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Un pays pauvre avec des dirigeants qui s’enrichissent !

Le 4eme rapport national 2013 portant sur les objectifs du millénaire pour le Développement (OMD) avait relève que la pauvreté et la faim ont augmenté aux Comores. En effet, la proportion de la population vivant en dessous du seuil de pauvreté est passée de 54,7% à 44,8% entre 1995 et 2004 et s’établissait à 45,6% en 2012. La pauvreté concerne plus de 70% de la population, notamment les jeunes et les femmes en milieu rural.
L’incidence de la pauvreté pour l’ensemble des ménages du pays concerne 36,9 % de ménages pauvres. Cette incidence de la pauvreté varie cependant en fonction de l’île, du milieu de résidence et des activités économiques des chefs de ménages. Ainsi, l’incidence de la pauvreté apparaît plus élevée à Anjouan et Mohéli que sur la Grande Comore.
Le dernier classement PIB des pays les plus pauvres du monde du mois d’octobre dernier de Forbes place les Comores en 21e position avec un PIB de 736,8 US $ par habitant en 2015.
Photo ©Comores-Horizon
La population comorienne croule ainsi sous la pauvreté alors que ses dirigeants vivent dans l’opulence. Le Président Comorien ferait partie des dirigeants africains les mieux rémunérés. L’ancien Ministre Said Hassane Said Hachim a décrit cette situation en ces termes dans le journal « La Tribune des Comores », N°75 du 15 septembre au 10 octobre 2015 : « au-delà des détournements des fonds publics et de l’enrichissement illicite, il y a aussi les salaires des dirigeants qui sont mirobolants : il parait, par exemple, que le salaire du chef de l’Etat serait de 12 millions Fc. Ce qui serait trop car cette somme correspond aux salaires de 120 hauts fonctionnaires rémunérés à 100 000 fois par mois.
Ensuite le président de l’Union des Comores percevrait, dit –on, 400 millions Fc de fonds spéciaux par an sans compter les indemnités de réception et autres avantages. Cerises sur le gâteau, nos gouvernants se sont arrangés pour faire en sorte que lors qu’ils ne seront plus en fonction, ils aient droit à un logement plus une voiture avec chauffeur, un garde du corps, un quota de téléphone, eau et électricité gratuites ainsi que le carburant. Avec tous ces privilèges, l’ancien président touche 30% de son salaire initial par mois. Un arrangement qui n’est autre que du pillage de bien public et je dis à haute voix que le moment est venu d’arrêter ce gaspillage des maigres ressources de l’Etat ».Un pays pauvre comme le nôtre ne peut pas se permettre des tels privilèges qui appauvrissent la population.

Par ComoresDroit

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