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Un gouvernement de pilleurs de tombes et de croquemorts

Un gouvernement de pilleurs de tombes et de croquemorts

S’en ajoutent les voleurs de veuves, d’orphelines et de mosquées

Par ARM

      C’est fait donc fait. Notez bien le «donc», alors que rien n’avait été dit auparavant pour le justifier. En effet, ce lundi 17 juillet 2017, le plus grand guitariste comorien de tous les temps, Azali Assoumani, en l’occurrence, a nommé le deuxième «gouvernement» de sa deuxième kleptocratie. Du coup, les Comoriens sont littéralement déchaînés en sarcasmes. Mais, pourquoi? Pour comprendre l’origine de ces lazzis, il faut prendre connaissance de la composition de cette chose appelée «gouvernement», par simple commodité de langage et par pudeur sémantique.

Djaffar Ahmed Saïd Hassani: Vice-président chargé du ministère de l’Économie, de l’Énergie, de l’Industrie, de l’Artisanat, du Tourisme, des Investissements, du Secteur Privé et des Affaires Foncières.

Moustadroine Abdou: Vice-président chargé du ministère de l’Agriculture, de la Pêche, de l’Environnement, de l’Aménagement du Territoire et de l’Urbanisme.

Abdallah Saïd Sarouma: Vice-président chargé du ministère des Transports, des Postes et Télécommunications, des Technologies de l’Information et de la Communication (TIC).

Saïd Ali Saïd Chayhane: Ministre des Finances et du Budget.

Mohamed El Amine Souef: Ministre des Affaires étrangères, de la Coopération internationale et de la Francophonie, chargé des Comoriens de l’étranger.

Mohamed Daoudou: Ministre de l’Intérieur, de l’Information, de la Décentralisation, chargé des Relations avec les Institutions, Porte-parole du gouvernement.

Salime Mohamed Abderemane: Ministre de l’Éducation nationale, de l’Enseignement et de la Recherche.

Moussa Mahoma: Garde des Sceaux, ministre de la Justice, des Affaires islamiques, des Administrations publiques et des Droits humains.

Docteur Fatma Rashid Mohamed Mbaraka: Ministre de la Santé, de la Solidarité, de la Protection sociale et de la Promotion du Genre.

Salim Mahamoud: Ministre de la Jeunesse, des Sports, de l’Emploi, de l’Insertion professionnelle, des Arts et de la Culture.

Wahadi Madi: Secrétaire d’État chargé du Tourisme et de l’Artisanat auprès du Vice-président chargé du ministère de l’Économie, de l’Énergie, de l’Industrie, de l’Artisanat, du Tourisme, des Investissements, du Secteur privé et des Affaires foncières.

Soulaimana Kaambi: Secrétaire d’État chargé des Transports auprès du Vice-président chargé du ministère des Transports, des Poste et Télécommunications, des Technologies de l’Information et de la Communication (TIC).

Mmadi Kapachia: Secrétaire d’État chargé de l’Aménagement du Territoire et de l’Urbanisme auprès du Vice-président chargé du ministère de l’Agriculture, de la Pêche, de l’Environnement, de l’Aménagement du Territoire et de l’Urbanisme.

Docteur Hamidou Karihila: Secrétaire d’État chargé de la Coopération avec le Monde arabe, auprès du ministre des Affaires étrangères, de la Coopération internationale et de la Francophonie, chargé des Comoriens de l’étranger.

De prime abord, on constate que Fahmi Saïd Ibrahim et Mohamed Bacar Dossar n’ont pas été reconduits à leurs fonctions, eux qui représentaient Ahmed Sambi dans l’ancien «gouvernement». Ils auront tout de même le soulagement de constater qu’ils ont été remplacés par des comiques qui ne leur arrivent pas à la cheville. Moussa Mahoma, même si on dit qu’il est de Mohéli, vous savez… N’en disons pas plus, vous avez compris. Et, il y a Mohamed Elamine Soeuf, l’homme haineux, teigneux, frustré et complexé, qui avait détruit la pathétique diplomatie comorienne lors de la première kleptocratie de son cousin, le «concubinocrate» Azali Assoumani. Car les deux individus sont cousins jusqu’aux yeux. Le cousin est nommé au «ministère de la Diplomatie», sans la moindre compétence, alors que son frère gruge déjà la Douane, dont il est le Directeur général, et la petite frangine l’Office du Tourisme. Ollé! Juste au moment où le maître de Bête-Salam a obligeamment demandé à Saïd Larifou d’entrer dans les villes, villages et hameaux pour se répandre en salamalecs sur «l’émergence émergente du pays émergent» et sur la suppression de la présidence tournante au prétexte qu’elle favorise l’insularité et le séparatisme, il nomme un «gouvernement» familial, qui comprend son beau-frère Djaanfar Ahmed Saïd Hassani (Ouf!) et son gigolo et baby-sitter Saïd Ali Saïd Chayhane. Gloire à Dieu.

