage politique

Sur la route de 2016. Mohamed Ali Saïd vire de bord et brouille le paysage politique

Med_Ali_Said_UPDC-MWALI. Ces dernières semaines, la tension était vive au sein du parti de la majorité présidentielle à Mwali entre, d’un côté, les partisans du gouverneur qui ne veulent pas entendre de candidature à ce poste autre que celui de leur champion et, de l’autre, ceux de l’épouse du président de la République qui voulaient imposer une candidature unique de la première dame.

Hadidja Aboubacar ou Abiamri Mahamoud? L’un de ces deux personnalités portera les couleurs de l’Updc à l’élection du gouverneur de Mwali. L’autre pourrait devenir alors le vice-président de l’Udpc à la présidentielle de 2016. «Nous attendons la décision du bureau national sur ces deux propositions, une fois validées, nous procéderons à l’investiture de nos candidats», a déclaré le secrétaire général de l’Updc à Mwali, Abdou Madi Mari. «Notre choix a évolué avec le temps», a-t-il expliqué, allusion au départ du parti présidentiel de Mohamed Ali Saïd, qui a rejoint le camp de son homologue de Ngazidja, Mouigni Baraka.

Cassure et tension

Dans la capitale de l’île du président de la République, Fomboni, certains estiment que cette défection serait motivée par la volonté ferme de la première dame de s’engager dans la bataille. «Je ne crois pas que l’épouse du président souhaite être candidate en 2016. Ce ne sont que des rumeurs. Le souci du président de la République, c’est de finir son mandat en toute tranquillité et se reposer», avait confié Mohamed Ali Saïd lors d’une interview accordée le mois d’avril dernier à Al-watwan. C’était, semble-t-il, mal connaitre Hadidja Aboubacar.

Le gouverneur de l’île de Mwali a finalement décidé de ne plus porter l’étendard de l’Updc aux prochaines élections. Il l’a annoncé lors d’un meeting à l’occasion de la déclaration officielle de la candidature aux présidentielles de 2016 de Mouigni Baraka à Mwali, le week-end dernier.

A croire Abdou Madi Mari, ce départ du gouverneur du navire Updc a conduit les responsables du parti au niveau de l’île à rebattre les cartes. «Nous reconnaissons qu’il y a eu cassure. C’est la raison pour laquelle nous nous préparons pour tenir rapidement notre congrès et renouveler le bureau», a-t-il précisé.

Ces dernières semaines, la tension était vive au sein de l’Updc à Mwali avec, d’un côté, les partisans de Mohamed Ali Saïd qui rejetaient toute autre candidature que la sienne au poste de gouverneur et, de l’autre, ceux de la première dame, qui voulaient imposer sa candidature. Les amis d’Abiamri, eux aussi, ont fait entendre leur petite musique.

Avant c’est pas aujourd’hui…

Pourtant, il y a quelques mois, certains avaient promis de se soumettre à l’arbitrage du parti. «J’appartiens à un parti, l’Updc. Le moment venu, il choisira ses candidats, aussi bien à la présidentielle qu’aux élections des gouverneurs des îles et aux postes de vice-présidents. J’entends me ranger derrière les choix du parti. Et j’espère qu’on en sortira vainqueur», avait promis Mohamed Ali Saïd, en avril 2015.

Le départ du gouverneur de l’Updc va sûrement avoir des conséquences au sein du parti, notamment dans la composition du bureau. Abdou Madi Mari évoque alors «une cassure» que les responsables insulaires de l’Updc vont «essayer de réparer». Il dément, par ailleurs, l’information selon laquelle il aurait lui-même quitté le parti. «Je reste le secrétaire général de l’Updc dans l’île jusqu’à preuve du contraire», a-t-il confirmé.

Saminya Bounou

Powered by Comores infos