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Un couple franco-comorien bloqué à Moroni pour «falsification de tests Pcr»

Une plainte a été déposée au parquet par l’Institut national de recherche en agriculture et en environnement (Inrape). Mais la femme qui serait impliquée dans cette opération frauduleuse présumée, bataille, avec l’aide de son mari, pour échapper à l’enquête ouverte depuis hier.

 
Une femme, M M, résidant en France est bloquée à Moroni après des accusations de falsification présumée de tests Pcr, a indiqué hier le directeur général de l’Inrape, docteur Saïd Hamza. «C’est un faux test Pcr, on voit bien ma signature, elle a utilisé une référence et un code appartenant à une autre personne, c’est un scan», a-t-il confirmé.

Madame M. M avait réussi à masquer son forfait et à contourner la chaîne de contrôle à l’aéroport. Mercredi 30 décembre, elle avait même monté à bord de la compagnie Kenya Airways. Mais, selon le patron de l’Inrape, elle a été vite extraite de l’avion après que les agents aient découvert que la référence et le code de l’attestation appartenaient à une autre personne. L’Inrape va alors ouvrir une enquête et découvre que «l’attestation est bel et bien fausse».

Lundi 4 janvier, la femme s’apprêtait à voyager avant d’être arrêtée à l’aéroport. Son mari décida alors de la suivre. Selon le patron de l’Inrape, une plainte a été déposée. Mais la femme impliquée dans cette opération frauduleuse présumée, bataille, avec l’aide de son mari, pour échapper à l’enquête ouverte depuis hier. «Nous avons confié l’affaire à la justice, c’est à la justice de donner suite», a souligné docteur Saïd Hamza.

L’Inrape cherche à identifier les personnes qui aident certains comoriens à se faire délivrer ces faux tests et craint que l’affaire soit bloquée quelque part. «C’est une fraude, elle doit être sanctionnée, j’espère que la justice fera son travail», espère le directeur de l’Inrape. Il y a un mois, deux faux tests Pcr avaient été identifiés. Deux chauffeurs du Programme national de lutte contre le paludisme (Pnlp) avaient été reconnus coupables. Ils avaient écopé de 45 jours d’emprisonnement.

Al-watwan

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