Le renvoi des 2 ministres proches d’Ahmed Sambi signifie que la rupture est désormais consommée entre les «alliés circonstanciels de temps» que sont Ahmed Sambi et le guitariste Azali Assoumani. Ce dernier renie son engagement à l’égard de son «allié circonstanciel de temps», en déchirant leur accord du 1er avril 2016.

      Mais, dans cette affaire scabreuse, il y a les chantres de «l’émergence émergente du pays émergent» et de la propagande haineuse et raciste sur la suppression de la présidence tournante, uniquement pour embêter les Mohéliens et les Anjouanais: Saïd Larifou, Houmed Msaïdié Mdahoma et Abdou Souefou. Saïd Larifou est littéralement tué sur les réseaux sociaux, et cela lui arrivera chaque fois qu’il refusera d’écouter ses vrais amis et se lancera dans de périlleuses aventures politiques sans lendemain. Ces gens-là sont complètement anéantis, et ça sera encore plus humiliant pour eux si on leur offre des strapontins. Ils ont manqué d’intelligence et de clairvoyance. Le seul message qu’ils envoient aux Comoriens est: «Nous n’avons ni scrupules, ni principes, ni dignité». Ils ont été très imprudents et gourmands. Mes amis, ce n’est pas grave de vivre dans la pauvreté, mais c’est gravissime de perdre sa dignité et sa personnalité.

Ha! Et comment oublier mes très chers amis Saïd-Ahmed Saïd-Abdillah, Hamada Abdallah et Achirafi Saïd Hachim qui, avec la complicité de leur lascar Hassan Harouna, avaient écrit une lettre de mendicité au potentat de Bête-Salam, prétendument pour soutenir sa foutaise appelée «émergence», alors que c’était pour mendier les postes? Aucun d’eux n’a eu ne serait-ce qu’un cure-dents ou un papier-cul. De Valence, France, où il suit toute cette comédie avec gourmandise et tristesse, Saïd-Ahmed Saïd-Abdillah pleure. Je refuse de le prendre au téléphone parce que ses pleurs et pleurnicheries me fendent le cœur. Pourtant, je l’avais averti. Je l’avais mis en garde. Mais, il est têtu. Je ne le prendrai au téléphone que quand il aura cessé ses pleurs et pleurnicheries larmoyantes. Quand ses amis de Magoudjou, Moroni, lui avaient demandé d’appeler au plus vite Maoulana Charif et Idaroussi Hamadi dit «Tonton-m’a-dit», le petit épicier aigri de Mitsoudjé, il avait crâné en ces termes: «Je discute avec Dieu, et jamais avec ses prophètes». Vantard, va…

Une chose est certaine. C’est un gouvernement de deuil et d’enterrement. Ses membres sont des pilleurs de tombes et volent même les veuves et les orphelines dans les mosquées. Vous imaginez les dégâts que cela va faire sur le dossier des passeports comoriens vendus à l’étranger, avec un Kiki resté au ministère de l’Intérieur et un Mohamed Elamine Soeuf aux Affaires étrangères? Personne ne nous empêchera de rire encore dans le cas de Mohamed Elamine Soeuf qui, en 2005, avait dit à son cousin, le soliste Azali Assoumani, que le Roi Mohammed VI du Maroc allait le recevoir à Rabat. Le putschiste fit partir une délégation au Royaume du Maroc pour la préparation du voyage et celle-ci apprit sur place que le Maroc n’avait jamais parlé de cela avec un dénommé Mohamed Elamine Soeuf, l’homme qui avait monté un énorme trafic mafieux en Libye, vendait les passeports comoriens à l’étranger, traduisait lui-même ses discours débiles à l’ONU et avait commis des dégâts en Égypte quand il y était Ambassadeur. Bonjour, les dégâts.

Il faudra juste demander aux Comoriens d’arrêter de dire sur les réseaux antisociaux et sociaux que le bon Saïd Larifou se trouve entre les mains d’un cardiologue depuis qu’il a appris qu’il n’avait pas été nommé ministre. Allons bon! Soyons bonnes filles et arrêtons d’être chiens.

Par ARM

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© www.lemohelien.com – Mardi 18 juillet 2017.

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