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Tocha Djohar, nouveau Docteur d’État en Droit public

Tocha Djohar, nouveau Docteur d’État en Droit public

Ses spécialités: Droit constitutionnel et Droit international public

Par ARM

   Tocha Djohar, n°2 du Parti de l’Entente comorienne (PEC) et crypto-sambiste tellement emporté par la sambiolâtrie qu’il se dit prêt à mettre le feu aux Comores si la candidature de son maître Ahmed Sambi n’est pas validée, vient d’obtenir son Doctorat d’État en Droit public, avec des spécialités en Droit constitutionnel et en Droit international public. On peut donc dire sans risque de se tromper qu’une pluie de Doctorats d’État en Droit public s’abat sur les crypto-sambistes. Et cela ne date pas d’hier. Qu’on s’en rende compte. En août 2014, tel ancien détracteur d’Ahmed Sambi rentre à Paris après quelques semaines passées à Moroni et à Mutsamudu, dans la propre maison de son ancien ennemi Ahmed Sambi. Et là, dans la maison d’Ahmed Sambi, avec la foi du néophyte qui veut convaincre, il se livre à un cours magistral de Droit constitutionnel devant des crypto-sambistes ébahis, et ce, pour expliquer prétendument par «le Droit», que son nouveau maître à penser Ahmed Sambi pourrait présenter sa candidature à l’élection présidentielle de 2016 parce que rien ne s’y opposait. Cet homme explique que toute son argumentation était fondée sur le Droit constitutionnel comorien. Pourtant, cet homme n’a jamais vu la porte d’une Faculté de Droit, mais comme il sait ce qu’Ahmed Sambi et ses hommes veulent entendre, il a pondu sa petite histoire de Droit constitutionnel pour entrer dans les petits papiers d’Ahmed Sambi. Et, il y est parvenu. Cette histoire est tout à fait authentique et démontre la furie «juridique» qui s’empare des crypto-sambistes, qui s’autoproclament tous «juristes de Droit public», mais uniquement pour ânonner des âneries et des insanités!

   Aujourd’hui, c’est Tocha Djohar qui étale son Doctorat d’État en Droit public sur l’espace public. Quand il est interrogé sur le communiqué par lequel la Commission Paix et Sécurité de l’Union africaine tance vertement Ahmed Sambi sans le citer, en signalant qu’elle «exprime sa préoccupation face aux tentatives de certains acteurs politiques comoriens de remettre en cause le principe de la présidence tournante, tel que consacré par la Constitution comorienne. Le Conseil met en garde contre ces tentatives et contre toute autre action de nature à créer des tensions et à compromettre les avancées enregistrées dans le processus de réconciliation et de stabilisation des Comores», le Docteur d’État Tocha Djohar a son mot à dire. Et il le dit en ces termes: «Personnellement je suis étonné de cette position d’ingérence dans les affaires internes de l’Union des Comores. À ce que je sache, l’État comorien dispose d’une Constitution et des instances habilitées, à savoir, la CNI et la Cour constitutionnelle, pour statuer et dire qui peut être candidat et qui ne répond pas aux conditions de l’être. De ce fait, cela est ahurissant et scandaleux de voir cette Commission trancher à la place des institutions citées plus haut. Alors quel serait le rôle de la CNI et de la Cour Constitutionnelle si l’UA se substitue s’y substitue? Je trouve cette sortie maladroite et les conséquences ne seront pas moindres. Il aurait été judicieux de laisser la Commission électorale indépendante enregistrer les dépôts de candidatures pour les prochaines échéances, la Cour constitutionnelle statuer en dernier ressort les contentieux électoraux. Mais mettre la charrue avant les bœufs comme vient de faire l’UA, c’est créer avant l’heure un climat délétère en donnant carte blanche aux aventuriers de tous bords et aux extrémistes de s’imposer par la force. Enfin, ce genre de manœuvre porte atteinte à la souveraineté notre pays et est de nature à fragiliser la Cour constitutionnelle et les prochaines élections présidentielles».

   Quelles bêtises! Pourquoi les Comores sont-elles membres de l’Union africaine si elles ne veulent pas que cette organisation intervienne dans les affaires comoriennes en période de crise pour tenter de trouver des solutions, ou avant l’éclatement des crises pour les empêcher de surgir? Où le Docteur d’État Tocha Djohar a-t-il vu que quand une organisation régionale intervient dans les affaires des États membres, elle fait de l’ingérence? Le Docteur d’État Tocha Djohar a vraiment la mémoire courte. Sinon, il doit avoir à l’esprit que quand la crise séparatiste a éclaté à Anjouan le 18 février 1997, la première entité à avoir réagi a été l’OUA, la devancière de l’Union africaine, en déléguant sur place Pierre Yeré, et par la suite Francisco Madeira. Or, les autorités comoriennes n’ont jamais parlé d’ingérence. Et puis, comme le Docteur d’État Tocha Djohar ne respire que pour Ahmed Sambi, pourquoi fait-il tout pour oublier que le même Ahmed Sambi, quand il voulait régler ses comptes personnels avec son ennemi personnel Mohamed Bacar, n’avait pu faire réaliser le débarquement militaire d’Anjouan du 25 mars 2008 que grâce à des troupes de l’Union africaine? Alors, Docteur d’État Tocha Djohar, n’étiez-vous pas choqué de voir des soldats étrangers sur le territoire des Comores pour régler un problème comorien, à la demande de votre maître Ahmed Sambi? Hein? Le plus grave en matière d’ingérence, c’est le communiqué de l’Union africaine ou l’intervention d’Armées étrangères aux Comores pour régler un problème comorien? Et puis, cher Docteur d’État Tocha Djohar, vous semblez oublier que les Comores ont associé l’Union africaine à tout le processus de réconciliation nationale, même pour la conclusion de l’Accord-cadre de Fomboni de 2001, et même pour l’élaboration de la Constitution du 23 décembre 2001. Dans cette Constitution, il y a des suggestions faites par le Tanzanien Salim Ahmed Salim. Et puis, quand le Docteur d’État Tocha Djohar dit que «c’est créer avant l’heure un climat délétère en donnant carte blanche aux aventuriers de tous bords et aux extrémistes de s’imposer par la force», il pense à sa propre famille politique, celle des «aventuriers de tous bords» et des «extrémistes», qui veulent «s’imposer par la force». Quelle belle façon de parler de sa famille politique! Voilà qui est courageux.

   Donc, les Comoriens dans leur ensemble se réjouissent du Doctorat d’État obtenu par Tocha Djohar qui, on l’espère, continuera à éclairer les Comoriens de ses lumières juridiques de grand juriste. Merci beaucoup, cher Docteur d’État Tocha Djohar. Avec de telles lumières, Ahmed Sambi peut dormir sur ses deux oreilles. Ses «juristes» attitrés vont sauver sa fameuse candidature à l’élection présidentielle de 2016. On ne peut même pas savoir qui a de la chance d’avoir l’autre: le candidat ou le «juriste».

Par ARM

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© www.lemohelien.com – Mercredi 7 octobre 2015.

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