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Une fois de plus, les crypto-sambistes se dévoient…

Une fois de plus, les crypto-sambistes se dévoient en public

Saisir la Cour constitutionnelle ne vaut pas révision constitutionnelle

Par ARM

  Les pauvres chéris! Ils viennent de publier un communiqué pour se glorifier pour avoir saisi bien inutilement la Cour constitutionnelle parce que, en public, leur chef Ahmed Sambi leur a demandé de le faire afin que la présidence tournante puisse être abolie pour que l’ancien satrape, transformé en vieille rombière, puisse être Président à mort, ad vitam æternam et jusqu’à ce que mort s’ensuive. Jamais, aux Comores, on n’avait assisté à un tel asservissement des représentants du peuple. Jamais aux Comores, on n’avait assisté à un tel dévoiement d’élus pour la cause tout à fait personnelle d’un seul individu. Mais, une fois de plus, on voit une bande de personnes faire taire en elle toute forme de fierté personnelle pour se ridiculiser en public par des manœuvres malheureuses et maladroites de tentative de dévergondage de la Constitution. Dans ce communiqué sans utilité, signé par le seul et unique Député du Parti de l’Entente comorienne (PEC) et par un Député du Parti Bidoche d’Ahmed Sambi – alors que l’Assemblée de l’Union des Comores en compte 33!–, on lit les aberrations suivantes: «Le 11 novembre 2015, onze députés PEC et JUWA ont déposé une proposition de loi Constitutionnelle portant révision de l’article 13 de la Constitution conformément à l’article 42 de la Constitution. Cet article 42 est clair: “L’initiative de la révision de la Constitution appartient concurremment au Président de l’Union et à au moins un tiers des membres de l’Assemblée de l’Unionˮ. Peut-on être aussi clair? L’initiative de révision de la Constitution est une compétence partagée entre le Président de l’Union et l’Assemblée de l’Union. Onze députés soit le tiers des députés de l’Assemblée de l’Union qui en compte 33 peuvent prendre cette initiative contrairement à ce qui a été soutenu par le Porte parole du Gouvernement selon Al Watwan qui parle de douze députés. C’est constitutionnel et ça ne souffre d’aucune ambiguïté. Pour une fois que la Constitution est clair [sic], le Gouvernement trouve le moyen d’émettre des doutes. En effet, on apprend dans Al Watwan du jeudi 19 novembre 2015, que lors du compte rendu du conseil des Ministres du mercredi 18 novembre, le porte parole de Gouvernement affirme qu’“il appartiendra à la CC de trancher sur la légalité de la démarcheˮ». Il aurait fallu que ces gens-là écrivent «porte-parole» et non «porte parole», «loi constitutionnelle» et non «loi Constitutionnelle», «compterendu» et non «compte rendu». D’ailleurs, les Comoriens sont en droit de se demander pourquoi des individus qui se prennent pour les meilleurs des Comoriens les plus «purs» ne savent pas qu’on écrit «la Constitution est claire» puisqu’il est de notoriété publique que «Constitution» est un nom féminin, et non «la Constitution est clair». Messieurs, respectez le féminin et le masculin.

  Ces gens haineux du PEC et du Parti Bidoche sont tellement aveuglés par la détestation et le complexe d’infériorité qu’ils commettent l’erreur de donner tort à Houmed Msaïdié, ministre de l’Intérieur et au porte-parole du gouvernement, quand il dit qu’il appartiendra à la Cour constitutionnelle d’apprécier juridiquement la démarche alambiquée des deux partis politiques gangrenés par la haine et la mauvaise foi. Le ministre de l’Intérieur a entièrement le droit de dire ce qu’il a dit. D’ailleurs, n’importe quel Comorien peut le dire puisqu’il s’agit de la pure réalité. C’est la vérité. Naturellement, personne n’empêchera les Comoriens de se poser la question de connaître les raisons qui poussent les crypto-sambistes à se dévoyer dans des tripatouillages de la Constitution chaque fois qu’il y a des élections en vue. Et, pour qui se prennent les crypto-sambistes et pour qui prennent-ils les Comoriens pour croire qu’ils peuvent sortir du néant pour imposer l’abolition de la Constitution et le remplacement des dispositions qui ne leur plaisent pas par celles qui leur plaisent? Ces gens-là sont dans le folklore, qu’ils confondent avec le Droit. Et puis, où ces gens-là ont-ils vu qu’il suffit de demander une révision de la Constitution pour que cette dernière soit effective? La saisine de la Cour constitutionnelle ne vaut pas ipso facto révision de la Constitution. La Constitution ne peut pas être modifiée parce que des individus le veulent; quand la Cour constitutionnelle aura statué sur le sujet, il faudra qu’une nouvelle écriture de l’article 13 de la Constitution soit proposée, et comme les crypto-sambistes sont une minorité à l’Assemblée de l’Union des Comores, il faudra qu’ils disent aux Comoriens avec qui ils vont procéder à la réécriture de cet article qui sonne le glas des ambitions politiques folkloriques de leur maître Ahmed Sambi. Qu’ils le disent donc aux Comoriens. Et après, il y a le référendum. Le référendum!

