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«Tonton-m’a-dit», secrétaire général du Gouvernement

«Tonton-m’a-dit», secrétaire général du Gouvernement

Azali Assoumani consolide sa «Ripoux-blique» de famille

Par ARM

     Ce n’est même pas le sens de la famille. C’est autre chose de plus violent et plus vulgaire encore. Oui, en matière de népotisme, Azali Assoumani a décidé d’aller au-delà de tout ce que les piètres Présidents qui l’ont précédé et suivi à Beït-Salam ont fait. Et, dans l’affaire, il n’y a pas que la nomination de sa chère maîtresse et du mari de l’autre maîtresse, qu’il refuse de traiter en «épouse morganatique» non mariée. Maintenant, il y a le cher neveu Hamadi Idarousse (Photo). En effet, le vendredi 3 juin 2016, Azali Assoumani signait le décret 16-096/PR, dont l’article 1er se lit de la manière suivante: «Monsieur Hamadi Idarousse, matricule n°83283D, est nommé secrétaire général du gouvernement de l’Union des Comores en remplacement de Monsieur Saïd Mohamed Ali Saïd». Même au fin fond de l’univers, dans la plus lointaine des galaxies, et dans le voisinage du trou noir le plus effrayant, on ne voit personne qui pourrait pleurer le renvoi de l’arrogant et narcissique maquignon Saïd Mohamed Ali Saïd, de sinistre mémoire républicaine. Pour autant, la nomination de ce Hamadi Idarousse pose problème, et pour tout dire, crée une polémique dont s’est emparé le Tout-Moroni. En effet, à Moroni, Hamadi Idarousse n’est pas aimé, et est méchamment surnommé «Monsieur je sais tout». Pour le grand malheur des Comores, sous le premier mandat de son tonton, il était Directeur de l’Environnement, et n’hésitait pas à rappeler à tout le monde de qui il était le neveu. Car Azali Assoumani est son tonton, et il est donc le neveu du même Azali Assoumani. Une nouvelle affaire de famille, donc…

     Dans sa bouche, Hamadi Idarousse a deux phrases: «Azali Assoumani est mon oncle et je suis son neveu» et «Tonton m’a dit». Ce qui est en train de lui valoir le méchant sobriquet de «Tonton-m’a-dit». Il faut dire qu’Azali Assoumani, intellectuellement et professionnellement très faible, est incapable de se démarquer de ses petites histoires domestiques. Lors de sa première catastrophique présidence, dès 2005, il avait multiplié les signaux négatifs signifiant qu’il ne voulait pas quitter le pouvoir au terme de son mandat en 2006. Il lui avait alors été indiqué à l’étranger que s’il voulait rester vivant, il devait organiser l’élection présidentielle et s’en aller dans le calme. Alors, imaginez ce qu’il avait demandé en contrepartie pour quitter le pouvoir après l’élection présidentielle de 2006. Un poste au siège de l’Union africaine, à Addis-Abeba. Quand on lui demanda ce qu’il comptait y faire, lui qui n’est pas connu pour s’exprimer correctement en français et qui ne connaît rien en administration et en diplomatie, il avait dit sans la moindre gêne: «Ma copine qui me fait perdre la tête en ce moment travaille à Addis-Abeba. Si j’y obtiens une nomination, je serais à côté d’elle, et ça sera une bonne chose pour elle et pour moi-même. Comprenez, ces affaires de cœur sont toujours très compliquées». Au point de prendre un Zodiac en pleine tempête et en pleine nuit pour aller dorloter la copine de Mohéli, qui attend, elle aussi, d’être nommée sous-ministre.

Par ARM

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© www.lemohelien.com – Dimanche 5 juin 2016.

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