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Une comorienne battue à mort par son employeur à Dubaï

Selon Abdoulanziz Mdziani, les premiers éléments dont dispose le ministère des Relations extérieures indiquent que le corps serait couvert de blessures. «L’autopsie est déjà effectuée ; nous attendons les résultats ce lundi», ajouta-t-il.

Une fille de 21 ans, originaire de Nkurani ya Sima, au sud-ouest de Ngazidja, a été battue à mort par son employeur à Dubaï. C’est l’ambassade des Comores aux Emirats arabes unis qui en a informé le ministère des Relations extérieures. ‘‘Nous avons demandé à notre représentation diplomatique de ne pas rapatrier le corps avant d’avoir effectué une autopsie pour connaitre les causes exactes du décès’’, a déclaré hier à Al-watwan Abdoulanziz Mdziani, conseiller technique du ministère.
C’est le 11 janvier 2015 que Hadidja Abdou Kassim est partie à Dubai. Elle a aussitôt été employée chez une famille iranienne. Selon le ministre de l’Emploi, la jeune femme n’a pas été enregistrée par les services compétents de son département. «Elle n’a pas eu d’autorisation de notre part ; le ministère de l’Emploi n’a donc aucun dossier, ni aucune information sur elle», a précisé Idarousse Allaoui.
Selon Abdoulanziz Mdziani, les premiers éléments dont dispose le Mirex indiquent que le corps serait couvert de blessures. «L’autopsie est déjà effectuée ; nous attendons les résultats lundi», ajouta-t-il.
Pour le directeur de cabinet du ministère, des doutes subsistent quant au caractère naturel de la mort de Hadidja Abdou Kassim. ‘‘C’est pourquoi nous étions en droit de demander une autopsie. La famille qui l’employait est déjà aux arrêts’’ , a fait savoir Chakira Abakir.
Joint hier au téléphone par Al-watwan, le frère de la défunte, Youssouf Kassim, très ému, a déclaré que sa famille avait appris la triste nouvelle par des Comoriens vivant à Dubai. ‘‘Ils l’ont appelée, mais elle ne répondait pas. Nous aussi, nous avons essayé de la joindre, sans succès. Nous avons alors appelé son employeur, qui n’avait rien voulu nous dire. Quand nous avons appelé une seconde fois, son téléphone était éteint», raconte-t-il, les larmes dans la voix. Et de poursuivre : « C’est ainsi que nous avons appelé le consul, qui n’était au courant de rien. C’est le conseiller du consul qui a fait des recherches et nous a ensuite tenu informés de la mauvaise nouvelle».
Abouhariat Said Abdallah

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