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Telle Halima, Azali Assoumani retrouve ses vieilles mœurs

Telle Halima, Azali Assoumani retrouve ses vieilles mœurs

Ses voyages à l’étranger finissent toujours chez Western Union

Par ARM

     La scène, absolument authentique, a eu lieu dans ce pays africain lors de la vague des indépendances de la fin des années 1950 et du début des années 1960. Ce pays africain venait donc d’accéder à l’indépendance. Le premier conseil des ministres allait avoir lieu. On vit alors un ministre fraîchement nommé arriver en conseil des ministres avec une grosse valise. Tout le monde était intrigué et se posait des questions sur la raison d’être de la présence de la valise en conseil des ministres. La curiosité a fini par l’emporter, et on est allé poser la question au fameux ministre. Il répondit: «La valise? Ah! Ma valise! Elle est là pour que j’y mette le budget de mon ministère. Comme ça, quand mon ministère a besoin d’argent pour une dépense, je prends ma valise sous mon bureau, je l’ouvre, je prends l’argent et je finance la dépense. Comme ça, je n’ai pas à effectuer des démarches et des formalités futiles». Malheureusement, aux Comores, il est un homme qui croit que les finances publiques se gèrent ainsi, par des valises sous le bureau. Et cet homme n’est autre que l’usurpateur Azali Assoumani, qui a décidé de ne pas changer, et de ne changer que pour ne pas changer.

     En effet, pour changer, le «pouvoiriste» polygame Azali Assoumani a décidé de ne pas changer ses habitudes les plus abominables et les plus condamnables. Son manque de culture d’État le pousse aux pires excès. Déjà, quand il était chef de la junte militaire dans les années 1999-2006, il partait à l’étranger et dépensait des sommes astronomiques, se retrouvait sans le sou, et commençait à appeler Moroni pour qu’on lui fasse des mandats de dépannage ultrarapide par Western Union. La chose était tellement fréquente que quand il prenait l’avion, on préparait une valise pleine d’argent et on attendait son SOS.

     Et, il y a pire. Quand, en 2004, une conférence des amis des Comores a été organisée sous la houlette du fugitif international Hamada Madi Boléro, déjà champion de crimes abjects, tel pays arabe avait pris l’initiative de faire un don de 300.000 dollars aux Comores. Dans la délégation de ce pays, figurait un chef de service du ministère des Affaires étrangères que connaissait le «pouvoiriste» polygame Azali Assoumani par l’intermédiaire de son barje de cousin et de ministre des Affaires étrangères de l’époque: Sa Hautesse Mohamed Elamine Soeuf. Eh bien, chaque jour, laissant de côté son statut de «chef d’État» et la dignité qui y sied, le putschiste Azali Assoumani appelait ce chef de service et lui réclamait cet argent comme s’il s’agissait d’une dette! Le pauvre type!

     Alors, tout en étant un milliardaire, le «pouvoiriste» polygame Azali Assoumani est resté un pauvre type. Un misérabiliste. On a vu comment, dans les cérémonies mortuaires, quand on lui tend une enveloppe de 1.000 francs comoriens (2 euros) pour la lecture du Coran, il se jette dessus comme un affamé sur de la nourriture. Cette fois, il est arrivé en France à l’invitation de la République française. Il n’a pas su se montrer un homme, passer les deux jours de l’invitation et rentrer aux Comores. Mais, non! La France lui paya deux jours d’hôtel. Monsieur, Madame et leur suite de dizaines de larbins ont voulu se la couler douce pendant une semaine en France pendant que les Comores sont à feu et à sang. La Direction de l’hôtel rappela à l’ordre ce beau monde (une centaine de personnes), les jeta dehors, Kiki prit la fuite – on prétend qu’il aurait été vu en Éthiopie, mais où en sont les preuves? –, et finalement chacun se retrouva en train de payer le prix de sa chambre: les rats quittent le navire qui coule.

     Selon les services de Beït-Salam, chaque voyage de l’usurpateur de Moroni avec sa cour coûte 160 millions de francs comoriens. Ces voyages comprennent des dizaines de personnes à l’utilité douteuse. Le «pouvoiriste» polygame Azali Assoumani perçoit 1,5 million de francs comoriens (3.000 euros) chaque jour qu’il passe à l’étranger (15 jours par mois), et cette indemnité ne prend pas en compte les coûts des titres de voyage, les frais d’hôtel, etc. Les Comoriens sont contraints de vivre dans la misère uniquement pour permettre à la première épouse du dictateur et à son assistante d’aller faire un shopping fou à New York, Paris et ailleurs. Madame a le portemonnaie facile. Comme il s’agit de gaspiller des millions de francs qu’elle n’a pas gagnés à la sueur de son front et de ses méninges, elle dépense comme une forcenée. Chaque fois que les Comoriens sont confrontés à une injustice, ils s’en remettent à Dieu par cette formule empoisonnée: «Moungou Wa Haki», «Dieu est pour la justice et l’équité».

     Aujourd’hui, les Comoriens sont scandalisés quand ils constatent que leur pays est traîné dans la boue à l’étranger par la faute d’un homme méprisable, de sa Madame et de leur cour. Ils sont scandalisés quand ils voient tout cet argent qui est dilapidé pendant que leur pays est plongé dans le noir, dans la faim et dans la soif, avec une École publique plongée dans l’ignorance et l’obscurantisme, une Santé publique malade, une Justice profondément injuste, inique et transformée en instrument de vengeance personnelle et clanique, et un gouvernement vivant de sexe et de fric facile. La descente aux enfers est en cours pour le «pouvoiriste» polygame Azali Assoumani, surtout à un moment où aucun Comorien n’est en mesure de dire ce que son cirque est venu faire en France.

     Entretemps, la blogosphère comorienne s’enflamme, indignée, alors que la presse de révérence (journal gouvernemental Al-Watwan dit Al-Wawa, l’ORTC et Anziza Mchangama, la correspondante de Radio France Internationale à Moroni), celle acquise à la dictature, est restée silencieuse sur les turpitudes, vicissitudes et déboires du «pouvoiriste» polygame Azali Assoumani. Mais, personne n’est déçu parce qu’on attendait rien d’elle. Où est passée la liberté de presse et d’expression que ces donneurs de leçons brandissaient hypocritement aux temps d’Ikililou Dhoinine et de ses sinistres Mohéliens de Beït-Salam? L’argent sale du «pouvoiriste» Azali Assoumani ferme bien de grandes gueules.

Par ARM

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© www.lemohelien.com – Dimanche 9 octobre 2016.

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