You are here: Home » Uncategorized » «Tata, Tatie, moi aussi, je veux être Vice-président»

«Tata, Tatie, moi aussi, je veux être Vice-président»

«Tata, Tatie, moi aussi, je veux être Vice-président»

Abdallah Saïd Sarouma, un dirigeant minable et honni

Par ARM

     Le pauvre chéri! Il est la personnification de l’incurie, de la concussion et du manque de sérieux et de crédibilité de son maître Azali Assoumani. Disons-nous la vérité: sur cette terre, il ne se trouvera personne de sérieux pour prendre comme colistier à Mohéli Abdallah Saïd Sarouma dit Chabouhane, dit Baguiri, dit Gris-gris, dit Coach, dit Lionel Messi. Il ne vaut rien. Ses poignets ont déjà connu la compagnie des cordes des habitants de Vouvouni-Bambao qu’il avait crapulés pour de sombres histoires de visas, et les menottes de la Justice le jour où il avait eu la malencontreuse idée de mentir au nom d’un Procureur. C’était à la suite d’un grave conflit qui avait opposé les villages de Hantsindzi et de Chezani. Il y avait eu mort d’homme. Chabouhane, ayant senti l’odeur d’argent facile, s’invita dans ce qui ne le regardait pas, promit la complaisance du Procureur Soilihi Mahmoud Mansour, en disant qu’il l’avait sous la main car ils étaient copains depuis Mohéli, ce qui était faux. Les villageois payèrent mais ont perdu le procès. Emportés par la rage, ils demandèrent des comptes au Procureur, très étonné, qui demanda la saisie du truand. Une délégation mohélienne fut formée par Salim Djabir pour faire libérer l’escroc, en faisant perdre à la Justice une belle occasion de coffrer un homme qui a trop truandé les gens. Ce fut une terrible bêtise.

En 1997, les Comores étaient en lambeaux, depuis le déclenchement, le 17 février de l’année, de la grave crise séparatiste à Anjouan. Il fallait confier le Gouvernorat des deux îles rebelles, Anjouan et Mohéli, à des gens haïs. À Mohéli, ce fut Baguiri. Il dévoya l’examen du Baccalauréat. Quand il mangeait avec sa petite bande de rastaquouères, le bruit que faisaient les cuillères dans les assiettes était audible à 3 kilomètres à la ronde. Il n’hésita pas à se faire un ennemi mortel, l’Armée, le jour où il vola purement et simplement un sac contenant le salaire de tous les militaires basés à Mohéli.

Alors qu’il était Député, des délégations villageoises sont parties à l’Assemblée et l’ont attaché avec des cordes pour exiger de lui l’argent qu’il leur avait volé sans leur faire attribuer les visas Schengen qu’il avait promis. La scène se déroula plus d’une fois parce que Monsieur a d’irrésistibles besoins d’argent à cause de son addiction pour le loto et pour les casinos. Son virus le pousse aux pires excès.

Son pote, le fugitif international Hamada Madi Boléro, ne jure que par lui, et autant les gens normaux disent «selon tel auteur ou telle personne honorable», autant l’ancien collaborateur d’Abdallah Saïd Mchangama à l’Assemblée fédérale aux temps de la «gendrocratie» chère à Saïd Mohamed Djohar se tue à répéter «selon Baguiri». Pourtant, en 2010, quand le fugitif international Hamada Madi Boléro eut l’idée suicidaire de se présenter à l’élection présidentielle, lui qui a été maudit par le Tout-Mohéli au cours d’une «Hitma» spéciale à l’hôtel Relais de Singani de Fomboni, il avait fait le choix de son Baguiri comme colistier à Mohéli. Il se passa alors une chose qui fait encore rire le Tout-Mohéli. Le chéri Baguiri attendit jusqu’à la dernière seconde avant de devenir le colistier Bianrifi Tarmindhi. Pourtant, comme le Mal appelle le Mal, dans la perspective de l’élection présidentielle de 2016, le fugitif international Hamada Madi Boléro était l’un des fervents défenseurs de Baguiri pour devenir le colistier du «ventriote» Azali Assoumani, puisque le job ne pouvait convenir qu’à ce type. Pour cette bande, un colistier c’est forcément quelqu’un de douteux.

