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Tohu-bohu au palais de Hamramba : La séance de questions orales au gouvernement boycottée

Tohu-bohu au palais de Hamramba : La séance de questions orales au gouvernement boycottée
La tension électrique qui règne, ces derniers jours à l’Assemblée nationale et défraie la chronique, n’a pas permis l’hémicycle de Hamramba d’accueillir, hier après-midi, les ministres convoqués à la traditionnelle séance de questions orales au gouvernement. La tradition démocratique et républicaine a tourné plutôt en combat de chiffonniers. 
Prévue à 16 h, comme d’habitude, le ministre d’État et Garde des Sceaux, FahmiSaid Ibrahim, et ses collègues de l’Intérieur et de la Santé, respectivement Mohamed Daoud et Moussa Mahoma, se sont présentés dans le hall du parlement. Sur place, ils ont constaté le climat délibéré qui régnait au siège des représentants de la Nation. A la pointe des pieds, les ministres de la Justice et de la Santé sont repartis, arguant ne pas entrer dans l’hémicycle au risque d’envenimer une crise qui est déjà montée d’un cran depuis la matinée. Seul, le ministre de l’Intérieur chargé des relations avec les institutions a tenu à assister à l’ouverture de la séance. Mais à peine ouverte, elle sera levée quinze minutes plus tard par le président de l’institution. Abdou Oussene se verra privé de micro et les listes de présence des élus arrachées des mains des secrétaires de séance. Juste le président a eu le temps d’ordonner la lecture de la liste de présence que les troubles ont commencé. C’est le camp des frondeurs, dirigé par, entre autres, le député Ali Mhadji (Crc), qui a «gazé» la situation. Les députés de l’alliance de circonstance regroupant d’élus de Juwa et Crc se sont emparés de la sonorisation et les listes et mis l’hémicycle en état d’agitation. 
A cet effet et conformément au pouvoir que lui confère le règlement intérieur encore en vigueur à l’Assemblée nationale, le président s’est référé à l’article 6 et a déclaré la séance levée. Et en se référant aussi à l’article 43 du même règlement de l’institution, il a rappelé à l’ordre les députés qui causent les troubles. 
A souligner que dans ce même article, il est prévu que la censure peut être prononcée contre tout député qui, courant une session, a encouru quatre fois le rappel à l’ordre. «La censure prononcée contre un député pour cause d’absence aux travaux en commissions entraîne la perte du tiers de son indemnité parlementaire pendant trois mois». 
Le règlement intérieur prévoit que «la censure avec exclusion temporaire au palais du peuple peut être prononcée contre tout député qui a subi deux fois la sanction de la censure, qui en séance publique a fait appel à la violence, qui s’est rendu coupable d’outrage envers l’Assemblée nationale ou son président, envers le président de la République ou les membres du gouvernement. Elle entraîne l’interdiction de réapparaitre dans l’Assemblée de l’Union pendant les trente jours qui suivent le jour où la censure a été prononcée ». 

 
Ali Abdou 
Source : Al-watwan N° 3064 du vendredi 02 décembre 2016

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