  La suite du communiqué du PEC et du Parti Bidoche fait rire. Lisons-la pour mieux rire sans méchanceté: «Voila donc le Gouvernement qui veut instrumentaliser, encore une fois, la Cour Constitutionnelle, pour faire barrage à la volonté clairement et légalement exprimée des représentants de la nation. En effet, en quoi la Cour Constitutionnelle doit-elle donner un avis sur la légalité d’une démarche clairement définie par la Constitution? La volonté du Gouvernement de ne pas répondre à une initiative qui s’inscrit clairement dans la Constitution montre encore le peu de cas qu’il fait du respect des textes en vigueur. Pour rappel l’article 3 de la Constitution stipule: “la souveraineté appartient au peuple qui l’exerce, dans chaque île et dans l’ensemble de l’Union, par ses représentants élus ou par la voie du référendum. Aucun groupement ni aucun individu ne peut s’en s’attribuer l’exerciceˮ. Ainsi la démarche des députés s’inscrit dans la légalité constitutionnelle notamment dans la combinaison des articles 3 et 42 de la Constitution. Les députés signataires demandent solennellement au Chef de l’Etat de se conformer à la Constitution en convoquant le congrès conformément aux textes sus visés».

  Les pauvres types! Quand le signe deux points (:) est suivi de guillemets, le premier mot qui vient après les guillemets prend la majuscule: «[…]. L’article 3 de la Constitution stipule: “La souveraineté…ˮ» et non «l’article 3 de la Constitution stipule: “la souveraineté». Il ne fallait pas écrire «Voila» (verbe voiler), mais «Voilà». Il ne fallait pas écrire «les représentants du peuple», mais «des représentants du peuple», puisque les Députés crypto-sambistes sont une petite minorité qui ne pourrait engager toute l’Assemblée de l’Union des Comores, la représentation nationale. Attention, Messieurs: on ne dit jamais «l’article stipule», mais «l’article dispose». Alors, vous vous prenez pour des juristes et vous ignorez des notions juridiques aussi élémentaires, des notions de première année de Droit? Ça ne fait pas sérieux! Et puis, quand on commence sa phrase par «ainsi» ou «aussi», il faut inverser le sujet, et donc, au lieu de «Ainsi la démarche des députés s’inscrit», vous auriez dû écrire «Ainsi la démarche des députés s’inscrit-elle». Apparemment, vous ne le saviez pas, mais on constate qu’il y a beaucoup de choses que vous ne savez pas, alors que vous êtes des Députés, alors que vous réclamez le titre de «représentants de la nation». Vous voulez «représenter» le peuple comorien avec de fautes de français aussi horribles et aussi inacceptables? Ce n’est pas digne.

  Comoriens, Comoriennes, se trouve-t-il quelqu’un parmi vous pour demander à ces individus ce que vient faire l’article 3 de la Constitution dans les micmacs mafieux de la galaxie crypto-sambiste? Les crypto-sambistes ne le savent pas; pourtant, l’article 3 de la Constitution est une négation totale et définitive de leurs ambitions crapuleuses, puisqu’il est bien indiqué à cet article 3 de la Constitution que, s’agissant de la souveraineté nationale, «aucun groupement ni aucun individu ne peut s’en s’attribuer l’exercice», alors que la bande des crypto-sambistes croit pouvoir incarner la souveraineté du peuple comorien, au point de croire avoir le droit de casser toutes les lois de la République selon leur bon vouloir et pour faire plaisir à Ahmed Sambi. En d’autres termes, les crypto-sambistes ont voulu montrer qu’ils savaient invoquer des articles de la Constitution, mais ont commis la grossière erreur de déterrer un article qui est entièrement contre leurs intérêts mafieux.

  On est également plié de rire quand on lit dans le communiqué des crypto-sambistes la bêtise selon laquelle «Les députés signataires demandent solennellement au Chef de l’Etat de se conformer à la Constitution en convoquant le congrès conformément aux textes sus visés». Qu’ils écrivent déjà «susvisés» au lieu de «sus visés»! Et depuis quand un chef d’État est-il obligé de se plier aux injonctions crapuleuses d’une minorité? Ahmed Sambi avait montré aux membres de la Cour constitutionnelle une grosse valise de 150 millions de francs comoriens (300.000 euros) quand ces derniers devaient statuer sur la validité de sa candidature à l’élection présidentielle de 2016. Son idée de faire réunir le Congrès est porteuse d’un dessein très simple: remplir de l’argent du sang et des larmes les poches de chaque Député pour faire passer une révision constitutionnelle dont ne veulent pas les Comoriens, même ceux qui ont des réserves envers la présidence tournante, tant qu’ils savent qu’Ahmed Sambi est en train de prendre l’État et la République des Comores pour une propriété personnelle. Pour continuer à ricaner et à dauber, les Comoriens sont dans l’attente de la prochaine bêtise qui naîtra du cerveau et sous la plume des crypto-sambistes. Bon courage, Messieurs, et merci d’amuser le tapis.

Par ARM

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© www.lemohelien.com – Samedi 21 novembre 2015.

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