Le gars a été choisi. Son premier acte, alors qu’il assurait l’intérim de son chef, releva de la honte: il échangea des tickets de carburant contre de l’argent, au vu et au su du Tout-Moroni. L’affaire se solda par un énorme scandale. Son maître en a fait le Vice-président chargé du ministère des Transports, des Postes et Télécommunications, des Technologies, de l’Information et de la Communication (Ouf! Au secours!). Il est toujours en retard d’une heure en conseil des ministres. Il fait toujours attendre les diplomates étrangers en poste à Moroni. Son ministère prend eau de toutes parts.

     Pour preuve, maintenant c’est la cacophonie entre lui et la Direction générale de l’Avion civile, et ce, à propos des deux compagnies aériennes, une de la Réunion, l’autre de Mayotte, respectivement Air Austral et Ewa. Mais, comme le ridicule ne tue pas les plus pathétiques des ridicules, chaque jour, son administration pond une note pour se piétiner elle-même le lendemain au sujet des compagnies aériennes, mais aussi sur d’autres sujets. Résultats des courses: on est en présence d’un texte ministériel contradictoire chaque matin pour les vols réguliers. Le «gouvernement» se ridiculise et ridiculise le pays, croyant qu’il suffit après de suspendre un sous-fifre qu’il avait nommé sans tenir compte au préalable de ses compétences réelles et à qui il a demandé d’agir sans réfléchir, pour rétropédaler à la dernière seconde. On rigole beaucoup à Dzaoudzi, Gillot, Roissy et même Addis-Abeba puisque la compagnie Ethiopian Airlines, qui a déjà vécu ça, a assisté ce mercredi 28 décembre 2016 à l’étalage de l’incohérence à l’Aéroport de Hahaya, pour le vol de la compagnie mahoraise Ewa, un vol interdit et autorisé après avoir pris le risque de faire rater la correspondance aux passagers qui espéraient prendre la ligne directe Dzaoudzi-Roissy. Dès lors, on aurait aimé en savoir plus sur ce qu’en pensent l’ORTC et le journal Al-Watwan dit Al-WawaCelui qui démange ou gratte»), en charge de la promotion de l’image calamiteuse du régime politique en place.

Et il y a un autre fait qui ridiculise à mort Baguiri, le «gouvernement» auquel il appartient et le ministère qu’il est censé diriger, via l’entreprise phare placée sous sa tutelle. Est-ce vrai? C’est parfaitement vrai. Et la chose est venue le vendredi 23 décembre 2016 de la Banque centrale, sous forme d’une note par laquelle le Gouverneur de l’institution signale ce qui suit: «La Banque centrale des Comores informe la population, les institutions financières nationales et internationales que le service de monnaie électronique “Huri Money” mis en service par Comores Télécom n’est pas agréé par la Banque centrale des Comores. Comores Télécom est en infraction pénale vis-à-vis du cadre légal et réglementaire régissant les activités bancaires et financières nationales. Dans ce cadre, la Banque centrale des Comores a mis en demeure Comores Télécom de cesser cette activité et de solder toutes les opérations déjà engagées, au plus tard le 29 décembre 2016».

C’est une gifle monumentale, la pire des gifles. Et c’est Baguiri qui l’a reçue en premier en pleine joue droite. On attend que Bellou se mette à caqueter, grogner et crâner comme chaque fois que le régime politique de son maître est égratigné. Saïd Ahmed Saïd Ali, Mohamed Abdou Mbéchezi et Msa Ali Djamal, les triumvirs de la haine, peuvent oublier un instant la détestation qui les «unit» et sortir leurs injures rituelles. Au moins, ils savent insulter, et les Comoriens les félicitent pour ce peu.

Par ARM

Le copier-coller tue la blogosphère comorienne. Cela étant, il est demandé amicalement aux administrateurs des sites Internet et blogs de ne pas reproduire sur leurs médias l’intégralité des articles du site www.lemohelien.com – Il s’agit d’une propriété intellectuelle.

© www.lemohelien.com – Mercredi 28 décembre 2016.

Powered by Comores infos