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Tel Mando, Assoumani Azali va mourir en mangeant

Tel Mando, Assoumani Azali va mourir en mangeant

Il mange trop, ne fait que manger, ne pense qu’à manger

Par ARM

       En 1977, la fameuse chanson faisait fureur à Djoiezi: «Soua, Hé, Soua! Sa seule intelligence réside dans sa capacité à manger et à détruire le monde». En la matière, les Mohéliens ont tout vu. Les Mohéliens ont tout vu, et savent que trop manger tue. Ils parlent en connaissance de cause, les Mohéliens, eux qui ont forgé l’expression: «Ce qui a tué Mando, c’est trop manger» (traduction littérale). Surtout, n’allez pas croire que Mando est un personnage de fiction ou de légende. Mando a bel et bien existé. À Mohéli. Mando aimait manger. Il mangeait beaucoup. Quand Mando commençait à manger, il ne pouvait s’arrêter. Quand il finit le repas de 10 personnes normales, il rotait, et soupirait: «Ah! Vraiment, le cœur de l’être humain retourne vite à sa place. Voilà que ce modeste repas a fait revenir mon cœur à sa place». Tant qu’il y avait à manger, Mando mangeait. Un jour, il a tellement mangé que la nourriture l’a tué. Il avait trop mangé.

Djogo aussi mangeait beaucoup. Les Mohéliens en ont gardé un souvenir impérissable. Ils sont comme ça, les Mohéliens. Toujours à la recherche de ces petits détails que retient la mémoire collective. Sur le plan social, Mando et Djogo étaient de simples personnes. Mais, ils sont entrés dans l’Histoire de Mohéli par leur appétit d’ogre.

Un Mohélien ne dira jamais à un gourmand: «Tu manges trop»; il lui dira tout simplement: «Ce qui a tué Mando, c’est trop manger». Aujourd’hui, il est un homme qui est devenu le digne héritier de Djogo et Mando, et cet énergumène n’est pas mohélien, mais grand-comorien: le mort-vivant et «pouvoiriste» polygame fou Assoumani Azali Boinaheri dit Bakapihi, «Le Père qui ne prépare jamais à manger». Il avale tellement de nourriture qu’il a le ventre d’une femme qui a une grossesse de cinq mois. Il est devenu l’homme enceinte. Il a les deux défauts qui sont reprochés à la Soua de la chanson: d’une part, il mange trop, et d’autre part, il détruit le monde. Au fond, ce n’est pas une mauvaise chose: en effet, on n’a pas besoin de le tuer par les armes, mais de le faire mourir en le nourrissant.

Qui arrêtera le progrès?

Par ARM

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© www.lemohelien.com – Jeudi 19 septembre 2019.

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