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Une affaire commerciale qui finit à la maison d’arrêt de Moroni

Incarcéré pour « abus de confiance » et privé de son passeport, Abdool Roumun, homme d’affaires américain d’origine mauricienne cherche toujours les raisons qui l’ont amené à passer 41 jours à la maison d’arrêt de Moroni pour une affaire purement commerciale.
L’histoire d’Abdool Roumun ressemble à un polar digne des plus grands réalisateurs. Cet homme d’affaires américain, venu investir dans le pays, s’est retrouvé brusquement dans les geôles de la maison d’arrêt de Moroni.
L’affaire remonte en 2012 quand Abdool Roumun alias Siddick rencontre un franc succès sur ses premières opérations de commande de cargaisons de ciment. Une opération de 13000t effectuée avec la société nationale de postes et des services financiers (SNPSF) et qui s’est avérée être un véritable succès.
A la suite de cette affaire, M. Roumun dit avoir été approché par un ancien directeur général de la BFC, qui n’ignorait rien de sa success story avec la SNPSF.
L’affaire n’ayant pas été à la hauteur des espérances de ses commanditaires, le nouveau directeur de la banque exigera le remboursement en liquide de la totalité de la somme, une centaine de millions de nos francs, versée par la banque à l’homme d’affaires.
Ce qui a choqué l’américain n’est pas tant le fait que la banque lui ait réclamé cette somme auprès de son créancier, mais plutôt les menaces du patron de la banque de le jeter en prison… et qui se sont finalement avérées vraies.
« Ce qui me contrarie est le fait qu’une affaire purement commerciale ait fini dans une maison d’arrêt pour quelqu’un qui a connu un succès commercial et qui n’est pas un truand », a-t-il déploré.
Autre fait qu’il a tenu à dénoncer est la confiscation, semble-t-il, de son passeport par deux policiers de la police judiciaire. Ces deux agents se seraient présentés à son hôtel au lendemain de sa déconfiture et lui aurait réclamé de l’argent.
Abdool Roumun regrette que la plainte qu’il a déposée au parquet contre les deux policiers pour la récupération n’ait toujours pas abouti mais face à ces péripéties, il dit vouloir continuer ses projets : « Vous avez un très beau pays. Je continuerai à travailler. Mais ce que je veux, c’est qu’on nous rende la vie plus facile », a-t-il
conclu.
Maoulida Mbaé

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